Quatrième post estival 2026 ! Pour cette sortie, je décide de tenter l’ascension du Turon de la Bat de Caoubère, au départ de Tournaboup.
Ce sommet, bien connu des skieurs et des randonneurs en raquettes du secteur, porte un nom qui mérite quelques explications. En gascon pyrénéen, « Turon » désigne un mamelon ou un sommet arrondi, tandis que « Bat » fait référence à une vallée ou un vallon. Quant à « Caoubère », le terme semble évoquer une grotte, une caverne, des trous rocheux ou encore une configuration particulièrement encaissée.
Derrière ce nom aux sonorités typiquement pyrénéennes se cache donc tout un petit morceau de la géographie et de la langue gasconnes.
Et maintenant, place à la randonnée !
En tout cas le pic de Caoubère lui qui culmine à 2496m selon ma carto n'est pas au programme (hi hi). Pas de folie avec mon bras souple...
Pour me rendre au Turon, j'emprunte la piste Laurent Fignon qui permet de rejoindre le pont de la Gaubie (un incontournable...). Ensuite je dois rattraper le GR10 sur 1 kilomètre où deux lacets m'amènent à une altitude de 1700m. Mon but durant cette courte montée sera d'échapper à un trio qui semble partir en rando montagne avec nuit au refuge, une totale découverte à un des gars, un parisien réfractaire... J'avale le sentier en augmentant la foulée à travers les pierres qui jonchent cette partie peu agréable.
A l'embranchement "théorique" sur ma cartographie, un sentier remonte plein Nord pour rejoindre le Turon... Mais à voir la végétation je me dis que cela ne va pas être si simple. Je passe le pierrier de plaques de granite, mais après une cinquantaine de mètres il faut se rendre à l'évidence, la végétation a complétement recouvert le mince sentier qui devait relever certainement plus de la sente à brebis que du sentier de rando. Je vais donc redescendre mon "kilomètre" un peu désabusé.
Je regarde à droite ce satané Turon et me dis que je devrais tout de même réussir à repiquer sur le sentier à travers la pente... A une patte d'oie, un sentier à 1640 m pique sur la droite pour rejoindre plus rapidement la piste Fignon qui continue elle, sur la gauche. Mon esprit bouillonne et je me dis qu'en coupant dans les rhododendrons qui tapissent la pente ca devrait être jouable. Quart de tour à droite et en avant, ça grimpe fort quand même... Au point que je vais me persuader, bien plus d'une fois, que je vais finir par rejoindre cette satané piste qui me ramènera au Turon.
Bon sang, même quand sur la carto j'arrive à proximité de la piste, cela ne saute pas yeux... Je finis par tomber enfin sur une pistouille où la chaussure touche les deux cotés... Bref, après d'intenses efforts j'arrive enfin sur le Turon où un troupeau de vaches m'accueille mais aussi sur la surveillance certainement dépitée de volatiles qui doivent se dire que le dodu randonneur ne sera pas sur la carte du menu du jour. Je contourne un peu le troupeau et entame la descente par l'Est vers Super Barèges.
Le retour par la piste Fignon me permettra de "rapporter" l'état de forme de quelques repères IGN et de constater que les chers vautours ont trouvé de quoi se nourrir.
Attention certaines images peuvent "heurter" la sensibilité, mais elles ne sont que le reflet de la vie en montagne où chaque espèce à sa place...
































































