Présentation du projet :

Alors "Grolles aux pieds, sac sur le dos et en avant compagnons..."

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vendredi 13 août 2021

Itinérance, GR70 Etape 05 de Pradelles à Langogne - 7,5km

La nuitée ? Entre deux ! L'augmentation des températures nous a fait choisir d'être en camping, mais ici un seul camping municipal, coincé entre la nationale 50 mètres plus haut et les champs des belles sonneuses 50 mètres plus bas. Ce matin le réveil naturel dépasse les 7h00, dans nos têtes c'est un peu confus. Hier soir en faisant un petit point entre la forme physique, la chaleur et le reste à faire on décide de rester calés sur le plaisir et de réduire la cadence surtout avec les températures. Il faut absolument garder cela à l'esprit, on ne s'interdit pas d'ailleurs en l'état actuel de couper en deux le projet.
En avant brave bataillon...
On range lentement nos affaires et on annonce à Paulo qu'il ne doit pas hésiter à y aller car aujourd'hui ce sera une très courte étape. En fait on veut rejoindre Langogne qui est le point de sortie du Velay et se poser. C'est une agglomération de belle taille. On se mets en route à 9h30 le camping est quasiment vide. On rattrape le GR et on adapte notre pas sans vouloir trop se presser. On rattrape quelques randonneurs, certains nous rattrapent à nouveau, c'est le jeu incessant des randonneurs de l'étape. On profite des derniers champs de brioche du Velay. Un tuyau qui pend sur le côté sur sentier laisse couler un maigre filet d'eau rafraîchissante. Naturellement les mains et les nuques s'avancent et exécutent la danse du "haaaaa qu'c'est bon...". La température grimpe et Langogne se cache encore jusqu'au derniers sapins... On file dans la descente "sur la droite comme l'ordre le panneau..." il faut dire qu'à gauche une épaisse haie verrouille complètement la vue aux automobilistes qui remontent avec en plus le soleil de face. On va donc éviter de faire quelques acrobaties sur le capot d'un local voir d'un touriste en quête de vitesse. A l'entrée de la ville une pause rapide sous une petite halle qui dispose aussi d'un point d'eau aménagé pour les ânes. On passe le pont de l'Allier et nous voici dans les méandres de bitume chaud dont les petites bulles se gonflent déjà et les vapeurs des véhicules qui s'engouffrent dans le centre ville. Il faut longer un temps la muraille sur la droite et vu la vitesse de certains ou le gabarit (voir les deux) on ne fait pas trop les fiers. On tourne un peu avant de se mettre à la terrasse d'un café pour organiser notre hébergement. Après de longues recherches il est temps de rejoindre un petit parc dégoté par mon Binôme pour déjeuner et se poser. Contacts sont pris, il faut attendre 14h. Le parc se vide et la température grimpe. A 14h00 on se présente au camping et hop l'affaire est entendue. Malheureusement l'emplacement est en plein soleil, la poisse. On monte le campement en vagues successives et entre douche et passage de tête sous l'eau. L'orage gronde non loin, le vent est bien présent on s'affole de tout planquer mais rien ne tombe. On décide d'aller chercher des fruits des tomates au magasin spécialisé non loin. On s'allège et nous voici après un peu de bitume dans un immense frigo ! Quel pied, je veux dormir ici... le temps s'arrête on fait 4 fois le tour des étales on pioche des fruits et des légumes. On regarde tout même si on en a pas envie ou besoin car on redoute le retour. Pourtant il faut bien rentrer même si on se jette à peine sortis sur deux énormes nectarines. Lors de notre tour de repérage on a bien vu la rivière et ces glouglou tentants alors on prend nos affaires et hop direction le trempage dans l'Allier. Quel bien cela fait presque une heure dans l'eau. Le corps redescend à des températures plus acceptables. On attend un peu la mini baisse des températures pour le repas et il sera temps aussi de se reposer.

Distance : 7,5km [73,8km]
D+ : 73m D- : 256m

Météo : ciel laiteux avec des orages autours en fin d'après-midi.












jeudi 12 août 2021

Itinérance, GR70 Etape 04 de Boucher St Nicolas à Pradelles - 20,9km

La nuitée ? Aux anges... Seuls dans notre prairie, pas un bruit. Après le repas on range le matériel et à 20h30 après avoir vu soleil se coucher il en est de même pour nous. On va pas demander notre reste et c'est une fois de plus vers 06h45 que l'on se réveille naturellement. On ouvre la tente et là c'est un pur bonheur. J'avais bien calculé pour être face à l'Est et lorsque l'astre solaire revient pour sa journée il illumine des milliers de perles de rosée présente dans l'herbe. La vue est saisissante surtout à hauteur du sol, on reste littéralement scotchés devant ce tableau. On a presque envie de lui dire de ne pas effacer ces milliers de perles, on a presque envie de les récolter mais on ne fait rien enfin si on regarde, non on admire ce chef d'œuvre. Je ne sais pas si les photos seront saisissantes mais je peux vous dire que l'on est pas prêts d'oublier ce réveil.
En avant brave bataillon...
Oui parce que bon au loin on voit déjà des Stevensonniens filer sur le GR. En tout cas à 08h00 on est déjà prêts. On rejoint le GR et en avant toute. La cadence est élevée et après avoir avalés deux kilomètres petit coup de ralentisseur ! La journée va être rude alors du calme. Le premier objectif est de rejoindre Landos. On passe devant une roulotte proposée au gîte au lieu dit les Amargiers, plus que quelques minutes et on sera l'entrée du village. Le sentier souvent recouvert de petits cailloux rouges bruns (roche volcanique) est bordé d'épilobes, une fleur qui aurait permis en 1793 de théoriser la pollinisation des plantes par les insectes, je ne suis pas spécialiste hein disons que certaines applications sont bien faites, un peu de culture ne fait pas de mal. En tout cas nous arrivons à Landos et déjà sur la place on distingue un café-bar-boulangerie : le combo parfait pour un petit-déjeuner ! On a décidé de prendre notre temps et de profiter. La pause est frugale et la discussion avec le patron qui veut nous revendre son affaire est amusante. Remplissage des bouteilles et on reprend la route alors que d'autres randonneurs arrivent. A la sortie de Landos on se retrouve avec un couple qui discute avec une mamie locale qui fait la promenade du toutou. On se retrouve tous à la croix et mamie Paulette nous raconte l'anecdote de jeunes filles il y a quelques années lui on dit : mais on dirait qu'il fait du parapente... pauvre Christ... du coup elle a appelé cette croix : la croix du parapentiste. Photos et zou tout le monde reprend sa route. Merci Paulette pour cette histoire. On arrive à Jargonas, point d'eau avec un lavoir, une table et des bancs à l'ombre. On a dit profiter... Alors pause. L'eau est rafraîchissante et les têtes passent dessous à en risquer le gel de cerveau. Mon Binôme en profite même pour tremper ces cheveux, quelle copieuse (qui rigole ????)... Nous sommes rejoint par deux acolytes dont Paulo qui va passer toute la journée avec nous. On passe à Arquejols avec une nouvelle fontaine, on ne résiste pas... Sortie du village on aperçoit le viaduc où circule le vélo-rail. Le sentier passe sous un petit pont ferroviaire où d'ailleurs on entend passer les premiers vacanciers. Quelques mètres plus loin le sentier donne sur la voie et je profite de l'arrivée d'un engin de torture pour simuler une attaque, je pointe les occupants avec mes bâtons... "A l'attaque... Nous allons prendre votre vélo rail..."  après la stupéfaction les voila hilares à nous dire "montez montez dépêchez vous...". Faut savoir qu'ils se rendent à Pradelles, notre destination, avouons que c'était tentant. Bon on est pas rendu car une longue montée se profile et elle va se fait par une chaleur écrasante. On vise le repos méridien vers le bois de la Plaine mais c'est sans compter sur la fatigue qui nous gagne sous la chaleur des orages qui se profilent. On tente une pause à l'ombre d'arbustes et de deux arbres frêles mais nous sommes à moitié sur le sentier et mals installés. On tente tous les trois de reprendre nos esprits quand arrive un agriculteur avec un engin aux dents acérées qui fait toute la largeur du sentier. On est obligés de se relever pour pas finir en botte de paille et en plus manchots. Quelques secondes plus tard rebelote, cette fois c'est le tracteur et sa remorque suivi d'un 4x4... C'en est trop de toute manière ce n'était pas adapté. On reprend notre chemin avec courage et transpiration. Le bois visé arrive enfin. Le premier spot est dans un champ fermé, on poursuit quelques mètres et c'est à droite que l'on va pouvoir se mettre à l'ombre. On s'enfonce un peu plus dans le bois car un couple est déjà présent et attaque sa sieste. Large repos, repas et sieste seront providentiels. On repart vers 15h00, notre idée initiale de dormir avant Pradelles tombe à l'eau. Il fait tellement lourd et chaud que l'on va puiser dans l'eau donc avec le risque d'être en pénurie. Or on devait recharger a Pradelles lors du petit déjeuner demain. On se dit que se poser là bas finalement avec les orages qui grondent autours est plus judicieux. A l'entrée du village je file voir l'habitant pour quérir la position du camping, ok sortie de la ville hors du GR, zou je reviens a la charge avec une bouteille vide pour obtenir une eau plus fraîche. Il me dit qu'elle sera peut-être chaude... finalement elle est délicieuse, il a laissé le temps à l'eau chaude de sortir du tuyau... On le remercie et on file sur la sortie de Pradelles. Enfin on tombe sur une fontaine potable : on change nos eaux tièdes contre des eaux plus gouleyantes même si le camping n'est plus très loin (esprit de prévoyance dès que possible). Enfin après quelques virages et un petit sentier on arrive sur notre point de stationnement. On s'acquitte de la taxe et zou, campement (n'oublions pas que cela tonne autours), douche, reconditionnement, repas et zou au lit.
Une sacrée journée avec Paulo un maître naissant de la survie...

Distance : 20,9km [66,3km]
D+ : 341m D- : 446m

Météo : ciel laiteux avec des orages autours en fin d'après-midi.














mercredi 11 août 2021

Itinérance, GR70 Etape 03 de Goudet au Bouchet St Nicolas - 16,1km

La nuitée ? Hors la mise en place du silence et pas à cause du concert qui se jouait dans une salle, la nuit fini par être bonne. Finalement les yeux s'ouvrent avant 07h00 et en une heure trente tout est plié rangé sur le dos. On recomplète en eau et zou on manque d'oublier nos bâtons.
En avant brave bataillon...
En avant oui mais en montant ! On le savait un peu le point dur de la journée est clairement la montée vers Ussel. La route qui laisse apercevoir le château de Beaufort monte de bon train, mais le sentier qui file vers Montagnac alors lui serait classé hors catégorie. Bon en bas papy s'acharne avec sa tronçonneuse, l'hiver va être rude... Nous ben on transpire et c'est à petits pas que l'on remonte la pente, on passe de 761m à 960m en trente minutes. On passe largement au dessus du château et la vue qui commence à se dégager est encore une fois multicolore, forêts, champs à perte de vue et sur l'horizon les crêtes de quelques monts lointains. La température commence aussi à monter heureusement tout se fait à l'abris du soleil sous les arbres. Direction la Barnade où il faudra redescendre et remonter un peu. Une fois ces deux difficultés de la journée passées on arrive enfin à Ussel. Une pause au bar après avoir copieusement joué avec la fontaine du village et nous voici repartis. On passe Bargette non sans une nouvelle pause. Nos épaules sont douloureuses et chaque pause est appréciée. On arrive sur les 1000m et la cadence augmente surtout quand le sentier n'est pas jonché de cailloux. Le soleil continue son travail et dans le secteur les champs de brioches et pains (le blé) nous retourne la chaleur, on se croit dans la fournaise. On a repéré un spot possible pour la pause méridienne, un petit bois après Preyssac. De l'ombre sera vitale. Personne, on se jette dans la bordure du champ et on s'étale comme s'il nous appartenait. Un montage sommaire est mis sur pied avec nos bâtons pour faire office d'étendoir, en avant sauf que cela sèche. On croque un morceau et enfin la pause salvatrice pour laisser passer le midi solaire. On reprend le sentier pour arriver avec le vent et quelques nuages salvateurs au Bouchet Saint Nicolas. Petite pause, étude du l'itinéraire pour se dire que l'on vas se poser après ce village ou Landos. On profite de la fontaine pour changer notre eau contre de l'or bien frais et acheter quelques nectarines à l'épicerie. Je règle mes achats pendant qu'un randonneur fait remarquer qu'il attendait depuis 14h30 l'ouverture... Pauvre de lui faire la remarque à cette dame qui ouvre toute l'année et qui aujourd'hui avait pris soin de laisser un mot sur la porte. Lui il n'a pas assez marché !!! Bref je souhaite bon courage et je m'éclipse. On reprend la route et après quelques kilomètres ponctues des acclamations des grillons (laissez nous rêver) une dame manie le tracteur dans le champ du coup on en profite pour lui demander un bout de champ mais elle ne sait pas quoi nous répondre hors les campings. On se quitte et finalement on va se trouver une petite clairière en retrait avec vue sur le GR70 un peu plus loin.
Il est temps de se poser un peu, monter le campement et de se nourrir. Le soleil se couche gentiment, demain il devrait être pile dans l'axe pour sécher la tente.

Distance : 16,1km [46,5km]
D+ : 569m D- : 127m

Météo : beau ciel bleu nuages dans l'après-midi.













mardi 10 août 2021

Itinérance, GR70 Etape 02 de Monastier sur Gazeille à Goudet - 9,5km

La nuitée ? Nous sommes bien installés quasiment entre randonneurs. Je dis quasiment car non loin un arrivant sort de sa voiture et monte sa tente en beuglant sur sa compagne... Je ne sais pas où il était mais il a en plus de ça scié toute la nuit jusqu'à notre départ. De mon côté pas de soucis je suis comme les poupées vous savez celles qui ont les paupières qui se ferment quand on les allonge et peu importe l'endroit. Mon Binôme bon ca dire que la nuit sera plus compliquée. 
En avant brave bataillon !
Peu avant 7h00 les esprits s'éveillent. On commence à se préparer et à plier doucement le campement sans faire trop de bruits. Enfin vu la couverture sonore du voisin on a de la marge. Les tentes se démontent, on se dit tous bonjour et ma fois les sacs sont enfin fermés, il faut reprendre ces marques pour le démontage. Après quelques soins et récupération de fruits et du petit déjeuner il est largement temps de prendre le sentier. Entre temps j'ai remis dans le sens du parcours un binôme de dames qui avaient fait un 180 degrés.
On remet donc les sacs sur les épaules ! En fait ils pourraient presque se remettre en place tous seuls s'ils n'étaient pas aussi lourd. Je pense qu'après la journée d'hier nos épaules ont la forme des cintres, si vous savez ceux qui ont un décrochement pour maintenir les tenues à bretelles de ces dames... Naturellement on fait face en plus à une belle montée, enfin belle, dans les arbres (au moins au frais) mais une montée qui nous semble interminable. On arrive en haut après avoir pensé au moins 8 fois cette fois on y est. Bon il faut dire que le panorama se dégage et ouvre un panel de monts et de couleurs qui nous font soudainement penser que cela valait le coup. Nos yeux sont tout simplement émerveillés. On est fourbus mais contents, c'est aussi cela la randonnée. On fera une grosse pause histoire de se remettre de tout ca. On passe enfin le Cluzel et Courmarcès, notez la photo de notre Modestine. On continue d'avaler certains ravins où des ruisseaux semblent se tortiller. Entre les pins tordus et les champs moissonnés il reste encore un peu de pop-corn qui attend d'arriver à la taille d'épis de maïs, ce n'est pas pour demain.
On passe le lieu dit Le Cros et un superbe spot ombragé avec une table un l'eau qui fuie dans un glouglou rafraichissant nous échappe ! "Complet" bon c'est pas affiché comme ça mais c'est pareil. On continue vers St Martin de Fugères, beaucoup de spot ombragés sont pris d'assaut par nos prédécesseurs. Il faut dire que la chaleur est bien présente. On vise un lavoir indiqué sur la carte, bon ici ils ne sont pas couverts mais l'eau y est très fraîche. On pose les bouteilles au fond et on recomplète avec la petite pastille qui va bien. Même si je n'ai jamais traité l'eau sur le GR10, ici je ne suis pas seul. Pause repas sur un banc quel luxe puis survient le moment de se poser pour laisser passer le midi solaire. Une fois de plus moi je m'endors comme une tombe alors qu'à moins de 50 mètres il y a les engins et camions qui refont le revêtement de la route dans un vacarme infernal. Après trente minutes c'est enfin le moment pour mon Binôme de s'endormir. Au réveil de cette sieste j'ai déjà refais le point et je pense qu'aujourd'hui l'étape sera raccourcie. Ussel attendra il faut d'abord voir notre état pour rejoindre Goudet et retraverser la Loire, nous sommes d'ailleurs aussi sur le GR3. La descente est pierreuse, la fatigue aidant il faut redoubler de vigilance. Les sacs sont lourds et la chaleur écrasante. On passe le pont qui enjambe la Loire et la décision de stopper ici notre journée est plus qu'une évidence !
On se pose au camping avec en prime un double château coca et un double château orangina accompagnés d'une gaufre. Les corps sont fourbus et il nous faudra jeter quelques forces pour monter le campement. La douche va faire un bien fou. On se reconditionne et termine le campement. Ce soir on va déguster un chili (complet...) local avant de tenter de se reposer. Ha je vous ai pas dit ? Le nom du camping : Rock'n Camp et ce soir c'est concert... Tout un programme !

Distance : 9,5km [30,4km]
D+ : 312m D- : 364m

Météo : beau ciel bleu nuages en fin de journée.
















lundi 9 août 2021

Itinérance, GR70 Etape 01 du Puy en Velay à Monastier sur Gazeille - 20,9km

Et voilà c'est le jour J. Le réveil devait sonner à 06h41 mais on lui coupe la chique quelques minutes avant. Le rendez-vous de 07h00 est là, tout chaud accompagné de pain grillé et d'un panel de confitures et miel. On prend des forces pour cette première journée. Une fois la panse pleine on prend congé et hop en route vers la cathédrale pour le pointage GPS et quelques photos. En bas des marches d'ailleurs un âne attend bien sagement le début de son périple lui aussi. On file au parking récupérer nos affaires et mettre la géomobile à l'abris. Il est à peine 8h30 quand on se dit "maintenant c'est trop tard, ce qui est oublié il faudra s'en passer...".
On récupère à nouveau le GR70 et on commence par sortir de la ville. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'on est vite dans le bain ça grimpe dès le début et on arrive vite en température. Il y a du monde effectivement. Certains sur le St Jacques mais nombreux sont ceux qui empruntent le même itinéraire. On monte vers l'Ours... pas l'animal mais le village, et la montée prends tout son sens. On se fait semer par les premiers concurrents, bon en fait ce sera ça toute la journée. On a parfois l'impression de fermer la marche mais constamment il y a un ou deux marcheurs qui arrivent et filent devant.
On passe sous la N88 et le hasard du levé de tête on manque le louper le tourne à droite. Ca monte entre deux mamelons, celui de la Garde d'Ours et celui de la Garde de Mons, ils culminent autours de 880 mètres environ. On descend sur Les Mourgues avant de traverser la Loire et d'arriver à Coubon il est 11h. La Loire est bien moins large qu'à Orléans. On se dit que l'on mérite bien une pause, un ptit bar fera l'affaire le temps d'un château coca-orangina, le traditionnel château double coca arrivera bientôt. On repart en ajoutant la quête du pain, on repart avec un pain carré tranché, bon on fera avec. On continue notre sentier pour une pause casse-croûte près d'Archinaud. On ajoute une belle pause sieste d'une heure et zou on reprend le sentier. Depuis ce matin on longe les champs de pop-corn ou de brioche (alias maïs et blé) le soleil tape et l'Herm sera l'occasion d'une pause rafraîchissante.
La suite se déroule dans une sacrée montée (surtout quand tu interprètes mal les courbes et que tu annonce une sacré descente...) on sort de la forêt et enfin sur le plateau où se laisse découvrir Monastier sur Gazeille. On retrouve la statue de Stevenson, pause photo oblige. Il reste à entamer la descente infernale de fin de journée pour arriver au camping. Ce soir on a besoin d'un peu de luxe après cette sacré journée. Montage du campement, douche et repas. On fait quelques soins et zou on ne va pas tarder.

Distance : 20,9km [20,9km]
D+ : 793m D- : 511m
Météo : ciel bleu avec parfois quelques nuages blancs.