Présentation du projet :

Alors "Grolles aux pieds, sac sur le dos et en avant compagnons..."

jeudi 28 juillet 2022

Randonnée, montée à la gare d'arrivée du funiculaire de l'Ayré - 12km

Pour cette rando Je vous emmène sur les hauteurs du Lienz, plus exactement sur le site de la gare d'arrivée du funiculaire de l'Ayré à 2006 mètres d'altitude.

Une petite virée donc sur les hauteurs de Barèges. Un départ est possible aussi depuis le village mais je préfère partir depuis "Chez Louisette" où je me fais déposer vers 9h30 au Lienz à 1500m.

Le sentier monte en zigzag dans la forêt et passe sous le téléskis de l'étoile et le rail du funiculaire.
La forêt domaniale de l'Ayré (dont le pic culmine à 2422m) et du Lisey abrite une zone protégée du grand tétras dont la signalisation renseigne le randonneur sur la zone où il est préférable de le laisser vivre en toute quiétude. J'espère que la zone ne monte pas jusqu'à la gare, bon le tétras naturellement lui ne lit pas les panneaux mais je vais ouvrir l'œil car mon désir de faire quelques vues aériennes du bâtiment à l'abandon ne quittent pas mon esprit. Je passe la cabane de l'Ayré, encore quelques virages et voici la bâtisse. Je bascule sur le haut pour jeter un œil sur la vallée vers le refuge de la Glère. Je retourne prendre quelques informations sur l'histoire du site ainsi que l'association Funitoy. Avant d'entamer la descente je me retrouve face à un couple qui cherche un sentier pour redescendre vers Barèges mais là où commence à descendre monsieur il ne va pas trouver le sentier mais surtout le vide. Carte à l'appui j'annonce qu'il n'y a que deux possibilités, redescendre de là où ils viennent où monter au col mais inutile de s'obstiner par là. La pluie s'annonce alors autant ne pas traîner de toute manière j'ai tout de même bien j'ai l'impression d'avoir mis monsieur en défaut devant sa dame...

Je file, serpente vers le Lienz, à 13h15 je suis récupéré...

/!\ Article publié en mai 2025












Photos avec le drone...



La vidéo de la randonnée...


Fiche issue des données GPS :


mercredi 27 juillet 2022

Randonnée, le Cirque de Gavarnie et sa cascade - 10km

Au programme de ce 27 juillet, le cirque de Gavarnie. Un site très touristique certes mais il faut aussi cocher les incontournables. Pas une grosse randonnée, mais on espère s'en mettre plein les yeux. Avant de rejoindre le village de Gavarnie d'où s'effectue le départ, mission de récupération d'une nouvelle paire de grolle pour mon Binôme de vie. Le colis est arrivé hier mais la destination affichée par le lien du SMS ne pointait pas à Luz Saint Sauveur. On traverse Luz et nous voici plein Sud direction Gavarnie. On passe le village et nous voici à monter dans les lacets. On passe Pont de Genèbre, on passe non loin des Granges de Holle, un lieu tellement apaisant que la vitesse de la voiture est en chute libre. Je sors de ma léthargie, on continue notre grimpette et j'ai un pressentiment, on va tomber sur un hic ! Les photos de glouglou maps ne m'avaient pas inspiré et le moins que l'on puisse dire c'est que le mot "station fermée" sur la carte m'a franchement pas convaincu du contraire. On pose la voiture et on se dit que le "croisement-market" (histoire de pas faire trop de pub) est tout petit... Oui mais bon il n'y a même pas un hôtel une auberge et l'endroit est désertique... On repointe depuis le SMS, pas de doute cela nous emmène bien ici avec la référence désirée. On cherche on regarde, je fais le tour de la station... Je devrais marcher dessus ou dedans selon maps mais rien ! On se décide à appeler car il devrait être ouvert depuis peu ! Enfin pour le moment même si c'était il y a 15 minutes, le temps de creuser les fondations, monter les murs et une toiture à la va vite on va tout de même au devant d'une grande déception, et les grolles, elles, vont aller dans une autre vallée se défouler ! On tente d'appeler, heureusement ça passe, sinon on était marrons, au téléphone on nous confirme que le colis est bien présent : "il est là devant moi" ! Ok mais nous on ne vous voit pas, il y a bien, et notez qu'on ne dit pas cela pour vous, quelques ruminants mais pas de comptoir, pas d'enseigne. Y a bien une déneigeuse oui, mais vu le temps en plus. Nous nous sommes au dessus de Gavarnie à la station et vous ? Nous sommes à Esquièze... Esquièze ??????? le Esquièze juste au nord de Luz ?? Le "Croisement-market" après le pont sur le gave !! Oui, Oui c'est cela ! Haaaaa bon (vous pourriez même noter notre ton de désappointés du dimanche) à ce soir alors, merci.

Qu'est ce que c'est que ce cirque ??? Notez qu'on doit aller à celui de Gavarnie mais là on est à Gèdre-les-Espécières, ok en mélangeant les lettres on doit pouvoir y arriver mais le compte n'est pas bon. Il est difficile de décrire dans quel état nous sommes ! Un subtil mélange d'incompréhensions, de honte, de rire. Quoi qu'il en soit même encore au moment où j'écris ces lignes, après avoir récupéré les grolles, annoncé à la responsable que la situation géographique du "Croisement-Market d'Esquièze-Sère" était erronée, vous devriez pouvoir constater par vous même en effectuant une recherche.

Bref, échec de la mission, il faut redescendre, poser la voiture et découvrir le Cirque mais le vrai cette fois car avec notre chance aujourd'hui...

On pose la voiture "enfin" sur le parking, on s'acquitte du loyer journalier imposé et sac sur le dos c'est parti. C'est parti oui mais en fait on devait en profiter pour affecter du pain, du fromage, quelques emplettes pour ce casse-croute au pied de la cascade. Là on a que le saucisson...... Mais qu'est ce qu'on a fait ??? En plus pour avoir déjà jeter un œil sur la carte : je n'ai même pas vu le nombre d'habitant d'indiqué, ca va mal finir, inutile de chercher la zone commerciale. Comme de bons "bolos" on avance dépités en priant pour trouver une espèce de boulangerie avant de sortir. C'est qu'il commence à y avoir du monde en plus. Bravo de partir tôt pour finalement aller visiter une station fantôme puis revenir dans le patelin avec les assoiffés de randos armés de sacs et de gamins hurleurs.

Un boui boui, une espèce de mini guichet apparait non loin d'un hôtel. Vitres de plexiglas, baguettes industrielles moulées en vente à un euro dix ! On a envie de mettre une étiquette "spécialement pour les loosers". Holala ca ne donne pas envie !!! Mais bon sur notre front c'est marqué : "LOOSER", j'imagine ma fille entrain de me fixer avec son "L" géant à l'aide de ces doigts sur son front, juste entrain de dire ce mot tout bas, si bas que personne ne l'entend mais tout le monde comprend.

Je sors la monnaie pour acheter la baguette de la honte. Pour vous dire on a failli se faire surprendre par le tenancier qui arrivait dans notre dos au moment où à haute voix on faisait l'éloge de ce cabinet des délices. Je brise la baguette, bon ok je la plie pour la fourrer dans le sac et fuir à travers la foule.

On continue notre périple et on passe devant quelques boutiques et là je dis à Laure, si on peut on va se prendre un bon morceau de fromage histoire de !!! Bingo quelques mètres plus loin de magnifiques fromages locaux commencent à être placés sur les étals. Bon sang il y a même de superbes baguettes traditions !! Là on craque, fromage et véritable baguette seront de la partie. je suis invité à régler à l'intérieur : le piège, du saucisson à foison, mais aussi du nougat ! Bon sang je pourrai même faire le W du Winner avec mes doigts... Impossible de résister il y aura du nougat en dessert. Maintenant on peu enfin sortir du village et commencer notre évasion pédestre et culinaire.

Sinon au niveau de la rando ??? Parce que bon c'est bien beau tout ça...

La rando ? Sympa.

Bon ok, hi hi. Il y a plusieurs itinéraires pour se rendre dans le Cirque, dont certains très techniques. Nous resterons dans la vallée sur le chemin principal qui mène à l'Hôtellerie du Cirque. On passe le pont Brioule puis le secteur du pont Nadau. Le gave de Pau s'écoule à notre droite tandis que le chemin se transforme en sentier et commence à monter tranquillement. Le gave s'éloigne un peu alors que l'on prends plus de hauteur avant de passer le secteur du Caussilet. Quelques virages dans la pente et enfin nous arrivons à l'Hôtellerie alors que le Cirque est encore dans les nuage. Nous avons mis une heure vingt tranquillement. La vue est bouchée, il faut espérer et continuer d'avancer dans le cirque. Il est presque onze heure quand des morceaux du Cirque tout en haut se laissent apercevoir. J'indique à Laure que normalement on devrait être entouré de cette muraille mais on peine à s'en rendre compte. Il faut patienter encore quelques minutes quand soudain l'intégralité du Cirque s'affiche devant nous. C'est l'extase. Passer de : on ne voit rien à tout d'un coup se sentir si petit dans cette "poche" de pierres.

Les murs sont gigantesques, l'endroit est grandiose. On le savait pas et on s'en rendra compte sur le retour mais dès le village nous aurions du voir l'immensité du site. finalement cette brume nous aura fait découvrir le site comme si nous étions au théâtre sur scène mais derrière le rideau. Les coups retentissent et soudain devant vous les gradins sur prés de deux cent degrés. Encore une belle découverte et avec la manière s'il vous plait.

On continue de progresser à travers la foule pour se trouver un petit coin où on sera au mieux pour se poser et engager les formalités du casse-croute ! On trouve notre spot et voila que l'on déballe notre repas. Une photo s'impose même avec le soleil en face. On se régale de notre baguette géniale, le saucisson agonise et le fromage n'a pas trop le temps de transpirer. Le nougat prend une petit gifle. Dois ajouter que la baguette looser est restée au fond du sac ?

Après le repas je décide de pousser jusqu'au pied de la cascade. Les dernier secteur est plutôt abrupte et très caillouteux, nombreux sont ceux qui redescendent avec un style acrobatique. De loin on ne devine pas le décrochement de la cascade qui se jette sur un balcon rocheux avant d'atteindre le bas du Cirque. En tout cas en bas elle sait se faire entendre et éparpille aussi un peu de sa fraicheur. Le gave ici dévale la pente pour sortir du Cirque en direction de Pau. Je décide de rejoindre Laure en le suivant dans une descente avec je vous rassure le même style que bien d'autres... Encore quelques minutes de pause et après la visite d'une brebis qui semble demander à tout le monde son chemin on décide de reprendre le sentier du retour. On quitte le Cirque, nous ne sommes pas seuls et notre seuil de tolérance à la foule commence à déborder. J'avais étudier la carto et repéré un tout petit sentier sur la gauche, je ne dois pas le louper. Surtout que le groupe autour entre enfants et chiens biens énervés cela tape sur notre équilibre mental. Stop !!!! A gauche toute, direction des fourrés et la petite sente en attirant mon Binôme par la main. On s'enfonce rapidement entre les arbres et en quelques mètres déjà l'environnement sonore est déjà à un niveau bien plus raisonnable. On se laisse porter par la pente tout en observant en contre bas le gave que l'on va finir par rejoindre et traverser à la faveur d'une passerelle. On se retrouve dans les prairies de la Prade puis celle de la Courade ! Encore un beau secteur à traverser. On rattrape le chemin au pont de Nadau et nous voici à nouveau dans la foule. On repasse prendre une baguette du bonheur, un peu plus loin ce sera la glace "récompense" et en se retournant on jette un dernier coup d'œil car cette fois effectivement sans brume ou nuage on aperçoit bien le Cirque et la cascade.

Voila c'était le récit de cette sacré journée qui va se terminer à Luz pour enfin récupérer le colis de Laure.

Article mis en ligne en septembre 2022

Vue générale du Cirque :



Quelques photos :

















Fiche issue des données du GPS :




mardi 26 juillet 2022

Déambulations, le Pic du Midi de Bigorre 2877m - 1km

Mardi 26 juillet,

En titre je pourrais dire :
Mᴇssɪᴇʀ42 sᴜʀ ʟᴇ ᴠᴀɪssᴇᴀᴜ ᴀᴜx Eᴛᴏɪʟᴇs...
𝐴𝑙𝑖𝑎𝑠 𝑙𝑒 𝑃𝑖𝑐 𝑑𝑒 𝑀𝑖𝑑𝑖 𝑑𝑒 𝐵𝑖𝑔𝑜𝑟𝑟𝑒...
La journée n'était pas clairement définie. Hier après une pause au col du Tourmalet puis un rapide passage à la Mongie pas de grosse perspective en vue. Il nous faudra bien terminer l'aventure Lab du Pic démarrée au pied du téléphérique... On discute cache virtuelle mais pas de tirage au sort favorable donc on posera pas de cache sur ce vaisseau là haut.
Ce matin, consultation des mails et que vois-je ! Publication d'une virtuelle il y a quelques jours... Un gredin lui a eu plus de chance. Du coup le planning serait il entrain d'évoluer ? Monter au Pic ? A pied ? En téléphérique ? De Nombreuses options aux tarifs variés... Après quelques réflexions et simulations diverses j'opte pour aller retour mécanique avec projections non sans oublier de vérifier la météo là haut grâce aux webcams du site ! Après tout ce sont les vacances et gardons du jus sous le pied, de plus ça va permettre de profiter pleinement du site.
11h30 départ sous les nuages, le sac est prêt, à nous les lacets vers les cols. 40 minutes plus tard on trouve une place et nous voici un peu après à passer le portillon pour monter au Pic. On est toujours sous le nuage mais on sait qu'au changement de téléphérique à la gare du Taoulet nous seront au dessus de la mer de nuages.
12h30 on est en haut, au dessus de cette immense mer de nuages qui laisse apercevoir tous les sommets environnants ! Quelle vue... Passée la vidéo d'introduction tout le monde se reparti sur le site. On ne saurait presque pas où donner de la tête. On déambule à la recherche de nos réponses tout en visitant le site, vive le géocaching. D'ailleurs quelle surprise de tomber nez à nez avec un couple de géocacheurs vus il y a moins de deux semaines au GéoNord à Béthune (adeptes des puzzles du GR10 durant le confinement, comme le monde est petit parfois) ! On discute un ptit moment et on reprend nos visites respectives. Une première tournée du site est effectuée quand vient l'heure de manger un morceau. Partis sur notre lancée on passe au snack et on ressort avec un plateau bien garni et très abordable. Avant de sortir de table on recroise les géocopains, on retape la discussion et zou on prend aussi la pose photo ! Encore un bon souvenir GC dans la boîte.
14h30 - 15h45 il est temps d'en apprendre plus sur le site, l'épopée des pionniers, l'univers bref tout ce qui touche au Pic. Direction le Planétarium puis l'observatoire pour la projection des films. Naturellement je suis aux anges moi le tout petit astronome, enfin surtout celui qui reste émerveillé par l'astronomie. Outre l'histoire du site, je ressors complètement subjugué. J'en, on en a pris plein les yeux et plein la tête.
Jusqu'à 17h30 je vais déambuler au grès des plateformes, à m'imprégner de toutes ces vues magnifiques, je ne tiens que peu en place, photos par ici, photo par là ! Laure bien plus posée m'observe depuis le transat, un coup à droite, un coup à gauche. Deux des coupoles manœuvrent depuis quelques minutes, l'occasion d'y jeter un œil, mais moi du coup je suis comme un chien fou. Quel pied d'avoir pris le temps à 2877 mètres.
Encore une très bonne journée. Il faut penser à redescendre sous la mer de nuages.
Merci en tout cas au personnel du site toujours de bonne humeur, à l'écoute et disponible ! Comme dit, contrairement à d'autres personnes que l'on a entendu hier, nous avons eu le sentiment d'en avoir eu pour notre argent ! Il faut dire que cela touche aussi des secteurs que l'on aime...
Voilà on était là et je pense que d'autres visites seront à prévoir à l'avenir !

Article mis en ligne en mai 2025
















samedi 23 juillet 2022

Divers, Naissance dans les montagnes...

Samedi 23 juillet 2022, troisième jour dans les Pyrénées et bon sang comme je m'y sens bien...

Retour sur le GR10, bon pas entièrement mais au moins sur la portion entre le refuge d'Ayous et le lac de Bious Artigues

Je vous place ici un texte avec les images du jour et un texte personnel qui date de 2021 et qui va assez bien avec la rando autour des lacs...

𝘑𝘦 𝘴𝘶𝘪𝘴 𝘯𝘦́𝘦 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘦𝘴 𝘮𝘰𝘯𝘵𝘢𝘨𝘯𝘦𝘴.
Je m’en souviens très bien ! J’étais dans cet Iris bleu… D’avant je ne me souviens pas, mais je me revois basculer dans le vide car la tige de mon hôte poussée par le vent avait fini par me faire sortir de mon lit. Toute de bleu entourée au creux de ces pétales j’étais au frais sur les hauteurs bien à l’abris entre ces murs veloutés. Ce vent du matin alors que le soleil tardait à poindre son nez au-dessus des plus hauts sommets environnants m’a donc fait sortir de cette léthargie dans laquelle je m’étais confortablement laissée aller. La chute si courte soit elle, ne fut pas violente. C’est sur ce tapis de mousse verte qu’elle fut amortie. De là il me semblait retrouver quelques congénères arrivées durant la nuit. Sous mon poids c’est toute la rangée alignée sur ce brin de mousse qui finalement sous l’effet de la gravité commença sa course folle. Alors que le soleil envoyait enfin ces rayons comme pour nous montrer le chemin, irrémédiablement je me suis retrouvée sur ces rochers à dévaler pierre après pierre la bordure du sentier que quelques bipèdes remontaient vers ce qu’ils appelaient la brèche. Soudain sœurs après sœurs nous sommes arrivées sur ce filet d’eau. Plouf me voici à chavirer au grés des pierres, de quelques herbes. Sautant de barrages en barrages, certes de quelques centimètres voici que le filet s’épaissit. Parfois on pousse quelques cailloux, on saute au-dessus d’une branche, mais toujours comme attirées par le centre de la Terre on file de plus en plus vite. Bientôt les frêles glouglous deviennent presque des grondements. Le fracas contre certaines pierres se fait plus violent. Parfois je suis comme arrachée à mes sœurs, arrive alors de temps d’une fraction de seconde le moment d’avoir cette sensation de planer. La suite n’est qu’une variation de vitesse entre les moments de calme puis ce retour soudain où tout se précipite. Plus question de parler de filet, c’est plus un ruisseau maintenant. Il parait que monsieur le lac nous attend en contre bas, un lac magnifique aux eaux si transparentes qu’elles laissent entrevoir le fond. Il me faudra encore bien des tumultes avant d’y arriver et de m’y reposer. Quelle traversée, un moment inoubliable. Le passage étroit à une vitesse vertigineuse qui a succédé m’a fait reprendre conscience que j’avais quitté ce palier. J’étais comme aspirée dans un tube froids et noir. Après cet enfermement à vous faire éclater la tête l’étau c’est resserré encore pour finir par tomber dans une fontaine. Elle était belle cette fontaine, à l’ombre dans ce petit village typique. A la fraiche, tournant sur moi-même coincée dans les bras d’une petite algue verte. Il y avait là aussi quelques étranges animaux dont la mutation n’était pas terminée… Ils rêvaient de devenir grenouille pour pouvoir sortir de ce bassin. Enfin c’est ce que j’ai cru comprendre. Soudain c’est l’enfer qui se déchaine, voilà que le calme est interrompu par un bipède qui brasse le contenu du bac à grands renforts de « qu’elle est fraîche » par ici, « qu’elle est bonne » par là. Le bougre m’emporte. D’une brassée me voici déposée, que dis-je projetée dans sa tignasse. Et hop me voici accrochée à deux tiges, quasiment aux commandes du bipède. La maitrise n’est pas totale, je suis plutôt en mode résistance. C’est qu’il avance le gredin. Je domine de toute sa hauteur la vue qui s’offre à moi. On remonte d’un pas décidé sur les sentiers de cette montagne que j’ai dévalé à toute vitesse. Les minutes avancent et les sentiers sont avalés. Il commence à faire chaud, très chaud. J’ai l’impression d’entrer en ébullition. Je me sens comme rétrécir sous cette chaleur. Je fini par m’évanouir, comme dans un état second. Je quitte mon corps, enfin son corps. Je me disperse dans l’air, je flotte maintenant. Je m’élève haut, très haut. Je domine la montagne à présent. Ici les vents sont froids. Après quelques instants me voici quasiment dans le brouillard. Plus de visibilité. J’espère ne pas m’éloigner trop de mes montagnes. C’est la fin de journée et je ne sais pas où je vais passer la nuit ! Après quelques heures où j’ai repris des forces et du poids, il y a autour de grands claquements. La luminosité commence à baisser mais de grands traits blanc déchirent le ciel. Je manque même de me faire électrocuter quand soudain le coussin sur lequel je suis posée se déchire. C’est la chute vers le bas, à toute vitesse nous sommes projetés vers le sol. Il parait que beaucoup s’écrasent sur les rochers, d’autre auraient de la chance et rencontreraient des arbres. Moi soudain ma chute s’arrête. Je me retrouve étourdie, j’ai encaissé cette chute vertigineuse pour finir par me poser dans une Adonis ! Chouette encore une fleur des Pyrénées !
𝐽𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑙’𝑎𝑣𝑎𝑖𝑠 𝑑𝑖𝑡, 𝑗𝑒 𝑠𝑢𝑖𝑠 𝑛𝑒́𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑜𝑛𝑡𝑎𝑔𝑛𝑒𝑠.
𝘓𝘢 𝘨𝘰𝘶𝘵𝘵𝘦 𝘥'𝘦𝘢𝘶,
𝐻𝑒𝑟𝑣𝑒́ 𝘫𝘶𝘪𝘭𝘭𝘦𝘵 𝘟𝘟𝘐
Article mis en ligne en mai 2025





Randonnée, le tour des lacs d'Ayous - 16km

Retour sur les sentiers, plus exactement dans le secteur des lacs d'Ayous pour faire le tour des lacs :

L'année dernière nous avions parcouru la rando vers les lacs d'Ayous sur le GR10 uniquement sur la montée au refuge qui porte le même nom puis le retour par le même itinéraire au lac de Bious Artigues.
Cette année on allonge le circuit pour faire une boucle afin d'ajouter d'autres lacs au "palmares".
Je sais que le parking du lac de Bious Artigues est vite saturé alors on essaie de ne pas prendre trop de temps. On avale la route sinueuse mais rien à faire le personnel d'été nous oblige à se garer au parking inférieur ce qui allonge d'un kilomètre et de +100 mètres de D+.
08h00 à 1300 mètres on verrouille la voiture et en route pour rattraper le véritable point de départ : le lac de Bious Artigues et il y a déjà foule. Trente minutes plus tard on passe la rive du lac et on s'enfonce dans la forêt. On retrouve aussi les parties bétonnées qui ne nous enchantent guère. On passe le pont d'Ayous tranquillement nos cuisses sont encore meurtries.
09h00 on arrive au pont de Bious (1542 mètres). On quitte le GR10 pour passer par cette belle plaine où serpente le gave de Bious sur le GR108. Il n'y a quasiment personne sur cet itinéraire. On quitte le GR pour rester sur la piste qui monte plus doucement vers les cabanes de la Hosse. Entre temps les parcs de brebis de la cabane de Cap de Pount s'ouvre pour libérer ces dames à la quête de nourriture.
10h00 on fait une bonne pause aux cabanes de la Hosse (1724 mètres) où l'on voit arriver une horde de rugbymen qui descendent des lacs pour filer vers Jean Pierre. Nombreux sont ceux qui hallucinent en voyant le sentier à prendre pour le contourner. Nous on profite du robinet de la plus petite des cabanes où le berger semble s'afférer à préparer du matériel pour le fromage...
Retour sur le GR108 pour gravir les pentes qui mènent au lac Casterau dont le pic a notre droite culmine à 2227 mètres. Il est temps de déjeuner sur la rive du lac à près de 1950 mètres. Il commence à y avoir un peu de monde, certains se baignent d'autres ne semblent pas avoir lu que le secteur est interdit aux chiens (parc national oblige).
12h30 on reprend notre chemin il faut encore grimper. Dans la montée on réussira à voir un bout du lac Paradis. 20 minutes plus tard nous sommes à 2000 mètres et on passe sur le PR qui mène au refuge d'Ayous.
13h15 on arrive à 2093 mètres sur la rive du lac Bersau. La foule commence à grossir est la baignade semble être de mise ici. On espère que tout ce monde ne c'est pas enduit de crème solaire pour aller se baigner dans ces écosystèmes fragiles...
14h00 arrivée à 1970 mètres on fait une pause près du refuge mais rapidement on suffoque alors on se décale un peu ce qui me permettra aussi de faire quelques images aériennes vu que je suis hors des limites du Parc National des Pyrénées dont le survol de drone de loisir est strictement interdit.
14h50 on quitte le bord du lac Gentau, on passe les lacs du Miey puis Roumassot. On laisse derrière nous les cascades et vers 16h15 nous voici de retour au pont de Bious. Il nous reste à avaler le chemin parcouru ce matin avec une pause sucrée au lac de Bious pour arriver à 17h30 à la voiture.
Encore une belle rando d'environ 15 km pour 850 mètres de D+ autour de l'eau avec une superbe météo sur nos tablettes et à partager sans modération.


N'hésitez pas à vous abonner à la chaine Youtube.

Fiche et carte issue des données GPS :


jeudi 21 juillet 2022

Randonnée, le lac du Montagnon 2003m - 11km

Depuis la veille nous sommes installés à Gère-Bélesten (Pyrénées Atlantiques- 64) et ce jeudi c'était la première randonnée et pas des moindre, direction le lac du Montagnon.

Trois départs possible selon internet, Laruns, Goust et Aydius. C'est cette dernière qui sera choisie 8,4km aller retour et 960m de D+ pour 6h30 une rando sportive mais les deux autre sont plus longues et avec plus de dénivelé.

Le réveil à 6h50 sonne le début des activités. Le petit déjeuner est avalé, les sacs préparés, voiture chargée et à 7h30 c'est parti pour rejoindre le point de départ. Il faut dire qu'une barrière est annoncée fermée à compter de 9h00 alors pour éviter d'augmenter les chiffres on ne va pas prendre de risques.

On quitte Gère et à Bielle direction le col de Marie Blanque à 1035m à Escot direction Bedous puis Aydius dont la première surprise nous attends. Le village est interdit à la traversée (et pas temporairement). Demi tour pour rattraper la route des Salars. On passe la barrière redoutée à 8h45 et nous voilà sur une route sinueuse pour finalement être stoppés par une autre barrière ce qui finalement place le parking à presque 1km du point de départ.

9h15 on quitte le parking déjà bien rempli direction le lac du Montagnon perché à 2003 mètres d'altitude, nous sommes à 960 mètres.

Il faut rattraper le vrai point de départ à près d'un kilomètre via une piste en terre. On aperçoit un petit panneaux qui indique le lac et permet d'entrer en sous bois pour couper le virage qui est devant. Zou on se glisse au "frais". On rattrape la piste un peu plus haut et on arrive à l'ancien parking du point de départ de la rando, il est 9h45. On passe brièvement sur une chemin en herbe pour rapidement passer sur de la piste forestière défoncée avec un dénivelé certain... La grimpe s'effectue dans le sous bois avec un vent léger. Moi cela ne me saute pas trop aux yeux mais Laure remarque que la pente est forte. En une heure on avale la portion boisée, à partir de là les arbres seront isolés nous sommes à 1360 mètres.

La pente est moins raide mais ne veut pas dire plus facile. Le sentier chemine entre les buissons de myrtilles salvatrices. Une pause ombragée dans la lande du Barca s'impose et nous sommes rejoint par un randonneur qui nous partage son expérience de la vie. On reprend notre sentier pour arriver à les cabanes Cure det Cam où un troupeau de chevaux des montagnes avec quelques poulains qui se rafraîchissent à l'abreuvoir, il est 11h50 et nous sommes à 1600 mètres.

Une horde de scouts déboule de la montagne à grands coups de bonjour, bonjour monsieur, bonjour madame ! La montée ne s'arrête pas et avant d'arriver au col de la Taillandère une nouvelle pause sera nécessaire. J'en profite pour sortir le drone et visualiser l'approche. On reprend le sentier et on arrive au col à 13h00 à 1850 mètres. Coup d'œil à droite ! Je reconnais la face interdite, j'en avais presque oublié qu'il fallait encore avaler cette partie pour déboucher sur le lac... Mes yeux voient bien des randonneurs plus haut, mais mon esprit lui se dit qu'ils font demi-tour. Totalement faux ! Il faut monter et passer au pas de l'Escala dont l'ancien sentier est interdit suite aux chutes de pierres. D'ailleurs on entendra dans ce secteur plusieurs chutes de pierres.

Quand faut y aller... c'est parti, les cornes vissées pour une partie difficile avec en sus un passage dans un petit pierrier. La montée est raide et pour ma part après la partie caillouteuse je sens que mon corps réclame bien plus qu'une pause ! La montagne me rappelle à l'ordre et là plus question de jouer ! Je me connais suffisamment bien pour savoir ce que je dois faire. Mon expérience sur le GR10 remonte immédiatement ! Je demande de l'eau à Laure et je dois m'allonger, me coucher ! Juste dans la pente à côté du sentier je pose mon sac, et me m'allonge de tout mon long sur le sol frais. Laure vient de suite en protection au dessus me permettant de bénéficier d'une ombre supplémentaire. Les petits courant d'air apportent aussi une fraîcheur. Il me faudra bien trente minutes pour être à nouveau opérationnel. On terminera la montée qui reste assez prononcée pour atteindre les 2071 mètres qui permettent de déboucher sur le lac. 

14h45 on est au pied du lac. Je trempe mes pieds tandis le casse croûte se prépare. L'eau n'est pas très fraîche sur les bords mais au lieu à entendre les deux randonneurs cela semble bien meilleur. Arrive le temps de la sieste. Le puncho est posé en mur à l'aide des bâtons de marche et c'est parti. Une trentaine de minutes plus tard sieste terminée pour moi je prends mon drone il file faire quelques images. 

17h00 il est temps de rebrousser chemin. Le soleil continue de taper et il va falloir tout redescendre ! Dernières photos depuis le lac et c'est parti. Le slalom dans les cailloux est assez bien maîtrisé on se retrouve assez rapidement au col. Pour la suite ce sera assez long car nos cuisses nous font bien savoir que le Loiret est plat... la pause aux cabanes permettra de se recompléter en eau fraîche voir glacée ! On reprend la descente jusqu'à la partie forestière et passés les premiers arbres plus de vent cette fois. Heureusement l'ombre fait du bien mais la transpiration n'est plus évacuée du maillot. On arrivera à la voiture à 19h45.

Quelle journée ! Quelle randonnée.

Distance : 11km

Dénivelé : D+ 1080m selon le GPS

Une randonnée exigeante mais avec un final qui vaut le détour, nous voici fatigués mais heureux de ce que nous aura apporté celle nouvelle sortie dans ces montagnes. Une émulation silencieuse mais bien présente aussi entre nous pour avoir tenus jusqu'au lac. Des moments très forts partagés à deux.