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Présentation du projet :

Alors "Grolles aux pieds, sac sur le dos et en avant compagnons..."

mardi 31 juillet 2012

Randonnées de juillet 2012

Petit récapitulatif des randonnées marquantes de juillet sur les 130 km parcourus ce mois.
La météo s'améliore. 16 sorties ce mois-ci avec un mini break tout de même lors du week-end du 12-22 juillet.

45 - Loiret :
          - Le PR de Jeanne d'Arc à contre sens (10.5km 02h15)
          - Semoy et son circuit forestier (11.4km 02h50)
          - Boigny et la charbonnière (16km 03h45)
          -  Le sentier pédagogique des moulins (7.7km 02h00)

91 - Essonne :
          - La ville perchée de Leuville (9km 02h00)
          - L'Orge et la Boëlle (12km 02h45)

dimanche 29 juillet 2012

45 Olivet, le sentier pédagogique des moulins 7km

Départ pour une nouvelle randonnée dominicale après la petite coupure du week-end dernier. Cette fois c'est en famille puisque j'ai une de mes soeurs de passage dans le Loiret. Cette sortie est doublée de mon autre activité favorite le géocaching. Attention certains passages se font sur des sentiers dont l’accès est ouvert au public se fait de 07h30 à 22 d'avril à septembre mais une fermeture à 18h30 d'octobre à mars.

Il s'agit de découvrir ce sentier le long duquel on doit remettre 9 photos de moulins dans un certain sens pour découvrir la cache finale. Pour jeter un oeil sur la cache il vous faut suivre ce lien "Les moulins d'Olivet".

Nous arrivons sur le parking peu avant 09h00 le ciel est bleu et presque personne, mais cela ne saurait tarder car je sais que la fréquentation du lieu va rapidement augmenter. On prends un peu connaissance du site et notamment le panneau d'information sur lequel on découvre que le Loiret d'une longueur de 13km provient des eaux d'infiltrations de la Loire. Il semble qu'une vingtaine de moulins aient exploités cette rivière. Un second panneau informe lui de la présence de deux circuits de randonnées depuis le site (à suivre...). On démarre donc cette randonnée le long du Loiret avec un petit air frais sous les arbres.

Très rapidement on tombe nez à nez avec de belles demeures et la superbe gare aux bateaux de la Quetonnière. L'itinéraire est entièrement ombragé et laisse présager une belle randonnée même par des températures élevées. Au fur et à mesure nous découvrons les moulins qui se succèdent tous dans des styles différents mais aussi dans des "entretiens" tout aussi différents. Quelques roues sont encore présentent mais très peu sont en état de tourner. Tous les moulins sont habités et le décors de certains mérite bien quelques petites pauses photographiques.

Nous avons déjà parcourus la moitié du parcours et déjà les promeneurs et sportifs sont plus nombreux. De notre coté les énigmes sont résolues et les coordonnées de la cache sont validées. Le retour se fait par une partie nettement moins large, et il faut parfois jongler avec certains urticants pour rester indemne. Le passage sous le pont autoroutier nous laissera une forte impression de tumulte incessant. Si sur l'autre rive le bruit sur passage des véhicules sur les séparations du pont se faisaient remarquer, de ce coté on trouve cela vraiment violent au point en être désolé pour les habitants.

On retrouve le parking après les 7,7km de notre parcours qui sera tout de même ponctué de quelques erreurs topographiques. La cache ne nous aura pas résisté car sur le point désigné par nos GPS le trésor est rapidement délogé. Nous auront même eut la possibilité de découvrir une cache traditionnelle du coté du moulin du bac, où il faut le dire, il faudra quelques minutes avant de se dire qu'il n'y a que peu de possibilité pour déloger la cache, je n'en dit pas plus.

Une randonnée avec vues sur les anciens moulins, longue de 6,8km (la trace GPS a fait l'objet d'un nettoyage des erreur topographiques) sous une très belle météo.

Le moulins des Béchets

mardi 17 juillet 2012

91 Brétigny-sur-Orge, l'Orge et la Boëlle 12km


Une randonnée sous des températures encore chaudes ce soir. Je ne suis pas motivé à me rendre trop loin donc je décide de me rendre au bassin du Carouge pour y improviser un itinéraire le long de l'Orge et de la Boëlle. Le point de mire est le GR655 qui porte en plus des marques rouges et blanches, aussi le symbole du coquillage de St Jacques. Pas moins de trois parcs ou domaines pour cette randonnée. 

Sitôt la voiture garée, j'entame le tour du Carouge puis passe sous la francilienne où le trafic est dense. Une petite montée vient rompre le parcours sinueux de la rive gauche de l'Orge. Lors de la descente par le chemin pavé du moulin de Basset je redouble de vigilance car même s'ils les pavés sont énormes je me méfie, suite à mon entorse de dimanche dernier. Sur l'autre rive se trouvent les prairies de Saint Michel et je réussi à observer et à photographier un gros ragondin qui semble se régaler tout en faisant du surplace au milieu de l'Orge.

Passage dans le parc de Lormoy. Ici aussi beaucoup de monde profite de la météo. D'ailleurs à l'arrivée prés de la basilique de Longpont je rencontre de nombreux petits groupes d'étudiants qui profitent de la pelouse  alors qu'un groupe de retraités lui semble s'adonner à une séance de relaxation collective sur le terrain de basket !Tout en la contemplant je contourne cette superbe bâtisse datant du XI° siècle. Elle possède l'un des premiers reliquaire de France. Chaque année, le 15 août, le morceau du voile de Marie doit y être exposé au public. 

Mon itinéraire s'éloigne un peu de l'Orge pour rejoindre un complexe sportif assez impressionnant, stade d'athlétisme, cours de tennis, salle de skate et autre sports sont ici regroupés sur une zone relativement
calme. Après le retour vers l'Orge je découvre l'Auberge Champêtre ! Un agréable terrain délimité dans lequel trônent une dizaine de tables et leurs bancs qui vous invitent au pique nique bucolique.
Il est 20h00 et me voici à l'extrémité Nord de mon parcours, la boucle pénètre dans le parc du Perray où je longe la Boëlle, un petit cour d'eau qui accompagne l'Orge. Il est plus vivant que l'Orge, si bien qu'il renforce une impression de fraîcheur. Le mouvement des algues qui semblent mesurer dans les trois mètres ressemble aux ondulations du blé sous le chant du vent.

Près de l'observatoire permettant de découvrir un petite zone marécageuse je profite des quelques mirabelles glanées non loin pour opérer une micro pause. Tandis que trois perruches vertes se battent pour la souveraineté de l'espace aérien, j'observe monsieur crapaud gros comme mon poing entrain de conter ces intentions à madame qui ne semble guère avoir l'intention du tomber dans le panneau. Aussi lorsque je reprend ma route, surpris ils décident d'opérer une immersion préventive.

Le retour après le parc de Lormoy se fera sur le GR655 afin de ne pas emprunter la piste cyclable qui longe la route où se retrouvent les fous du volant pressés de rentrer chez eux. Il est 21h15 lorsque je termine ma randonnée non sans manquer d'apercevoir qu'un barbecue encore fumant est entouré de joyeux drilles.

Une randonnée tournée résolument autour de l'eau et des arbres, longue de 12km et parcourue en 2h45 sous une météo très favorable.

Bassin de Lormoy (91)

dimanche 15 juillet 2012

45 les forêts de Boigny-sur-Bionne 16km


Ce matin je tombe du lit à 06h30, alors inutile de vous dire que je file très tôt pour ma randonnée dominicale. Je pioche dans mes fiches pour trouver une rando qui d'environ 15km. Je repère un petit coin mais je décide de modifier l'itinéraire sur iPhiGénie pour l'allonger un peu. Direction Boigny-sur-Bionne.

Le départ de cette randonnée se fait sur le parking de la Canaudière où l'on trouve un petit complexe sportif. Pour une fois je tombe de suite sur le panneau des randonnées, il y a deux PR indiqués et la rando que j'ai préparé empreinte le PR du pigeonnier mais se poursuivra plus longuement dans le parc du château de la Charbonnière.

Je quitte le parking pour rejoindre la Commanderie, demeure appartenant à l'ordre militaire et hospitalier de Saint Lazare de Jérusalem Grand Prieuré de France. Je longe le domaine en passant devant l'ancienne ferme puis la tour du pigeonnier.

C'est un agréable sentier serpentant derrière les maisons qui en passant près de l'église m'amène dans une première partie forestière plus exactement dans "les bois des glands". De nombreux panneaux indiquent que les abords sont privés, interdiction de se rendre dans les sous bois. Une situation identique plus au Nord dans "les bois de la volée" ! Les noms de ces bois auraient ils une relation pertinente avec celui des propriétaires... Une biche me gratifie de son passage furtif sur le chemin. À la sortie de ces bois lugubres, les derniers coins de ciel bleu sont recouvert de gris, c'est quand l'été ?

Après la traversée de la nationale je tombe sur deux poids lourds moteurs tournant un dimanche matin, un polonais et un lithuanien arrêtés sur le parking voitures à l'entrée de parc de la Charbonnière. Les conducteurs sont en opération d'entretien de la cabine et aux vues du maillot de corps façon "filet" à la Village People, pas questions de s'attarder.  J'entre dans le parc et laisse la trace du PR pour débuter la rallonge du circuit. 

Ce parc est immense et il a été le lieu d'un évent Géocaching mémorable. Il convient de faire attention aux horaires, mais je vous conseille d'y passer une journée pique-nique. L'étang du Ruet est à nouveau en eau, le sentier qui me permet de faire le tour par l'Est est très gras. L'île au trésor, accessible sans se mouiller il y a quelques mois a retrouvée son statut et son isolement. De retour sur les grandes allées je croise beaucoup de monde et je trouve même le moyen de me faire une petite entorse à la cheville gauche. Rassurez vous mes chevilles sont entraînées à cet exercice... Quelques centaines de mètres plus loin tout est revenu en place.
Les nuages laissent passer quelques beaux rayons et les oiseaux reprennent leurs chants d'alerte suite à la surveillance de leur territoire.

J'arrive au château de la Charbonnière pour une petite pause lorsque je remarque sur mon application de Géocaching qu'une cache est disponible à quelques mètres, remplaçant une cache de l'Event ! Je mets donc à profit cette pause pour la déloger, et voilà pour la numéro 487!

Je reprends mon chemin lorsqu'au moment de croiser une dizaine de personne et leur chien quand j'entend un hurlement "HALTE". J'ai bien cru que c'était pour moi mais non il s'agissait d'un entraînement à la maîtrise de son animal domestique. Suis je étonné de voir que le rottweiler qui a une véritable cage autours de sa gueule semble faire fit de cet ordre ? Non, d'ailleurs cette paralysie qui me rend invisible aux yeux de ces gentils prédateurs ne semble plus fonctionner ! Je profite du passage de nombreux coureurs pour me faufiler et prendre la tangente.

C'est la sortie du domaine et le retour prés des routes bruyantes avec le retour vers Boigny. Une petite surprise toutefois pour terminer cette rando avec le passage le long de la Bionne. Les berges sont aménagées et bien entretenues laissant les flaneurs à leurs pensées buccoliques, tandis qu'une petite fille tente de fuir les canards qui se demandent pourquoi elle n'a plus de pain...

Une randonnée de 16,2km un peu difficile autour de l'étang du Ruet en cette période très humide pour une durée de 3h45 et environ 170m de dénivelé.

La planche du pré mouillé à Boigny

mercredi 11 juillet 2012

91 Leuville-sur-Orge, la ville perchée 9km


Seconde tentative pour cette randonnée car la semaine dernière lors de la première tentative alors que je venais de faire près d'un kilomètre et demi sous ciel lourd, quand j'ai remarqué que l'application relevant la trace GPS m'avait lâchement abandonnée. Aussi avais-je décidé de reporter la Rando et de faire demi tour.
Ce soir la météo est nettement plus agréable alors seconde tentative avec une surveillance accrue du relevé GPS.

Le départ de cette randonnée se fait sur la droite de l'église, attention peu de place pour se garer...
Cette commune semble être un haut lieu symbolique pour les géorgiens, en effet le premier président de la Géorgie renversé par les Bolchéviques y est enterré, le château et le cimetière orthodoxe sont toujours présents.

Le premier panneau annonce deux circuits (7 et 8) qu'il est possible de faire depuis ce point. J'opte pour le 8 qui file vers les bassins du Petit Paris et du Carouge pour poursuivre le long de l'Orge le 7 très court restant sur la hauteur de ce bourg.
C'est parti pour une visite des sentiers, du moulins du Petit Paris, de la vallée de l'Orge, des bassins, du bois des Joncs Marins, du moulin d'Aulnais et de l'ancienne gare de l'Arpajonnais.
Le panneau 1 est situé juste à l'angle opposé de l'église devant un puits. Il me faut suivre un petit sentier qui serpente entre les murets des habitations. Mieux vaut avoir bien repéré le chemin proposé sur une carte car les travaux par endroit laissent le randonneur dans le doute.
Je rejoins rapidement les bassins, il faut dire que cela ne fait que descendre. Inutile de préciser que je suis parti sans mon sac à dos, que je suis en chemisette mais armé de mon bâton de marche et qu'en moins de 10 minutes le temps agréable est en train de tourner au vinaigre, avec le vent qui semble m'apporter de beaux nuages biens dodus !

Je suis sur le plat maintenant et me voici sur le bord du bassin du Petit Paris, un coin que je connais pour y être passé lors de la randonnée de Brétigny. Il faut dire qu'une partie de l'itinéraire est commune. La pause pluvieuse de la semaine a fait rentrer les escargots qui sont remplacés par les sportifs enfin libres de s'adonner à leur passion. Ce ne sont pas moins de 7 bassins disposés le long de l'Orge, qui sont équipés de vannes permettant de réguler les crues de l'Orge mais aussi de limiter une baisse trop importante de son niveau. La capacité de retenue totale est de 2,2 millions de mètres cubes.

Lorsque j'arrive au bassin du Carouge les nuages filent au dessus de moi, en m'épargnant. Je passe le Blutin et remonte vers l'ancien moulin sans toutefois y faire de halte. Il est temps de reprendre un peu d'altitude pour passer dans la zone boisée qui surplombe un peu cette vallée dominée sur l'autre versant par la tour de Montlhéry. Le chemin passe entre deux immenses champs, un de blés d'un côté et de maïs de l'autre.

Nouvelle descente pour retrouver l'Orge et effectuer la dernière boucle qui permet de revenir sur Leuville.  Je surprend un pêcheur sur un petit pont dont l'accès est bloqué par des portes cadenassées. Il semble attendre une réaction éventuelle de ma part durant quelques secondes puis reprend ce qui me semble être une activité plus clandestine que ludique.

L'Orge ici s'écoule paisiblement à côté du GR sur lequel je suis maintenant. L'endroit bordé d'arbres est calme à cette heure avancée de la soirée. Je marche abrité du vent qui se manifeste sur le sommet des arbres et à l'ombre du soleil qui termine sa journée derrière à quelques hauteurs des buttes environnantes ! A la pointe Sud-Est je ne trouve ni le panneau indicateur, ni le moulin d'Aulnais, il semble que les restes aient étés engloutis suite à l'installation d'une entreprise...

Je reprends ma route plein Nord pour arriver dans Leuville, il s'agit de la dernière portion avant de retrouver les ruelles qui débouchent sur l'église, je suis sur un long faux plat.  J'arrive à l'Arpajonnais une ancienne gare mise en service en 1893 et supprimée en 1937. Elle reliait la Capitale pour y apporter les légumes et en retour on trouvait le fumier et les gadoues qui servaient d'engrais aux maraîchers !

Me voilà de retour à l'église alors que quelques gouttes se laissent tomber du ciel.
Une belle randonnée de 9km bouclée tranquillement en 2 heures au lieu de 3 annoncées pour environ 110m de dénivelé.

Le Carouge

Randonnée avec Visorando

dimanche 8 juillet 2012

45 Circuit forestier de Semoy

Cette fois ci la Rando dominicale est identifiée avant le départ, un petit PR du côté de Semoy. Le temps n'est pas des plus avenants sachant qu'hier les alternances entre soleil timide et grosses ondées se sont terminées par une giboulée de grêlons dont les plus gros faisaient plus d'un centimètre de diamètre.

Le départ se fait depuis le parking du cimetière du champ prieur non loin de l'église. Sortir de Semoy n'est évident car depuis l'édition du PR sur cette carte certains chemins ont mués en route. Je fini tout de même par retrouver la piste cyclable bétonnée qui serpente parmi les cultures et les vergers. Un superbe panneau rappelle que la ceuillette de fruits sans le consentement du propriétaire est un vol !

Mon arrivée à l'étang de la Beulie provoque le départ d'un héron. Les dernières pluies qui ont fait remonté le nniveau de l'étang s'échappent dans un grondement par le puit au milieu de la digue.

Le chemin suivant serpente entre les arbres pour rejoindre la route forestière sur laquelle je retrouve le GR3b. Le début de ce GR ne se trouve qu'à quelques kilomètres de là. Au carrefour suivant une petite bruine se présente alors que je remarque que la route à emprunter porte le nom de "route de la chieuse", autrement dit je sais à quoi me tenir...

Pas le temps d'arriver au carrefour suivant qu'une petite pluie drue se met en place, chouette il reste 7km et c'est la fêtes aux gastéropodes.
Je me fais doubler par un quad alors que la pluie cesse. Je quitte la route forestière et le GR3b pour poursuivre dans les sous bois, le marquage est bien présent. Les chemins en sous bois sont très gras mais la météo est clémente alors les petites déviations sont utilisées pour contrecarrer les crevasses et saignées laissés par les engins à roues.

Aux abords du parc du chateau de la Charbonnière, le ciel se dégage laissant apparaître quelques beaux rayons de soleil. Il est 10 heures et je croise quelques sportifs et marcheurs. Je connais bien se secteur d'autant plus qu'une partie de l'itinéraire se situe sur celui d'une géocache nocturne faite en famille et avec quelques amis où sur près de huit kilomètres il fallut trouver une dizaine d'indices pour déloger le coffre aux trésors!

Je quitte la forêt après avoir passé le centre équestre et voici au loin le clocher de Semoy. Beaucoup de vent mais cela participe pour l'instant au nettoyage du ciel. Bien que l'on s'attende à se retrouver sur les troitoirs de Semoy, il n'en est rien. En effet l'itinéraire serpente entre des champs et vergers qui cette fois sont laissés totalement à l'abandon. La végétation recourvre complétement les petits arbres fruitiers, on ne distingue même plus des chemins habituels entre les rangées. Au final on débouche sur le cimetière et le parking du départ presque par surprise.

Une randonnée très agréable dés un retour favorable de la météo, pour une distance de 11,5km et une centaine de mêtres de dénivelé.

Le ciel se dégage sur le retour vers Semoy




Randonnée avec Visorando

vendredi 6 juillet 2012

Le GR30 l'interview de David Genestal

Randonneur armé de sa caméra, David Genestal, l’auteur de l’émission web « Carnets de Rando » sillonne notamment les chemins de France pour faire découvrir les recoins de notre pays au travers de ces montages vidéo.

David Genestal

Avec de nombreux périples dont la traversée des Pyrènèes et celle de l'arc alpin de Wien à Menton à son actif, inutile de croire que nous avons à faire à un débutant. En binôme avec Grégory Rohart, ils viennent de boucler durant le mois de juin le GR30 « Le tour des volcans et des lacs d’Auvergne » en huit jours. A cette occasion voici l’interview réalisé fin juin de notre rando-partageur !

Hervé :
Bonjour David, peux-tu nous présenter l’auteur voyageur que tu es ?

David G. :
Bonjour Hervé et merci pour cet entretien ! A vrai dire, la rando je suis tombé dedans quand j’étais petit, fasciné que j’étais par ces « grandes gens » portant de lourds sacs à dos. Rien d’étonnant donc à ce qu’après quelques galops d’essai avec l’UCPA (Union des Centres de Plein Air) j’ai décidé de voler de mes propres ailes. La montagne reste mon terrain d’expression favori avec, comme tu l’as mentionné, quelques beaux souvenirs comme la traversée des Pyrénées via la HRP (Haute Route des Pyrénées) en 2002, le GR5 français en solitaire des Vosges à la Méditerranée en 2004 et surtout la traversée de l’arc alpin en 2006. Aujourd’hui la démesure de l’aventure a été remplacée par une envie profonde de partager ma passion avec le public à travers des reportages plus courts et plus localisés. C’est ce qui m’a amené à créer Carnets de Rando.

Hervé :
Combien de kilomètres et comment est venue l’idée de faire cette boucle ?

David G. :
A vrai dire la boucle complète fait dans les 188 kilomètres je crois. L’idée est venue de Grégory (Rohart), l’un de mes amis journalistes avec qui j’entretiens d’excellents rapports depuis plusieurs années. Nous sommes souvent amenés, lui et moi, à tester du matériel de randonnée pour les marques. Il m’a donc proposé de participer à ce sujet sur l’Auvergne afin de bénéficier de suffisamment de temps pour mettre à l’épreuve deux nouvelles vestes, dites « hardshell ».

Hervé :
Combien de temps a-t-il fallu pour organiser et caler cette randonnée ?

David G. :
Alors l’organisation de la randonnée n’a pas été de notre ressort. C’est le Comité Régional Touristique de l’Auvergne (CRT) qui, après avoir accepté la réalisation d’un sujet sur le GR30 par nos deux médias, s’est chargé de la planification des étapes. Ce qui nous a valu des journées parfois un peu sportives (rires) !

La Bourboule

Hervé :
Tu viens d’avaler cette boucle en huit étapes, comment vont le physique et le mental ?

David G. :
Alors le mental parfaitement bien, merci pour lui (rires) ! Mon passif de randonneur au (très) long cours me permet aujourd’hui d’aborder avec une certaine facilité ces treks de huit à quinze jours. J’avoue que je prends ça aujourd’hui comme une profession et un quotidien ! Le physique, en revanche, a quelque peu souffert ! J’ignore si c’est du fait qu’il s’agissait du premier gros trek de l’année ou si c’est la faute à ces sandales de randonnée que je testais également pour la première fois mais les pieds ont salement été touchés… Des ampoules pour commencer puis le développement d’une tendinite au pied gauche qui m’a fait perdre pas mal d’amplitude et de souplesse de marche… Pour le reste, ma foi, tout a tenu bon !

Hervé :
La préparation matérielle reste prépondérante, peux-tu nous en dire plus sur le sac ?

David G. :
(rires) Alors au risque de décevoir le public, j’ai porté un sac tout ce qu’il y a de plus minimaliste. C’est ça de s’être préparé à la dernière minute aussi ! A l’intérieur il y avait davantage de câbles et de matériel informatique, photographique et vidéo que d’équipement de randonnée ! Une tenue de rechange pour le soir, quelques caleçons, deux tee-shirts pour la semaine, un pantalon en cas de froid, une polaire et la veste imperméable pour le test… Ma bouteille d’eau évidemment, des affaires de toilette… rien d’extraordinaire ! Ni tente, ni matériel de bivouac car nous étions en dur tous les soirs. Je dois avouer que j’ai un profil un peu particulier en terme de matériel. Je reste un peu « vieille école », à partir avec trois fois rien et souvent des équipements qui ne sont pas de première jeunesse mais auxquels je suis attaché. Je ne suis pas une référence autrement dit ! Sur « Carnets de Rando » on me reconnaît ainsi comme le randonneur en sandales et en short !

Hervé :
Au niveau cartographie ou balisage, quels conseils peux tu donner pour les suivants ?

David G. :
(rires) N’oubliez surtout pas votre boussole ou votre GPS ! Le balisage du GR30 est très inégal, le plus souvent défaillant et jonché d’anomalies. Le fait de son ancienneté (l’itinéraire a été créé en 1975 et le topo date de 2000) mais aussi d’autres problèmes plus administratifs. Résultat, par endroit, il faut vraiment faire preuve d’une extrême vigilance pour débusquer les balises ou comprendre leur signification. Globalement, je trouve que la lecture sans aucun outil – ni topo, ni carte, ni GPS – de ce GR n’est pas évidente et s’adresse à des personnes s’y connaissant bien en orientation. De ce fait, et pour répondre à ta question, ne vous privez d’aucun outil pour cheminer sur ce sentier…

Le lac de Chambon

Hervé :
Hébergement et alimentation, qu’elle était la stratégie définie avant le départ, et a-t-elle répondue à vos attentes avec Grégory ?

David G. :
La stratégie était on ne peut plus simple. Côté hébergement, tout était réservé dans des établissements prévenus à l’avance. Le choix du CRT s’est la plupart du temps porté sur des hôtels davantage que sur des gîtes. Un choix que je n’aurais pas forcément fait moi si je m’étais chargé de l’organisation de ce trek. Au demeurant nous avons été (presque) chaque fois bien accueillis, mention particulière à l’excellent Gîte des Sagnes (le seul gîte où nous avons fait étape en huit jours). Côté alimentation c’était sandwich au déjeuner tous les jours. De quoi faire une bonne cure de Saint-Nectaire pendant une semaine ! Les dîners étaient très bien, sans nécessairement être copieux. Des menus simples, souvent à base de pommes de terre, mais parfaitement caloriques. Vive la truffade !

Hervé :
Cette randonnée fut aussi l’occasion de tester du matériel, quelques souvenirs particuliers ?

David G. :
Le premier qui me vient à l’esprit est nécessairement l’ascension du Puy de Sancy… on ne pouvait pas rêver pires conditions pour l’aborder. Après avoir échappé au mauvais temps presque toute la semaine, la météo nous a rattrapés ce jour-là. Pour le test de nos vestes imperméables, c’était limite une aubaine. Je crois que je ne m’étais pas frotté à une montagne aussi récalcitrante depuis la traversée des Alpes en 2006… Et nous n’étions pourtant qu’en Auvergne, à moins de 1800m d’altitude. Mais quel déchaînement d’éléments ! Autant dire que je me suis félicité de tester une veste d’aussi bonne qualité !

Hervé :
Hors les Salers lors de traversées de certaines estives, il semble que de belles rencontres aient eut lieu ? Organisées ou impromptues ?

David G. :
Un peu des deux… Certaines avaient été prévues par le CRT à notre demande. Ce fut le cas de la rencontre avec Guillaume et Bernard à Murol, les deux gardes-nature du Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne. Et aussi de celle avec Lionel, qui travaille à la Réserve Naturelle des Sagnes de La Godivelle. En revanche nous avons eu l’occasion de croiser la route d’autres randonneurs et d’autres personnages de manière parfaitement improvisée. Certains ont rejoint le reportage, d’autres non. Dans la première catégorie, je pense notamment à Joël et Martine, en charge du balisage du Tour du Cézallier sur le secteur de La Godivelle. Martine m’a totalement sidéré qui, en l’absence de son pochoir, repeignait les vaches rouges des balises à main levée ! Incroyable !

Besse
Hervé :
Quels sont selon toi, le meilleur et le pire moment de ce périple ?

David G. :
Le meilleur moment, j’ai envie de te dire mes retrouvailles avec le Cézallier. Rien à faire, depuis 2007 et le projet « Planète Cézallier », j’ai complètement succombé au charme de cette partie de l’Auvergne. L’un des rares endroits que j’ai eu la chance de fréquenter où la notion d’espace prend cette dimension. Il règne sur le Cézallier une ambiance unique, faite de verdure, de ciel et de vent. Un endroit magique, apaisant, riche d’une longue histoire, tant géologique qu’humaine. Un lieu sincèrement attachant, loin des autoroutes touristiques que peuvent être les Monts du Cantal ou le massif du Sancy. Quant au pire moment, c’est sans aucun doute trois cents mètres sous le sommet du Puy de Sancy, lorsque le vent, le froid et la pluie se sont déchaînés, me privant de toute sensibilité de mes doigts. Impossible de tenir le pied de la caméra que j’ai dû coincer tant bien que mal contre moi tout en essayant de garder mes mains dans les poches de mon pantalon trempé… Et ce vent terrible qui nous faisait chavirer… J’essayais de me préparer au fait qu’il allait falloir redescendre par l’arête ouest et continuer à affronter cet enfer au cas où la télécabine serait fermée… Fort heureusement elle ne l’était pas !

Hervé :
As-tu déjà en tête ton prochain trek ?

David G. :
En vérité ? Absolument pas ! Les idées ne me manquent pas c’est certain. En France ou à l’étranger, je ne sais pas encore. J’aimerais beaucoup consacrer un numéro de Carnets de Rando en dehors de la métropole… ça viendra… l’été se passera en France. J’ai un projet de reportage dans les Vosges et j’en prépare un autre dans le Jura pour l’automne. Pour connaître mon prochain trek, rendez-vous donc sur Carnets de Rando !

Hervé :
"Alors...", mot aussi célèbre que le short et les scandales dans tes reportages et que l'on retrouve avec joie dans cet interview (rires...) merci David pour tes réponses. Bravo à toi et à Grégory pour ce périple ! Bonnes randonnées sur les futurs sentiers et rendez-vous à bientôt pour de nouveaux partages !

David G. :
Merci à toi !

Le Cézallier et la chaîne du Sancy

De mon coté chers lecteurs, n'oubliez pas "un jour sur les sentiers, huit jours de santé !"...

Je vous invite à voir les reportages réalisés sur le GR30.

Pour retrouver toute l’actualité de David Genestal :
Ainsi que celle de Grégory Rohart :
Crédits photos © Carnets de Rando 2012

dimanche 1 juillet 2012

45 Trainou le PR de Jeanne d'Arc 10km

Randonnée dominicale et comme bien souvent je n'ai pas d'idée précise sur le lieu de la randonnée. Il me faut passer à la boulangerie et faire le plein de la Déus'Mobilis, surnom donné par mes collègues de boulot à ma R19. Toutes mes fiches sont restées à la maison, alors sur le parking je fouille dans mon application et dégote une randonnée sur Trainou, il me faudra peut-être repérer le panneau des randos pour en savoir un peu plus.

Pas de chance, il y a bien un parking prés de l'église mais pas de panneau en vue, pourtant il me semble qu'entre la mairie, l'église et le cimetière il n'y a que le choix pour placer ces panneaux d'information. Ce n'est pas grave je décide de partir de la place Léon PIERROT du nom d'un résistant tué le 30 juin 1944.

La randonnée dois me permettre de la découverte de la partie Sud Ouest de Trainou. Le ciel bleu depuis mon départ se couvre un peu et le vent frais m'oblige à démarrer avec mon polaire. Peu de signaux pour démarrer alors je me fie à la carto de mon application. Heureusement que je veille car je manque tout de même de louper la sente à droite juste avant le vendeur d'article de pêche.

J'arrive à la base de loisir de Trainou  un endroit idéal pour se détendre. Les pêcheurs sont à pied d'œuvre et je croise quelques coureurs. Quelques aménagements pour les jeunes et les sportifs sont disponibles et si les animaux doivent être tenus en laisse, la tonte fraîche de la pelouse donne tout de suite un effet apaisant. 

Lors du passage entre les lieux dits de la Petite Bretagne et de la Grande Maison on trouve de nombreuses pièces d'eau. Malheureusement elles sont quasiment toutes privées et il n'est possible d'admirer ces parcelles qu'au travers un grillage contraignant.
Aux abords de l'une d'elles je tombe sur un papillon qui semble se régaler sur belle fleur bleue, je décide d’immortaliser cet instant bucolique car je sais à qui faire profiter ces clichés. Ce superbe "paon du jour" se laisse même prendre en vidéo lors de son festin royal ! Attention ne vous y trompez pas je ne sais pas reconnaître les papillons, la réponse me viendra après avoir eut mon experte pour l’authentification.

Au fil des kilomètres, plus j'avance et plus il me semble remonter le marquage d'un PR. Pourquoi baliser un PR dans un seul sens ? Entrainé dans ces pensées je loupe le plein Nord peu après "Les Grignons". Heureusement j'ai le réflexe de me fixer des limites aussi je me souviens que je ne dois pas arriver à un carrefour mais un petit pont. Dons naturellement arrivé au carrefour, il ne me reste plus qu'a rebrousser chemin jusqu’à ce maudit pont. Allez plein Nord sur ce chemin qui remonte jusqu'à Trainou le long d'un minuscule ruisseau coincé entre les champs avec la vue sur l'émetteur TV.

Le vent reste bien présent et permet de ne pas monter en température, mais au retour je sens tout de même que cela sera trompeur car le coup de soleil est bien présent! Comme il est utile de laisser le chapeau dans la voiture qui elle est à l'ombre. Quelques belles pièces d'eau privées avant d'entrer dans Trainou.
Finalement je tombe sur le panneau de parcours le long de la D124 près de l'entrée du gymnase. Pas de regrets car il n'est exploitable sur la zone concernée du fait de certaines dégradations. Il semble toutefois que ce soit le PR de Jeanne d'Arc que j'ai remonté.

Une randonnée très agréable de 10,5km en 02h15 pour une centaine de mètres de dénivelé.

L'étang de la base de loisir de Trainou