Présentation du projet :

Alors "Grolles aux pieds, sac sur le dos et en avant compagnons..."

mardi 17 août 2021

Itinérance, GR70 Etape 08 de Luc à La Bastide Puylaurent - 12,7km

La nuitée ?  Très venteuse, plusieurs réveils mais une longue nuit de repos tout de même. A 6h45 on se réveille et on commence a ranger le campement. En une heure c'est rangé avec un petit-déjeuner, des abricots ou des pruneaux sur une tartine en guise de toast...
En avant brave bataillon...
On reprend donc le sentier qui monte doucement jusqu'au sommet de l'Espervelouze à 1225m. Le panorama est impressionnant. On distingue le château de Luc sur notre droite et un champ d'éoliennes horribles au milieu et sur notre gauche quelques couches de montagnes. Le GR700 file droit vers Notre Dame des Neiges mais le 70 passe par le sommet de la Falgére et l'ancien Mas de Falgére qui fut jadis le point de construction d'un monastère dont il ne subsiste aujourd'hui que quelques murs en ruine. Ce sera l'occasion de déloger une cache qui explique l'histoire de Notre Dame des Neiges. Un peu de descente et on arrive sur le site de l'Abbaye de N. D. des Neiges. Quelques camping-cars sont là. On prend de l'eau et on poursuit notre route vers la Courége pour arriver à la Bastide Puylaurent. Il y a un peu de monde dans le village. On en profite pour un café chaud et un petit-déjeuner monté de toute pièce (avec de véritables petits pains au lait avec de beaux morceaux de chocolats). On prend notre temps, un peu de recomplétement en pain, un petit tour au bazar tenu par une très gentille vielle dame, on trouve de tout dans sa caverne d'Ali Baba. Enfin un passage à l'office du tourisme pour tamponner le livret. On étudie un peu le parcours et zou on décide de poursuivre encore un peu. On passe la gare et son train d'un autre temps, on rencontre un père et sa fille qui essaient de refaire partir leur âne, l'occasion à mon Binôme de faire un ptit câlin à ce pauvre baudet bien chargé. On reprend la longue montée. Avant notre point d'arrêt on monte un peu hors sentier, on pose les sacs et on grimpe à 1310m dans la prairie voir le panorama. On voit bien maintenant les énormes ventilateurs de ce matin, ils sont à moins de 500 mètres et on entend le vent forcer sur les pales. La Mourade sera le point de déjeuner, il est près de 13h30 et ce sera l'occasion d'une pause. Il y a du monde aux tables et aussi quelques baudets. On se pose et après quelques minutes il sera temps de déguster nos sandwichs achetés la veille. On apercevra aussi de nombreuses personnes en solo ou par deux ou trois qui redescendent avec une tunique rayée noir et blanc avec une capuche pointue. Cela nous laissera perplexe. On décide que la journée s'arrêtera dans le secteur. Quelques reconnaissances plus tard et par bonds successifs nous poseront la tente dans le fond de la prairie où nous étions avant de déjeuner. On entend un peu moins les éoliennes et le réveil devrait être un régal.

Distance : 12,7km [120,3km]
D+ : 518m D- : 323m

Météo : ciel bleu et beaucoup de vent.












lundi 16 août 2021

Itinérance, GR70 Etape 07 de Cheylard l'Évêque à Luc - 15,9km

La nuitée ?  Une très bonne nuit sans bruit et très sombre sous les sapins. Pas d'humidité du coup le rangement du demi campement est plus agréable. Demi car la tente technique montre des signes de faiblesse alors on tente le bonhomme de poncho et cela marche plutôt bien, toutes les affaires sont au sec.
En avant brave bataillon...
A 7h45 les sacs sont sur dos et le vent vivifiant caresse déjà nos visages. Moi je me sens bien il fait environ 12 degrés je jubile, on va dire que pour mon Binôme c'est différents. En tout cas on se laisse descendre dans la forêt domaniale de la Gardille. Apres quelques kilomètres on arrive l'étang de l'Auradoux, un petit site avec une cabane ouverte et quelques tables et bancs. Le coin est tranquille et nous offre un beau cadre pour une petite pause. On reprends le sac et après 50 mètres demi tour... Il y a deux caches sur le site alors autant en profiter, le lac et la bête du Gévaudan seront rapidement délogées. Ce matin beaucoup de forêt ce qui reste agréable et de vent. En chemin nous sommes entourés de framboises quel régal du coup cela ralentira la progression pour le plus pur bonheur de nos papilles. Arrive la descente vers Luc ! Bon sang un sentier de pierres qui serpente à bon pourcentage. C'est la véritable difficulté du jour, on a du mal à en voir la fin. Apres de longues minutes nous voici au château qui surplombe le village. Occasion de découvrir le panorama, une géocache et aussi de manger. On reprend les sacs et on traverse le village ce qui permet de faire une pause sucrée et de prendre deux sandwichs pour demain midi. On rempli les bouteilles d'eau non potable à la fontaine au cas où. On passe le cimetière, pas d'eau... Le tracé initial du GR a été remis en place ce qui évite une sacre boucle que l'on trouvait pour le moins étrange. Du coup on arrive vite à Pranlac où cette fois nous attends un robinet d'eau fraiche et potable. On change le contenu de nos bouteilles devant les yeux amusés des voisins. Avant d'entrer dans Laverune on change donc de département, nous voici en Ardèche. On travers le village et on file en mode montée sur les hauteurs. On arrive du côté de Serres et le GR pique sur Rogleton que l'on ne passe pas car le GR bifurque à nouveau. On passe le petit pont, on se tâte pour savoir si on se pose là. Le coin est idyllique mais pas complètement publique, encore passant et risque d'être bien humide avec ce ruisseau. On décide de poursuivre. Nouvelle montée dans les bois de Serres pour rejoindre un petit plateau et finalement trouver notre spot. Il ne reste qu'à reposer le demi campement, repas, et se laisser bercer par le vent qui souffle notamment dans les câbles électriques de très haute tension non loin...

Distance : 15,9km [107,6km]
D+ : 460m D- : 550m

Météo : ciel bleu avec beaucoup de nuages et de vent, on respire mieux.

















dimanche 15 août 2021

Itinérance, GR70 Etape 06 de Langogne à Cheylard-l'Évêque - 17,9km

La nuitée ?  Ma fois bonne dans cette caravane et ce retour dans les années 70-80. Ce matin du coup il ne nous fait pas longtemps pour tout ranger dans les sacs et être prêt à 8h.
En avant brave bataillon...
On quitte le camping et nous rejoignons le GR70 dans le village. On commence par chauffer les muscles car pour le moment c'est grimpettes. On se fait doubler par deux dames qui nous disent qu'on arrivera avant eux à Cheylard... Elles sont en sac léger et ne connaissent pas notre vitesse de progression... Si on descend plein Sud en tout cas le dénivelé lui est positif et heureusement il fait encore relativement frais. On pivote à droite toujours en grimpant mais cette fois vers la forêt. Ce sera l'occasion de se poser près d'une pierre gravée. Casse-croûte fromage en-avant! On repart et le soleil maintenant est bien plus chaud. On passe Le Monteil et l'ancien moulins de St Flour et son lieu atypique. La cote est cruelle et la fontaine de St Flour de Mercoire salvatrice. Le four du village est en route nous prévient on mais tout a été vendu à notre passage. Seconde fontaine puis il sera temps de passer dans l'Herm . Ce sera l'occasion d'une nouvelle pose près de la fontaine car une nouvelle difficulté est annoncée : il faut prendre 100m de dénivelé. L'ombre n'y fera rien elle nous semble tout aussi cruel. Dans la forêt avant d'arriver à Sagnerousse la pose méridienne se fera à l'ombre des sapins. C'est vrai qu'en entrant dans le Gévaudan on remarque ces forêts de sapins. Après la pause il faudra encore grimper, décidément sous cette chaleur c'est écrasant. Fouzilhac et Fouzilhic son traversées en mode il fait soif d'eau fraîche. Soudain nos yeux aperçoivent de petites framboises, impossible de ne pas faire cueillette ! Du producteur au consommateur la ligne directe est à flux tendu. On dirait deux affamés se jetant dans les buissons pour quelques gouttes du précieux nectar qui ressort lorsque les demoiselles sont dans la bouche. Pas de pitié pour les fruits trouvés sur chemin. Surtout qu'ill faut attendre l'arrivée à Cheylard l'Évêque pour remplacer le contenu de nos bouteilles et repartir avec le plein. Dans le village en ce dimanche les randonneurs ne sont pas intéressants, seuls les tournois de pétanque des villageois (toutes générations confondues) monopolisent l'attention. On s'offre une pause boisson sucrée au bar-gite du village et on reprend notre sentier pour se poser après une sacrée montée encore. On pose la tente, repas et zou au lit sous les sapins. Demain il devrait faire meilleur ! Surtout pour moi.

Distance : 17,9km [91,7km]
D+ : 659m D- : 335m

Météo : ciel bleu avec beaucoup de nuages.











vendredi 13 août 2021

Itinérance, GR70 Etape 05 de Pradelles à Langogne - 7,5km

La nuitée ? Entre deux ! L'augmentation des températures nous a fait choisir d'être en camping, mais ici un seul camping municipal, coincé entre la nationale 50 mètres plus haut et les champs des belles sonneuses 50 mètres plus bas. Ce matin le réveil naturel dépasse les 7h00, dans nos têtes c'est un peu confus. Hier soir en faisant un petit point entre la forme physique, la chaleur et le reste à faire on décide de rester calés sur le plaisir et de réduire la cadence surtout avec les températures. Il faut absolument garder cela à l'esprit, on ne s'interdit pas d'ailleurs en l'état actuel de couper en deux le projet.
En avant brave bataillon...
On range lentement nos affaires et on annonce à Paulo qu'il ne doit pas hésiter à y aller car aujourd'hui ce sera une très courte étape. En fait on veut rejoindre Langogne qui est le point de sortie du Velay et se poser. C'est une agglomération de belle taille. On se mets en route à 9h30 le camping est quasiment vide. On rattrape le GR et on adapte notre pas sans vouloir trop se presser. On rattrape quelques randonneurs, certains nous rattrapent à nouveau, c'est le jeu incessant des randonneurs de l'étape. On profite des derniers champs de brioche du Velay. Un tuyau qui pend sur le côté sur sentier laisse couler un maigre filet d'eau rafraîchissante. Naturellement les mains et les nuques s'avancent et exécutent la danse du "haaaaa qu'c'est bon...". La température grimpe et Langogne se cache encore jusqu'au derniers sapins... On file dans la descente "sur la droite comme l'ordre le panneau..." il faut dire qu'à gauche une épaisse haie verrouille complètement la vue aux automobilistes qui remontent avec en plus le soleil de face. On va donc éviter de faire quelques acrobaties sur le capot d'un local voir d'un touriste en quête de vitesse. A l'entrée de la ville une pause rapide sous une petite halle qui dispose aussi d'un point d'eau aménagé pour les ânes. On passe le pont de l'Allier et nous voici dans les méandres de bitume chaud dont les petites bulles se gonflent déjà et les vapeurs des véhicules qui s'engouffrent dans le centre ville. Il faut longer un temps la muraille sur la droite et vu la vitesse de certains ou le gabarit (voir les deux) on ne fait pas trop les fiers. On tourne un peu avant de se mettre à la terrasse d'un café pour organiser notre hébergement. Après de longues recherches il est temps de rejoindre un petit parc dégoté par mon Binôme pour déjeuner et se poser. Contacts sont pris, il faut attendre 14h. Le parc se vide et la température grimpe. A 14h00 on se présente au camping et hop l'affaire est entendue. Malheureusement l'emplacement est en plein soleil, la poisse. On monte le campement en vagues successives et entre douche et passage de tête sous l'eau. L'orage gronde non loin, le vent est bien présent on s'affole de tout planquer mais rien ne tombe. On décide d'aller chercher des fruits des tomates au magasin spécialisé non loin. On s'allège et nous voici après un peu de bitume dans un immense frigo ! Quel pied, je veux dormir ici... le temps s'arrête on fait 4 fois le tour des étales on pioche des fruits et des légumes. On regarde tout même si on en a pas envie ou besoin car on redoute le retour. Pourtant il faut bien rentrer même si on se jette à peine sortis sur deux énormes nectarines. Lors de notre tour de repérage on a bien vu la rivière et ces glouglou tentants alors on prend nos affaires et hop direction le trempage dans l'Allier. Quel bien cela fait presque une heure dans l'eau. Le corps redescend à des températures plus acceptables. On attend un peu la mini baisse des températures pour le repas et il sera temps aussi de se reposer.

Distance : 7,5km [73,8km]
D+ : 73m D- : 256m

Météo : ciel laiteux avec des orages autours en fin d'après-midi.












jeudi 12 août 2021

Itinérance, GR70 Etape 04 de Boucher St Nicolas à Pradelles - 20,9km

La nuitée ? Aux anges... Seuls dans notre prairie, pas un bruit. Après le repas on range le matériel et à 20h30 après avoir vu soleil se coucher il en est de même pour nous. On va pas demander notre reste et c'est une fois de plus vers 06h45 que l'on se réveille naturellement. On ouvre la tente et là c'est un pur bonheur. J'avais bien calculé pour être face à l'Est et lorsque l'astre solaire revient pour sa journée il illumine des milliers de perles de rosée présente dans l'herbe. La vue est saisissante surtout à hauteur du sol, on reste littéralement scotchés devant ce tableau. On a presque envie de lui dire de ne pas effacer ces milliers de perles, on a presque envie de les récolter mais on ne fait rien enfin si on regarde, non on admire ce chef d'œuvre. Je ne sais pas si les photos seront saisissantes mais je peux vous dire que l'on est pas prêts d'oublier ce réveil.
En avant brave bataillon...
Oui parce que bon au loin on voit déjà des Stevensonniens filer sur le GR. En tout cas à 08h00 on est déjà prêts. On rejoint le GR et en avant toute. La cadence est élevée et après avoir avalés deux kilomètres petit coup de ralentisseur ! La journée va être rude alors du calme. Le premier objectif est de rejoindre Landos. On passe devant une roulotte proposée au gîte au lieu dit les Amargiers, plus que quelques minutes et on sera l'entrée du village. Le sentier souvent recouvert de petits cailloux rouges bruns (roche volcanique) est bordé d'épilobes, une fleur qui aurait permis en 1793 de théoriser la pollinisation des plantes par les insectes, je ne suis pas spécialiste hein disons que certaines applications sont bien faites, un peu de culture ne fait pas de mal. En tout cas nous arrivons à Landos et déjà sur la place on distingue un café-bar-boulangerie : le combo parfait pour un petit-déjeuner ! On a décidé de prendre notre temps et de profiter. La pause est frugale et la discussion avec le patron qui veut nous revendre son affaire est amusante. Remplissage des bouteilles et on reprend la route alors que d'autres randonneurs arrivent. A la sortie de Landos on se retrouve avec un couple qui discute avec une mamie locale qui fait la promenade du toutou. On se retrouve tous à la croix et mamie Paulette nous raconte l'anecdote de jeunes filles il y a quelques années lui on dit : mais on dirait qu'il fait du parapente... pauvre Christ... du coup elle a appelé cette croix : la croix du parapentiste. Photos et zou tout le monde reprend sa route. Merci Paulette pour cette histoire. On arrive à Jargonas, point d'eau avec un lavoir, une table et des bancs à l'ombre. On a dit profiter... Alors pause. L'eau est rafraîchissante et les têtes passent dessous à en risquer le gel de cerveau. Mon Binôme en profite même pour tremper ces cheveux, quelle copieuse (qui rigole ????)... Nous sommes rejoint par deux acolytes dont Paulo qui va passer toute la journée avec nous. On passe à Arquejols avec une nouvelle fontaine, on ne résiste pas... Sortie du village on aperçoit le viaduc où circule le vélo-rail. Le sentier passe sous un petit pont ferroviaire où d'ailleurs on entend passer les premiers vacanciers. Quelques mètres plus loin le sentier donne sur la voie et je profite de l'arrivée d'un engin de torture pour simuler une attaque, je pointe les occupants avec mes bâtons... "A l'attaque... Nous allons prendre votre vélo rail..."  après la stupéfaction les voila hilares à nous dire "montez montez dépêchez vous...". Faut savoir qu'ils se rendent à Pradelles, notre destination, avouons que c'était tentant. Bon on est pas rendu car une longue montée se profile et elle va se fait par une chaleur écrasante. On vise le repos méridien vers le bois de la Plaine mais c'est sans compter sur la fatigue qui nous gagne sous la chaleur des orages qui se profilent. On tente une pause à l'ombre d'arbustes et de deux arbres frêles mais nous sommes à moitié sur le sentier et mals installés. On tente tous les trois de reprendre nos esprits quand arrive un agriculteur avec un engin aux dents acérées qui fait toute la largeur du sentier. On est obligés de se relever pour pas finir en botte de paille et en plus manchots. Quelques secondes plus tard rebelote, cette fois c'est le tracteur et sa remorque suivi d'un 4x4... C'en est trop de toute manière ce n'était pas adapté. On reprend notre chemin avec courage et transpiration. Le bois visé arrive enfin. Le premier spot est dans un champ fermé, on poursuit quelques mètres et c'est à droite que l'on va pouvoir se mettre à l'ombre. On s'enfonce un peu plus dans le bois car un couple est déjà présent et attaque sa sieste. Large repos, repas et sieste seront providentiels. On repart vers 15h00, notre idée initiale de dormir avant Pradelles tombe à l'eau. Il fait tellement lourd et chaud que l'on va puiser dans l'eau donc avec le risque d'être en pénurie. Or on devait recharger a Pradelles lors du petit déjeuner demain. On se dit que se poser là bas finalement avec les orages qui grondent autours est plus judicieux. A l'entrée du village je file voir l'habitant pour quérir la position du camping, ok sortie de la ville hors du GR, zou je reviens a la charge avec une bouteille vide pour obtenir une eau plus fraîche. Il me dit qu'elle sera peut-être chaude... finalement elle est délicieuse, il a laissé le temps à l'eau chaude de sortir du tuyau... On le remercie et on file sur la sortie de Pradelles. Enfin on tombe sur une fontaine potable : on change nos eaux tièdes contre des eaux plus gouleyantes même si le camping n'est plus très loin (esprit de prévoyance dès que possible). Enfin après quelques virages et un petit sentier on arrive sur notre point de stationnement. On s'acquitte de la taxe et zou, campement (n'oublions pas que cela tonne autours), douche, reconditionnement, repas et zou au lit.
Une sacrée journée avec Paulo un maître naissant de la survie...

Distance : 20,9km [66,3km]
D+ : 341m D- : 446m

Météo : ciel laiteux avec des orages autours en fin d'après-midi.