Présentation du projet :

Alors "Grolles aux pieds, sac sur le dos et en avant compagnons..."

dimanche 8 juillet 2012

45 Circuit forestier de Semoy

Cette fois ci la Rando dominicale est identifiée avant le départ, un petit PR du côté de Semoy. Le temps n'est pas des plus avenants sachant qu'hier les alternances entre soleil timide et grosses ondées se sont terminées par une giboulée de grêlons dont les plus gros faisaient plus d'un centimètre de diamètre.

Le départ se fait depuis le parking du cimetière du champ prieur non loin de l'église. Sortir de Semoy n'est évident car depuis l'édition du PR sur cette carte certains chemins ont mués en route. Je fini tout de même par retrouver la piste cyclable bétonnée qui serpente parmi les cultures et les vergers. Un superbe panneau rappelle que la ceuillette de fruits sans le consentement du propriétaire est un vol !

Mon arrivée à l'étang de la Beulie provoque le départ d'un héron. Les dernières pluies qui ont fait remonté le nniveau de l'étang s'échappent dans un grondement par le puit au milieu de la digue.

Le chemin suivant serpente entre les arbres pour rejoindre la route forestière sur laquelle je retrouve le GR3b. Le début de ce GR ne se trouve qu'à quelques kilomètres de là. Au carrefour suivant une petite bruine se présente alors que je remarque que la route à emprunter porte le nom de "route de la chieuse", autrement dit je sais à quoi me tenir...

Pas le temps d'arriver au carrefour suivant qu'une petite pluie drue se met en place, chouette il reste 7km et c'est la fêtes aux gastéropodes.
Je me fais doubler par un quad alors que la pluie cesse. Je quitte la route forestière et le GR3b pour poursuivre dans les sous bois, le marquage est bien présent. Les chemins en sous bois sont très gras mais la météo est clémente alors les petites déviations sont utilisées pour contrecarrer les crevasses et saignées laissés par les engins à roues.

Aux abords du parc du chateau de la Charbonnière, le ciel se dégage laissant apparaître quelques beaux rayons de soleil. Il est 10 heures et je croise quelques sportifs et marcheurs. Je connais bien se secteur d'autant plus qu'une partie de l'itinéraire se situe sur celui d'une géocache nocturne faite en famille et avec quelques amis où sur près de huit kilomètres il fallut trouver une dizaine d'indices pour déloger le coffre aux trésors!

Je quitte la forêt après avoir passé le centre équestre et voici au loin le clocher de Semoy. Beaucoup de vent mais cela participe pour l'instant au nettoyage du ciel. Bien que l'on s'attende à se retrouver sur les troitoirs de Semoy, il n'en est rien. En effet l'itinéraire serpente entre des champs et vergers qui cette fois sont laissés totalement à l'abandon. La végétation recourvre complétement les petits arbres fruitiers, on ne distingue même plus des chemins habituels entre les rangées. Au final on débouche sur le cimetière et le parking du départ presque par surprise.

Une randonnée très agréable dés un retour favorable de la météo, pour une distance de 11,5km et une centaine de mêtres de dénivelé.

Le ciel se dégage sur le retour vers Semoy




Randonnée avec Visorando

vendredi 6 juillet 2012

Le GR30 l'interview de David Genestal

Randonneur armé de sa caméra, David Genestal, l’auteur de l’émission web « Carnets de Rando » sillonne notamment les chemins de France pour faire découvrir les recoins de notre pays au travers de ces montages vidéo.

David Genestal

Avec de nombreux périples dont la traversée des Pyrènèes et celle de l'arc alpin de Wien à Menton à son actif, inutile de croire que nous avons à faire à un débutant. En binôme avec Grégory Rohart, ils viennent de boucler durant le mois de juin le GR30 « Le tour des volcans et des lacs d’Auvergne » en huit jours. A cette occasion voici l’interview réalisé fin juin de notre rando-partageur !

ID2Rando :
Bonjour David, peux-tu nous présenter l’auteur voyageur que tu es ?

David G. :
Bonjour Hervé et merci pour cet entretien ! A vrai dire, la rando je suis tombé dedans quand j’étais petit, fasciné que j’étais par ces « grandes gens » portant de lourds sacs à dos. Rien d’étonnant donc à ce qu’après quelques galops d’essai avec l’UCPA (Union des Centres de Plein Air) j’ai décidé de voler de mes propres ailes. La montagne reste mon terrain d’expression favori avec, comme tu l’as mentionné, quelques beaux souvenirs comme la traversée des Pyrénées via la HRP (Haute Route des Pyrénées) en 2002, le GR5 français en solitaire des Vosges à la Méditerranée en 2004 et surtout la traversée de l’arc alpin en 2006. Aujourd’hui la démesure de l’aventure a été remplacée par une envie profonde de partager ma passion avec le public à travers des reportages plus courts et plus localisés. C’est ce qui m’a amené à créer Carnets de Rando.

ID2Rando :
Combien de kilomètres et comment est venue l’idée de faire cette boucle ?

David G. :
A vrai dire la boucle complète fait dans les 188 kilomètres je crois. L’idée est venue de Grégory (Rohart), l’un de mes amis journalistes avec qui j’entretiens d’excellents rapports depuis plusieurs années. Nous sommes souvent amenés, lui et moi, à tester du matériel de randonnée pour les marques. Il m’a donc proposé de participer à ce sujet sur l’Auvergne afin de bénéficier de suffisamment de temps pour mettre à l’épreuve deux nouvelles vestes, dites « hardshell ».

ID2Rando :
Combien de temps a-t-il fallu pour organiser et caler cette randonnée ?

David G. :
Alors l’organisation de la randonnée n’a pas été de notre ressort. C’est le Comité Régional Touristique de l’Auvergne (CRT) qui, après avoir accepté la réalisation d’un sujet sur le GR30 par nos deux médias, s’est chargé de la planification des étapes. Ce qui nous a valu des journées parfois un peu sportives (rires) !

La Bourboule

ID2Rando :
Tu viens d’avaler cette boucle en huit étapes, comment vont le physique et le mental ?

David G. :
Alors le mental parfaitement bien, merci pour lui (rires) ! Mon passif de randonneur au (très) long cours me permet aujourd’hui d’aborder avec une certaine facilité ces treks de huit à quinze jours. J’avoue que je prends ça aujourd’hui comme une profession et un quotidien ! Le physique, en revanche, a quelque peu souffert ! J’ignore si c’est du fait qu’il s’agissait du premier gros trek de l’année ou si c’est la faute à ces sandales de randonnée que je testais également pour la première fois mais les pieds ont salement été touchés… Des ampoules pour commencer puis le développement d’une tendinite au pied gauche qui m’a fait perdre pas mal d’amplitude et de souplesse de marche… Pour le reste, ma foi, tout a tenu bon !

ID2Rando :
La préparation matérielle reste prépondérante, peux-tu nous en dire plus sur le sac ?

David G. :
(rires) Alors au risque de décevoir le public, j’ai porté un sac tout ce qu’il y a de plus minimaliste. C’est ça de s’être préparé à la dernière minute aussi ! A l’intérieur il y avait davantage de câbles et de matériel informatique, photographique et vidéo que d’équipement de randonnée ! Une tenue de rechange pour le soir, quelques caleçons, deux tee-shirts pour la semaine, un pantalon en cas de froid, une polaire et la veste imperméable pour le test… Ma bouteille d’eau évidemment, des affaires de toilette… rien d’extraordinaire ! Ni tente, ni matériel de bivouac car nous étions en dur tous les soirs. Je dois avouer que j’ai un profil un peu particulier en terme de matériel. Je reste un peu « vieille école », à partir avec trois fois rien et souvent des équipements qui ne sont pas de première jeunesse mais auxquels je suis attaché. Je ne suis pas une référence autrement dit ! Sur « Carnets de Rando » on me reconnaît ainsi comme le randonneur en sandales et en short !

ID2Rando :
Au niveau cartographie ou balisage, quels conseils peux tu donner pour les suivants ?

David G. :
(rires) N’oubliez surtout pas votre boussole ou votre GPS ! Le balisage du GR30 est très inégal, le plus souvent défaillant et jonché d’anomalies. Le fait de son ancienneté (l’itinéraire a été créé en 1975 et le topo date de 2000) mais aussi d’autres problèmes plus administratifs. Résultat, par endroit, il faut vraiment faire preuve d’une extrême vigilance pour débusquer les balises ou comprendre leur signification. Globalement, je trouve que la lecture sans aucun outil – ni topo, ni carte, ni GPS – de ce GR n’est pas évidente et s’adresse à des personnes s’y connaissant bien en orientation. De ce fait, et pour répondre à ta question, ne vous privez d’aucun outil pour cheminer sur ce sentier…

Le lac de Chambon

ID2Rando :
Hébergement et alimentation, qu’elle était la stratégie définie avant le départ, et a-t-elle répondue à vos attentes avec Grégory ?

David G. :
La stratégie était on ne peut plus simple. Côté hébergement, tout était réservé dans des établissements prévenus à l’avance. Le choix du CRT s’est la plupart du temps porté sur des hôtels davantage que sur des gîtes. Un choix que je n’aurais pas forcément fait moi si je m’étais chargé de l’organisation de ce trek. Au demeurant nous avons été (presque) chaque fois bien accueillis, mention particulière à l’excellent Gîte des Sagnes (le seul gîte où nous avons fait étape en huit jours). Côté alimentation c’était sandwich au déjeuner tous les jours. De quoi faire une bonne cure de Saint-Nectaire pendant une semaine ! Les dîners étaient très bien, sans nécessairement être copieux. Des menus simples, souvent à base de pommes de terre, mais parfaitement caloriques. Vive la truffade !

ID2Rando :
Cette randonnée fut aussi l’occasion de tester du matériel, quelques souvenirs particuliers ?

David G. :
Le premier qui me vient à l’esprit est nécessairement l’ascension du Puy de Sancy… on ne pouvait pas rêver pires conditions pour l’aborder. Après avoir échappé au mauvais temps presque toute la semaine, la météo nous a rattrapés ce jour-là. Pour le test de nos vestes imperméables, c’était limite une aubaine. Je crois que je ne m’étais pas frotté à une montagne aussi récalcitrante depuis la traversée des Alpes en 2006… Et nous n’étions pourtant qu’en Auvergne, à moins de 1800m d’altitude. Mais quel déchaînement d’éléments ! Autant dire que je me suis félicité de tester une veste d’aussi bonne qualité !

ID2Rando :
Hors les Salers lors de traversées de certaines estives, il semble que de belles rencontres aient eut lieu ? Organisées ou impromptues ?

David G. :
Un peu des deux… Certaines avaient été prévues par le CRT à notre demande. Ce fut le cas de la rencontre avec Guillaume et Bernard à Murol, les deux gardes-nature du Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne. Et aussi de celle avec Lionel, qui travaille à la Réserve Naturelle des Sagnes de La Godivelle. En revanche nous avons eu l’occasion de croiser la route d’autres randonneurs et d’autres personnages de manière parfaitement improvisée. Certains ont rejoint le reportage, d’autres non. Dans la première catégorie, je pense notamment à Joël et Martine, en charge du balisage du Tour du Cézallier sur le secteur de La Godivelle. Martine m’a totalement sidéré qui, en l’absence de son pochoir, repeignait les vaches rouges des balises à main levée ! Incroyable !

Besse
ID2Rando :
Quels sont selon toi, le meilleur et le pire moment de ce périple ?

David G. :
Le meilleur moment, j’ai envie de te dire mes retrouvailles avec le Cézallier. Rien à faire, depuis 2007 et le projet « Planète Cézallier », j’ai complètement succombé au charme de cette partie de l’Auvergne. L’un des rares endroits que j’ai eu la chance de fréquenter où la notion d’espace prend cette dimension. Il règne sur le Cézallier une ambiance unique, faite de verdure, de ciel et de vent. Un endroit magique, apaisant, riche d’une longue histoire, tant géologique qu’humaine. Un lieu sincèrement attachant, loin des autoroutes touristiques que peuvent être les Monts du Cantal ou le massif du Sancy. Quant au pire moment, c’est sans aucun doute trois cents mètres sous le sommet du Puy de Sancy, lorsque le vent, le froid et la pluie se sont déchaînés, me privant de toute sensibilité de mes doigts. Impossible de tenir le pied de la caméra que j’ai dû coincer tant bien que mal contre moi tout en essayant de garder mes mains dans les poches de mon pantalon trempé… Et ce vent terrible qui nous faisait chavirer… J’essayais de me préparer au fait qu’il allait falloir redescendre par l’arête ouest et continuer à affronter cet enfer au cas où la télécabine serait fermée… Fort heureusement elle ne l’était pas !

ID2Rando :
As-tu déjà en tête ton prochain trek ?

David G. :
En vérité ? Absolument pas ! Les idées ne me manquent pas c’est certain. En France ou à l’étranger, je ne sais pas encore. J’aimerais beaucoup consacrer un numéro de Carnets de Rando en dehors de la métropole… ça viendra… l’été se passera en France. J’ai un projet de reportage dans les Vosges et j’en prépare un autre dans le Jura pour l’automne. Pour connaître mon prochain trek, rendez-vous donc sur Carnets de Rando !

ID2Rando :
"Alors...", mot aussi célèbre que le short et les scandales dans tes reportages et que l'on retrouve avec joie dans cet interview (rires...) merci David pour tes réponses. Bravo à toi et à Grégory pour ce périple ! Bonnes randonnées sur les futurs sentiers et rendez-vous à bientôt pour de nouveaux partages !

David G. :
Merci à toi !

Le Cézallier et la chaîne du Sancy

De mon coté chers lecteurs, n'oubliez pas "un jour sur les sentiers, huit jours de santé !"...

Je vous invite à voir les reportages réalisés sur le GR30.

Pour retrouver toute l’actualité de David Genestal :
Ainsi que celle de Grégory Rohart :
Crédits photos © Carnets de Rando 2012

dimanche 1 juillet 2012

45 Trainou le PR de Jeanne d'Arc 10km

Randonnée dominicale et comme bien souvent je n'ai pas d'idée précise sur le lieu de la randonnée. Il me faut passer à la boulangerie et faire le plein de la Déus'Mobilis, surnom donné par mes collègues de boulot à ma R19. Toutes mes fiches sont restées à la maison, alors sur le parking je fouille dans mon application et dégote une randonnée sur Trainou, il me faudra peut-être repérer le panneau des randos pour en savoir un peu plus.

Pas de chance, il y a bien un parking prés de l'église mais pas de panneau en vue, pourtant il me semble qu'entre la mairie, l'église et le cimetière il n'y a que le choix pour placer ces panneaux d'information. Ce n'est pas grave je décide de partir de la place Léon PIERROT du nom d'un résistant tué le 30 juin 1944.

La randonnée dois me permettre de la découverte de la partie Sud Ouest de Trainou. Le ciel bleu depuis mon départ se couvre un peu et le vent frais m'oblige à démarrer avec mon polaire. Peu de signaux pour démarrer alors je me fie à la carto de mon application. Heureusement que je veille car je manque tout de même de louper la sente à droite juste avant le vendeur d'article de pêche.

J'arrive à la base de loisir de Trainou  un endroit idéal pour se détendre. Les pêcheurs sont à pied d'œuvre et je croise quelques coureurs. Quelques aménagements pour les jeunes et les sportifs sont disponibles et si les animaux doivent être tenus en laisse, la tonte fraîche de la pelouse donne tout de suite un effet apaisant. 

Lors du passage entre les lieux dits de la Petite Bretagne et de la Grande Maison on trouve de nombreuses pièces d'eau. Malheureusement elles sont quasiment toutes privées et il n'est possible d'admirer ces parcelles qu'au travers un grillage contraignant.
Aux abords de l'une d'elles je tombe sur un papillon qui semble se régaler sur belle fleur bleue, je décide d’immortaliser cet instant bucolique car je sais à qui faire profiter ces clichés. Ce superbe "paon du jour" se laisse même prendre en vidéo lors de son festin royal ! Attention ne vous y trompez pas je ne sais pas reconnaître les papillons, la réponse me viendra après avoir eut mon experte pour l’authentification.

Au fil des kilomètres, plus j'avance et plus il me semble remonter le marquage d'un PR. Pourquoi baliser un PR dans un seul sens ? Entrainé dans ces pensées je loupe le plein Nord peu après "Les Grignons". Heureusement j'ai le réflexe de me fixer des limites aussi je me souviens que je ne dois pas arriver à un carrefour mais un petit pont. Dons naturellement arrivé au carrefour, il ne me reste plus qu'a rebrousser chemin jusqu’à ce maudit pont. Allez plein Nord sur ce chemin qui remonte jusqu'à Trainou le long d'un minuscule ruisseau coincé entre les champs avec la vue sur l'émetteur TV.

Le vent reste bien présent et permet de ne pas monter en température, mais au retour je sens tout de même que cela sera trompeur car le coup de soleil est bien présent! Comme il est utile de laisser le chapeau dans la voiture qui elle est à l'ombre. Quelques belles pièces d'eau privées avant d'entrer dans Trainou.
Finalement je tombe sur le panneau de parcours le long de la D124 près de l'entrée du gymnase. Pas de regrets car il n'est exploitable sur la zone concernée du fait de certaines dégradations. Il semble toutefois que ce soit le PR de Jeanne d'Arc que j'ai remonté.

Une randonnée très agréable de 10,5km en 02h15 pour une centaine de mètres de dénivelé.

L'étang de la base de loisir de Trainou

dimanche 24 juin 2012

45 St Hilaire St Mesmin la pointe de Courpain 11km

Randonnée dominicale sur un PR déjà parcours il y a quelques mois. Celui-ci permet de découvrir le bord de Loire jusqu'à la pointe de Courpain un domaine de 13ha au confluent du Loiret et de la Loire.
Attention une grande partie de cet itinéraire coté de la pointe est interdit aux animaux même tenus en laisse.

Le départ se fait place René Vilain sur la D951 avant le centre ville de Saint Hilaire Saint Mesmin.
Celui-ci est en pleine rénovation. Je repère assez vite le marquage et me voici traversant un petite zone mi-habitations mi-artisanale.

Puis arrive le sentier des Prés, un agréable chemin en bordure du Loiret qui s'écoule paisiblement sur une pente douce. Rapidement il faut remonter vers la Loire, mais je distingue un autre panneau indiquant un autre sentier pour poursuivre le long du Loiret, il reste donc un bon potentiel de randonnées le long de ce cours d'eau truffé d'anciens moulins.

Je traverse la départementale et j'aperçois déjà la croix de Micy. Cette croix installée sur le bord de la Loire est issue des restes de pierres de l'ancienne abbaye de Micy détruite par les inondations de 1856. De nombreux chevaux égayent l'arrivée à cette croix. Je reste sur la digue en direction de la pointe où le trafic routier se faire sous la responsabilité entière du conducteur. Il faut dire qu'un coups de volant et hop on est vite en bas, mais est-ce différent en montagne ?

A niveau des parkings au bout de l'impasse je décide de serrer sur la berge de la Loire, et je tombe sur un panneau annonçant la pointe à 2,6km. Me voici donc dans la réserve naturelle de Saint Mesmin. Le chemin suffisamment large au départ va parfois laisser place à de quoi poser les pieds l'un a cotés de l'autre, mieux vaut ne pas jouer des coudes car la végétation luxuriante de la famille des urticacées vous fera regretter vos écarts.

J'arrive maintenant à 1,2km de la pointe et à cette heure je commence à être rejoins par les coureurs qui viennent aussi profiter de ce site très riche, on y trouve près de 23 espèces d'arbres , plus de 40 espèces d'oiseaux et 325 champignons... L'arrivée sur la pointe se fait sur un chemin parfois sableux mais qu'il s'agit de respecter. Le piétinement des berges a été limité notamment par l'interdiction de baignade !

Me voici à la pointe du Courpain, il est toujours impressionnant de se retrouver assis au raz de l'eau avec ces énormes masses d'eau qui se joignent dans un calme relatif...

Le retour s'opère dans un premier temps par le même itinéraire, ce qui me vaut d'ailleurs de croiser un train de sexagénaires qui file à vive allure vers la pointe. Le fracas des wagons est entrecoupé par le tumulte des "bonjours" dont l'écho se propage dans le chemins bordé d'orties géantes !
À la sortie de la réserve je quitte la digue et j'emprunte le chemin qui longe une plantation de poiriers qui débouche devant le carmel de Micy. Toujours en activité depuis 1617, il serait en charge de la fabrication des hosties. Les premières personnes pour l’Eucharistie commencent d'ailleurs à se regrouper.

Quelques minutes plus tard je suis de retour au parking.
Une randonnée agréable de 11km en 2h30 avec une quarantaine de mètres de dénivelé.

A la pointe : le confluent entre le Loiret et la Loire.

mercredi 20 juin 2012

91 Brétigny sur Orge au fil de l'eau et de l'histoire 8km

Je pars souvent pour des raisons professionnelles depuis cette gare, et j'ai repéré un des panneaux lors de ma randonnée à Ste Geneviève devant le tunnel permettant de passer sous les voies du RER.
Je décide donc de tenter cette randonnée, dont le tracé n'est pas présent sur le fond de carte de l'IGN.
Je m'engouffre dans le tunnel puis je longe un chantier d'où émerge de nombreux petits immeubles. le panneau numéro deux annonce la limite de la zone urbaine, et c'est vrai qu'en quelques secondes on se retrouve au milieu des champs. D'ailleurs au beau milieu un croisement de chemins je me dirige à droite entre les deux pilotes lorsque qu'un corbeau me fait savoir qu'il n'est pas content de me voir franchir ce qui semble être les limites de son territoire.
Le panneau numéro trois est commun avec un autre circuit, je m'empresse de noter le point de départ de celui-ci pour une prochaine randonnée. On aperçoit au loin la tour de Montlhéry élément situé sur une butte qu'il n'est pas possible de louper pour celui qui arrive à Paris par la nationale 20.
 
Un petit détour pour voir ce qu'il reste de l'imposante bâtisse du moulin du Carouge (ex moulin des Près).
Le circuit se poursuit par le tour de l'étang du bassin du petit Paris dans les espaces naturels des vallées de l'Orge. On se retrouve d'ailleurs sur le GR655 dont on retrouve le balisage blanc et rouge mais aussi le coquillage de st Jacques.
À l'extrémité du bassin, quelques batraciens se racontent leur journée alors qu'une poule d'eau nargue les pêcheurs en remontant un petit poisson...
Après la boucle de ce bassin il faut trouver le chemin qui longe le Blutin, j'évite de retourner sur le parking et longe le bassin du Carouge jusqu'au pont "couvert" pour tourner à droite et tomber quelques secondes plus tard sur le panneau numéro quatre ! Aurais-je tourné trop tôt tout à l'heure certainement...

Le passage du Blutin comporte des horaires de passage dont naturellement il ne me semble pas avoir été averti, il est 20h15 est devrait être fermé depuis 45 minutes ! Ma foi à cœur vaillant rien d'impossible alors je me lance.Le ruisseau n'est pas profond mais il est surtout "canalisé" et descend par petites cascades successives vers le Carouge le tout bordé par de nombreux cerisiers, une sente des plus bucolique.
Si le premier tronçon est bien ouvert ce n'est pas le cas du second ! Je tente le contournement par la droite mais le parc est bel et bien fermé 19h30 en été c'est un peu exagéré...

Je traverse une zone pavillonnaire pour rejoindre le parcours originel et après la mairie c'est le tour de la place du marché. Couvert, le marché était le site privilégié de l'approvisionnement en haricot flageolet répondant au nom de "Chevrier" du nom de l'agriculteur ayant découvert le moyen de faire sécher celui-ci tout en conservant sa couleur verte.
Retour sur la gare RER avec l'arrivée bruyante d'une rame ! Pas de doutes je suis revenu en milieu hostile !
Une randonnée très sympathique de 7,7km en 1h50 avec une cinquantaine de mètres de dénivelés.

Les cerisiers du Blutin

lundi 18 juin 2012

91 Sainte Geneviève des Bois 8km

Voici une randonnée de 7,7km pour découvrir Sainte Geneviève des Bois. Attention le circuit n'est pas balisé ! Le départ s'effectue rue de l'orangerie, il faut suivre les indications des 10 panneaux implantés le long du parcours. Sur ces panneaux vous trouverez les explications liées aux lieux visités et le cheminement à suivre pour se rendre au panneau suivant.

Pour ma part j'ai découvert ce circuit sur les fonds cartographiques de l'IGN et je ne suis pas sur que les indications des panneaux suffisent... Départ pour moi du parking de l'église de Ste Geneviève devant laquelle se trouve un monument commémorant cela tombe bien l'appel du 18 juin par le Général De Gaulle. Je décide de suivre circuit dans le sens "horaire" sur la carte car à cet instant les panneaux pour moi ne sont pas connus.

Je remonte la route de Corbeil et je trouve le panneau numéro 5 à un endroit que j'ai déjà visité à l'occasion d'une séance de géocaching, la grotte de Ste Geneviève. Ensuite vient le tour du parc de la Châtaigneraie puis le Donjon, superbe bâtisse mise en valeur par des abords biens entretenus. Selon la carto il me faut traverser quelques barres d'immeuble où trône au milieu une surprenante sculpture que j'ai décidé d'appeler l'arbre à prénoms. Le petit parc suivant semble souffrir suite aux dernières semaines de pluies ! Le parc "Pierre" dans lequel on trouve quelques animaux me permettra de photographier de près une biche, un comble pour celui qui parcoure la forêt d'Orléans en long et en large.

Arrive le temps de la traversée du bois des trous et des joncs marins ! Personnellement la partie un peu glauque de cette randonnée. Beaucoup de mal pour trouver le sentier qui rejoint l'intérieur de ces bois, il me faudra naviguer sur de 200m pour rattraper le chemin, je vous passe les détails de mes découvertes. Beaucoup de travaux forestiers en cours donne à ce lieu une impression de chaos. La sortie n'est pas plus honorable. Le circuit rejoint une statue des années 1950, l'éléphant. Le passage devant le cimetière orthodoxe se fait soleil couchant. Celui-ci est fermé à l'heure où je passe mais je vous recommande la visite, pour l'avoir faite il y a quelques semaines. Je retrouve la route de Corbeil pour terminer cette boucle.

Au final une randonnée de 7,7km pour une durée de 1h40 avec une quarantaine de mètres de dénivelés.

La chapelle orthodoxe

dimanche 17 juin 2012

45 Sury aux Bois le pont des Besniers 22km

Randonnée dominicale où l'objectif est de faire un peu de kilomètres car pour cette première quinzaine mon activité professionnelle ne m'aura pas permis de marcher au moins mes deux séances hebdomadaires.

22km, voici une distance qui devrait me permettre de me rassasier au moins pour cette journée ! Après mon devoir civique, je file donc direction Sury aux Bois ce qui m'impose tout de même une bonne élongation kilométrique avec mon véhicule. Pas le temps de traîner, j'ai pré-renseigné le parcours sur mon application et lorsque j'arrive dans le village la petite place devant l'église fera l'affaire pour le point de départ. Je vérifie mon sac et lorsque je glisse celui-ci sur mes épaules, un ptit vieux me déclare "cela sent la marche tout ça !". j'ai a peine le temps de lui dire qu'effectivement je m’apprête à faire 22km qu'il me rétorque "houla, j'aime pas ça moi, les seules marches que j'ai fait c'était durant la guerre d'Algérie alors... Bon courage !". Après l'échanges des politesses me voici sur les chemins du PR et du GR3b, décidément j'ai l'impression de faire mon GR par petits tronçons...

Je repère assez facilement le chemin qui file plein Sud, il faut dire que le balisage du GR est bien présent. Mais quelle surprise en voyant que le chemin n'est pas entretenu et qu'une fine bande laisse présagé du passage récent d'un vélo ! Naturellement je n'ai pas emporté mes guêtres, et pire j'ai même laissé mon bas de pantalon dans la voiture, car au vues de la météo j'ai décidé d'adopté le mode "short". Bon hé bien le kilomètre et demi d'herbes hautes aura raison de mes chaussettes et les chaussures sont bien humides. 

De nombreuses pièces d'eau sont indiquées sur la carte, mais impossible d'y avoir accès et même de les apercevoir. Un troupeau de vache est planté au milieu d'un champ quand tout d'un coups je réalise que j'ai ma belle chemisette verte, la réaction ne se fait pas attendre, elles finissent toutes par se dire que je suis appétissant. Voila que cette vingtaine de vache commence à courir pour venir me voir. Ayant déjà eut cette expérience dans une situation moins confortable, je me dit que cette fois les piquets qui tiennent le barbelé semblent bien plus appropriés pour faire leur office! Heureusement à 2 mètres elles stoppent net leur course!

Je passe le gué Boyer quasiment sans l'apercevoir, et je file le long des champs blonds où les caresses cumulées du vent et de l'ombre des nuages offre un moment de dépaysement et de communion avec la nature assez irréaliste. J'arrive au lieu dit "la brosse aux oies" lorsque lors de l'échange des "bonjours" habituels, la ptite dame me surprend en me demandant si je veux boire un verre d'eau ! Je refuse poliment tout en engageant la conversation quelques minutes sur les banalités de randonneur "D'où venez vous, où allez vous ?". Rien d'extraordinaire certes, mais c'est tellement gratifiant de sentir que pour une fois vous croisez quelqu'un que vous ne reverrez peut-être plus mais qui s’intéresse le temps d'une discution à ce que vous faite !

Regonflé par cette belle rencontre j'arrive à un peu plus de la moitié du parcours. Il me faut maintenant remonter le canal d'Orléans jusqu'au point de départ sur plus de dix kilomètres. Il fait chaud maintenant et le soleil me signale sa présence sur ma nuque, je sens que cela va être long. Pas une âme qui vive le long de ce canal je vais finir par me faire doubler par un couple en vélo peut après avoir passé la N60 et le pont des Besniers. Les méandres du canal se succèdent et rendent le retour très monotone ! Seule la présence d'un nid de cygne avec cinq gros oeufs viendra rompre cette monotonie.

Une randonnée un peu longuette avec ce retour par le canal de 22km en 4h30 avant une centaine de mètres de dénivelés mais pour le coups l'objectif kilométrage est atteint...

Les blés d'or...


dimanche 10 juin 2012

45 Vitry aux Loges Étang de Nonfourche 12km

Pour cette randonnée dominicale je ne sais pas encore où je vais me rendre. Comme parfois juste avant de prendre le volant je consulte les fiches qui sont en ma possession sur les PR régionaux et mon choix se porte sur celui de Nonfourche annoncé avec une distance de 12km.

Arrivé dans Vitry, je trouve assez facilement le parking proche du point de départ, l'écluse du canal d'Orléans. Un binôme de pêcheurs est déjà présent tandis que je démarre la rando sous un ciel mitigé. Je traverse l'écluse et je longe le canal en prenant soins de ne pas louper le chemin qui doit prendre plein Est. Le marquage se fait briller par son absence sur certaines parties, mais le fond de carte de mon application iPhiGéNie me permet de tenir la feuille de route. Après un centre équestre vient le moment de reprendre le chemin vers le Nord pour arriver à l'étang de Nonfourche.

Pas de visibilité excessive sur la "berge" de cet étang plutôt paisible. Le temps de prendre quelques photos et il faut maintenant rejoindre Combreux. Je retrouve le canal qu'il faut longer à nouveau jusqu'à l'écluse de Combreux excentrée à l'Ouest du village. L'endroit est très bien entretenu et il est aménagé pour accueillir quelques familles pour un pique nique. Un rapide coups d'oeil sur la carte et je réalise que quelques centaines de mètres avant de sortir de Combreux il y avait un château ! Inutile de vous dire la tête que je fais sur le moment (ni celle en voyant les photos sur internet au retour).

Je continue mon itinéraire pour rattraper un lieu que où je suis déjà passé, l'étang de la Vallée, point de départ d'une de mes premières randonnées début 2011. Cet étang dispose d'une base de loisir avec de nombreuses possibilité de pique nique le tout à coté d'un immense camping. Une petite halte pour reprendre des forces devant le départ du sentier sensoriel des Carnutes qui serpente dans cette forêt tout en restant accessible aux fauteuils roulants. Long de 600m il permet la découverte du milieu forestier.

Quelques kilomètres avant de rejoindre Vitry où à l'entrée je remarque une des tours restante du château de Vaux. Me voici de retour au parking le temps de me remettre un peu en condition tout en assistant au départ des deux pêcheurs qui semblent résolument contents de leurs prises.

Une randonnée sympathique même si la météo n'était pas des plus chaude pour ce début juin sans grand dénivelé au final avec 11,3km en 2h30.

Étang de Nonfourche