Présentation du projet :

Alors "Grolles aux pieds, sac sur le dos et en avant compagnons..."

vendredi 24 juillet 2026

Randonnée, le refuge et le lac de la Glère - 14km

Pour ce troisième post estival 2026, direction une vallée que les plus assidus followers vont reconnaitre. En effet, le pèlerinage annuel ne saurait être complet sans une petite montée au refuge et au lac de la Glère. Une porte ouverte vers le Néouvielle.
Après l'avoir observé deux jours avant depuis les hauteurs de l'ancienne gare d'arrivée du funiculaire il est temps de frotter les grolles sur le sentier qui grimpe à 2153m.
Posée au parking du Lienz, la Golfinelle passera elle la journée à l'ombre. Bâton en main, grolles ajustées nous voici sur les petites pentes du Lienz pour rattraper la piste et se porter à hauteur du camp Rollot où un campement est en place. On s'engage sur la piste 4x4 qui serpente le long du ruisseau en direction du refuge et des pentes calcinées du Lurtet. Quelques volutes de fumées dansent sous le vent comme pour narguer la nature. La grande partie en faux plat se termine et voici les grands lacets qui zigzaguent maintenant jusqu'au refuge. Des pauses "glouglous" seront nécessaires car ici aussi la chaleur est bien présente. On arrive au refuge où quelques randonneurs font leur pause aussi.
C'est bien la première année, dans mes multiples montées à la Glère que je rencontre si peu de monde sur ce sentier. L'incendie "de Barèges" comme ils disent à la télé doit faire peur et rebuter le commun des mortels. Pourtant à connaitre la zone, à se renseigner et à apprécier le danger (car faut toujours laisser la place de se dire est-ce raisonnable ?) il n'y a pas vraiment de risques aujourd'hui. La zone et le sentier d'ailleurs sont interdits à la circulation routière, ce qui d'ailleurs est le cas toute l'année, mais il faut sans cesse le rappeler... mais le sentier est libre à la randonnée tout en faisant attention si nécessaire aux véhicules d'intervention qui pourraient passer ici.
On prend le temps de se rafraichir au refuge avec un cola "régional" et une limonade puis après quelques photos, direction les bords du lac pour la pause casse-croute et un peu de repos.
Le retour se fera tout aussi "tranquillement", on ne croisera qu'une famille qui monte vers le lac.
Assez de blabla, place aux images...

















Fiche issue des données du GPS :

mercredi 22 juillet 2026

Randonnée, la forêt de l'Ayré depuis Le Lienz - 9,6km

Pour ce second post estival 2026, retour sur un itinéraire bien connu, celui de la montée à l'ancienne gare du funiculaire de l'Ayré, un pèlerinage incontournable pour ma part qui offre une très belle vue sur la vallée de la Glère. L'itinéraire est naturellement bien connu même s'il existe une variante plus courte mais bien plus raide, il faut ménager nos corps et surtout les vibrations dans mon épaule gauche. L'itinéraire passe dans un secteur où le grand tétras dispose d'une zone de quiétude.
On pose la Golfinelle au parking de l'auberge du Lienz chez "Louisette" et on s'enfonce dans la forêt sous les "encouragements" (notez les guillemets) d'une mono qui demande aux retardataires d'accélérer le pas.... Nous allons donc devoir partager le début de sentier avec un groupe d'ados en recherche de vitesse qui se rend au camp de l'AROEVEN, un ancien hôtel transformé en colonie connu sous le nom de Chalet Solitude. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'on ne risque pas de croiser ou d'apercevoir le moindre animal dans le secteur... On finit par dépasser l'imposant chalet qui est posé sur le côté du rail du funiculaire, dont une petite gare a permis à des milliers d'enfants de monter de Barèges à la colonie jusque dans les années 2000.
Le silence sera enfin de mise car pour les "trolls", il est temps de passer à la cantine pour le déjeuner tandis que nous continuons notre progression sur le sentier qui serpente à travers la forêt où se succèdent les hêtraies, sapinières et mélèzes. Il fait chaud, mais l'ombre salvatrice permet d'être protégé du soleil avant d'entrer dans la zone de quiétude du grand tétras. Un petit arrêt à la cabane de l'Ayré. Abri en pierre situé à 1774 mètres, elle offre une halte aux randonneurs qui peuvent en apprendre plus sur le grand tétras et les animaux qui vivent ici. Elle fera d'ailleurs l'objet d'un plan de mise en avant dans le cadre du géocaching, avec une pose physique d'une cache traditionnelle et de quelques points d'aventure !
On passe devant la stèle du docteur Georges Sabatier, guide et amoureux de la région, avant les derniers lacets pour enfin apercevoir la gare d'arrivée du funiculaire, notre point d'arrivée. La vue sur la vallée de la Glère offre aussi la vue sur les pentes du Lurtet où, depuis quelques jours, les pompiers œuvrent avec le renfort d'hélicoptères contre un incendie suite à un impact de foudre. La pente calcinée assombrie le décor, où parfois quelques fumées reprennent vie.
Il est temps de déjeuner et de profiter d'une bonne pause avant de redescendre. Pour le final, ne passera pas devant la "colo", on coupera par le camp Rollot.
Histoire d'en savoir plus :
Le funiculaire et le chalet Solitude (1550m) ont naturellement une histoire commune liée. Démarré dans les années 1920, le funiculaire est finalement mis en service en 1936. Dans la foulée, une auberge est construite au terminus, elle va connaître un franc succès. Après la guerre, le complexe de Pragnères-Cap de Long est réalisé. Les impératifs de chantier de la Glère nécessitent de gros moyens, dont la garantie d'accéder au site (près de 600 ouvriers en période haute). Une opportunité d'allonger la liaison jusqu'à l'actuelle gare d'arrivée à 2009 m aux frais d'EDF, on y trouvera aussi un restaurant panoramique... En 1949 a lieu l'inauguration du plus puissant funiculaire d'Europe. Il fournira jusqu'en 1952 aux ouvriers les moyens techniques et logistiques d'œuvrer au profit du chantier.
En 1950, l'auberge prend du galon et le propriétaire fait construire l'hôtel-restaurant (le bâtiment actuel). Dix ans plus tard, le bâtiment est à vendre et c'est l'AROEVET (devenu depuis l'AROEVEN) qui en devient propriétaire. En 2000, les normes auront raison du funiculaire. Le chalet va continuer d'accueillir des jeunes, plus de 10 000 en 50 ans.
En avant pour les images..









Fiche de la randonnée issue des données GPS :



mardi 21 juillet 2026

Randonnée, la pépinière céleste de Barèges - 2,2km

Une petite sortie connue mais qui cette année va pouvoir se faire en deux phases, la première diurne et la seconde en mode nocturne. Le mode "jour" va permettre de refaire les vérifications liées à une aventure labcache en mal de visites et la seconde visite va enfin pouvoir se dérouler de nuit avec la météo idéale. Il faut dire que se poser sur les transats en bois pour observer les nuages n'est pas forcément le but recherché ici. On attendra donc une soirée bien dégagée pour monter et observer les étoiles...

Le parcours emmène le visiteur depuis le centre de Barèges jusqu'à la prairie de Pourtazou où une ancienne cabane à outils de la pépinière qui a été restaurée. Le circuit est balisé à l'aide de petits disques phosphorescents ainsi que des animaux et symboles, peints sur les rochers. De nuit et pour connaitre le circuit une petite lampe peut être nécessaire contrairement a ce qui est indiqué sur le parcours. Même en s'habituant au déplacement nocturne, le ravin est par moment plutôt proche, il ne s'agit pas de se mettre en danger surtout avec de jeunes enfants. 

Le ptit plus : pourquoi une pépinière?

La station thermale de Barèges est implantée sur un des sites les plus exposés des Pyrénées : crues torrentielles du Bastan, avalanches, forte érosion des versants abrupts de l'Ayré, en rive gauche (là où vous vous trouvez), et du Capet, en rive droite. Après une série de catastrophes, dès 1860, des travaux ont été entrepris : construction de seuils, barrages et autres digues de protection. C'est à partir de 1880 que le service de reboisement des < Eaux & Forêts >, service de l'État devenu aujourd'hui l'Office national des Forêts, entreprend un vaste programme de plantation.

C’est donc ici qu'on élevait les petits plants, feuillus et résineux. destinés à reconstituer les forêts des versants qui dominent la station. Ces forêts dites "de protection" ont permis à la fois de stabiliser les sols, mais aussi de freiner voire d'arrêter les avalanches qui détruisaient, par le passé. les maisons se trouvant sur leur passage. Les phénomènes d'érosion sont aujourd'hui atténués, mais le risque avalancheux persiste, nécessitant une surveillance et des travaux annuels.

Les pépinières de reboisement de la Vallée de Barèges étaient divisées en deux catégories : les pépinières permanentes, destinées à approvisionner en plants les zones sélectionnées pendant toute la durée des travaux et les pépinières dites "volantes", destinées à approvisionner spécialement une portion particulière de terrain, et qui étaient par la suite définitivement reboisées.

Avant la restauration de 2024, il y avait deux pépinières permanentes sur la commune: - celle de 20 ares (2.000 m²) où vous vous trouvez, et une de 12 ares (1.200 m²) installée aux Artigalas, en rive droite du Bastan (appelée Couratge).

Je vous laisse parcourir les photos de ces deux petites aventures... 

 

 

 

 

 





 


 

 

 








Fiche issue des données du GPS :