Présentation du projet :

Alors "Grolles aux pieds, sac sur le dos et en avant compagnons..."

dimanche 1 juillet 2012

Randonnée, le PR de Jeanne d'Arc à Trainou - 10km

Randonnée dominicale et comme bien souvent je n'ai pas d'idée précise sur le lieu de la randonnée. Il me faut passer à la boulangerie et faire le plein de la Déus'Mobilis, surnom donné par mes collègues de boulot à ma R19. Toutes mes fiches sont restées à la maison, alors sur le parking je fouille dans mon application et dégote une randonnée sur Trainou, il me faudra peut-être repérer le panneau des randos pour en savoir un peu plus.

Pas de chance, il y a bien un parking prés de l'église mais pas de panneau en vue, pourtant il me semble qu'entre la mairie, l'église et le cimetière il n'y a que le choix pour placer ces panneaux d'information. Ce n'est pas grave je décide de partir de la place Léon PIERROT du nom d'un résistant tué le 30 juin 1944.

La randonnée dois me permettre de la découverte de la partie Sud Ouest de Trainou. Le ciel bleu depuis mon départ se couvre un peu et le vent frais m'oblige à démarrer avec mon polaire. Peu de signaux pour démarrer alors je me fie à la carto de mon application. Heureusement que je veille car je manque tout de même de louper la sente à droite juste avant le vendeur d'article de pêche.

J'arrive à la base de loisir de Trainou  un endroit idéal pour se détendre. Les pêcheurs sont à pied d'œuvre et je croise quelques coureurs. Quelques aménagements pour les jeunes et les sportifs sont disponibles et si les animaux doivent être tenus en laisse, la tonte fraîche de la pelouse donne tout de suite un effet apaisant. 

Lors du passage entre les lieux dits de la Petite Bretagne et de la Grande Maison on trouve de nombreuses pièces d'eau. Malheureusement elles sont quasiment toutes privées et il n'est possible d'admirer ces parcelles qu'au travers un grillage contraignant.
Aux abords de l'une d'elles je tombe sur un papillon qui semble se régaler sur belle fleur bleue, je décide d’immortaliser cet instant bucolique car je sais à qui faire profiter ces clichés. Ce superbe "paon du jour" se laisse même prendre en vidéo lors de son festin royal ! Attention ne vous y trompez pas je ne sais pas reconnaître les papillons, la réponse me viendra après avoir eut mon experte pour l’authentification.

Au fil des kilomètres, plus j'avance et plus il me semble remonter le marquage d'un PR. Pourquoi baliser un PR dans un seul sens ? Entrainé dans ces pensées je loupe le plein Nord peu après "Les Grignons". Heureusement j'ai le réflexe de me fixer des limites aussi je me souviens que je ne dois pas arriver à un carrefour mais un petit pont. Dons naturellement arrivé au carrefour, il ne me reste plus qu'a rebrousser chemin jusqu’à ce maudit pont. Allez plein Nord sur ce chemin qui remonte jusqu'à Trainou le long d'un minuscule ruisseau coincé entre les champs avec la vue sur l'émetteur TV.

Le vent reste bien présent et permet de ne pas monter en température, mais au retour je sens tout de même que cela sera trompeur car le coup de soleil est bien présent! Comme il est utile de laisser le chapeau dans la voiture qui elle est à l'ombre. Quelques belles pièces d'eau privées avant d'entrer dans Trainou.
Finalement je tombe sur le panneau de parcours le long de la D124 près de l'entrée du gymnase. Pas de regrets car il n'est exploitable sur la zone concernée du fait de certaines dégradations. Il semble toutefois que ce soit le PR de Jeanne d'Arc que j'ai remonté.

Une randonnée très agréable de 10,5km en 02h15 pour une centaine de mètres de dénivelé.

L'étang de la base de loisir de Trainou

dimanche 24 juin 2012

Randonnée, la pointe de Courpain à St Hilaire St Mesmin - 11km

Randonnée dominicale sur un PR déjà parcours il y a quelques mois. Celui-ci permet de découvrir le bord de Loire jusqu'à la pointe de Courpain un domaine de 13ha au confluent du Loiret et de la Loire.
Attention une grande partie de cet itinéraire coté de la pointe est interdit aux animaux même tenus en laisse.

Le départ se fait place René Vilain sur la D951 avant le centre ville de Saint Hilaire Saint Mesmin.
Celui-ci est en pleine rénovation. Je repère assez vite le marquage et me voici traversant un petite zone mi-habitations mi-artisanale.

Puis arrive le sentier des Prés, un agréable chemin en bordure du Loiret qui s'écoule paisiblement sur une pente douce. Rapidement il faut remonter vers la Loire, mais je distingue un autre panneau indiquant un autre sentier pour poursuivre le long du Loiret, il reste donc un bon potentiel de randonnées le long de ce cours d'eau truffé d'anciens moulins.

Je traverse la départementale et j'aperçois déjà la croix de Micy. Cette croix installée sur le bord de la Loire est issue des restes de pierres de l'ancienne abbaye de Micy détruite par les inondations de 1856. De nombreux chevaux égayent l'arrivée à cette croix. Je reste sur la digue en direction de la pointe où le trafic routier se faire sous la responsabilité entière du conducteur. Il faut dire qu'un coups de volant et hop on est vite en bas, mais est-ce différent en montagne ?

A niveau des parkings au bout de l'impasse je décide de serrer sur la berge de la Loire, et je tombe sur un panneau annonçant la pointe à 2,6km. Me voici donc dans la réserve naturelle de Saint Mesmin. Le chemin suffisamment large au départ va parfois laisser place à de quoi poser les pieds l'un a cotés de l'autre, mieux vaut ne pas jouer des coudes car la végétation luxuriante de la famille des urticacées vous fera regretter vos écarts.

J'arrive maintenant à 1,2km de la pointe et à cette heure je commence à être rejoins par les coureurs qui viennent aussi profiter de ce site très riche, on y trouve près de 23 espèces d'arbres , plus de 40 espèces d'oiseaux et 325 champignons... L'arrivée sur la pointe se fait sur un chemin parfois sableux mais qu'il s'agit de respecter. Le piétinement des berges a été limité notamment par l'interdiction de baignade !

Me voici à la pointe du Courpain, il est toujours impressionnant de se retrouver assis au raz de l'eau avec ces énormes masses d'eau qui se joignent dans un calme relatif...

Le retour s'opère dans un premier temps par le même itinéraire, ce qui me vaut d'ailleurs de croiser un train de sexagénaires qui file à vive allure vers la pointe. Le fracas des wagons est entrecoupé par le tumulte des "bonjours" dont l'écho se propage dans le chemins bordé d'orties géantes !
À la sortie de la réserve je quitte la digue et j'emprunte le chemin qui longe une plantation de poiriers qui débouche devant le carmel de Micy. Toujours en activité depuis 1617, il serait en charge de la fabrication des hosties. Les premières personnes pour l’Eucharistie commencent d'ailleurs à se regrouper.

Quelques minutes plus tard je suis de retour au parking.
Une randonnée agréable de 11km en 2h30 avec une quarantaine de mètres de dénivelé.

A la pointe : le confluent entre le Loiret et la Loire.

mercredi 20 juin 2012

Randonnée, au fil de l'eau et de l'histoire à Brétigny sur Orge - 8km

Je pars souvent pour des raisons professionnelles depuis cette gare, et j'ai repéré un des panneaux lors de ma randonnée à Ste Geneviève devant le tunnel permettant de passer sous les voies du RER.
Je décide donc de tenter cette randonnée, dont le tracé n'est pas présent sur le fond de carte de l'IGN.
Je m'engouffre dans le tunnel puis je longe un chantier d'où émerge de nombreux petits immeubles. le panneau numéro deux annonce la limite de la zone urbaine, et c'est vrai qu'en quelques secondes on se retrouve au milieu des champs. D'ailleurs au beau milieu un croisement de chemins je me dirige à droite entre les deux pilotes lorsque qu'un corbeau me fait savoir qu'il n'est pas content de me voir franchir ce qui semble être les limites de son territoire.
Le panneau numéro trois est commun avec un autre circuit, je m'empresse de noter le point de départ de celui-ci pour une prochaine randonnée. On aperçoit au loin la tour de Montlhéry élément situé sur une butte qu'il n'est pas possible de louper pour celui qui arrive à Paris par la nationale 20.
 
Un petit détour pour voir ce qu'il reste de l'imposante bâtisse du moulin du Carouge (ex moulin des Près).
Le circuit se poursuit par le tour de l'étang du bassin du petit Paris dans les espaces naturels des vallées de l'Orge. On se retrouve d'ailleurs sur le GR655 dont on retrouve le balisage blanc et rouge mais aussi le coquillage de st Jacques.
À l'extrémité du bassin, quelques batraciens se racontent leur journée alors qu'une poule d'eau nargue les pêcheurs en remontant un petit poisson...
Après la boucle de ce bassin il faut trouver le chemin qui longe le Blutin, j'évite de retourner sur le parking et longe le bassin du Carouge jusqu'au pont "couvert" pour tourner à droite et tomber quelques secondes plus tard sur le panneau numéro quatre ! Aurais-je tourné trop tôt tout à l'heure certainement...

Le passage du Blutin comporte des horaires de passage dont naturellement il ne me semble pas avoir été averti, il est 20h15 est devrait être fermé depuis 45 minutes ! Ma foi à cœur vaillant rien d'impossible alors je me lance.Le ruisseau n'est pas profond mais il est surtout "canalisé" et descend par petites cascades successives vers le Carouge le tout bordé par de nombreux cerisiers, une sente des plus bucolique.
Si le premier tronçon est bien ouvert ce n'est pas le cas du second ! Je tente le contournement par la droite mais le parc est bel et bien fermé 19h30 en été c'est un peu exagéré...

Je traverse une zone pavillonnaire pour rejoindre le parcours originel et après la mairie c'est le tour de la place du marché. Couvert, le marché était le site privilégié de l'approvisionnement en haricot flageolet répondant au nom de "Chevrier" du nom de l'agriculteur ayant découvert le moyen de faire sécher celui-ci tout en conservant sa couleur verte.
Retour sur la gare RER avec l'arrivée bruyante d'une rame ! Pas de doutes je suis revenu en milieu hostile !
Une randonnée très sympathique de 7,7km en 1h50 avec une cinquantaine de mètres de dénivelés.

Les cerisiers du Blutin

lundi 18 juin 2012

Randonnée, découverte de Sainte Geneviève des Bois - 7,7km

Voici une randonnée de 7,7km pour découvrir Sainte Geneviève des Bois. Attention le circuit n'est pas balisé ! Le départ s'effectue rue de l'orangerie, il faut suivre les indications des 10 panneaux implantés le long du parcours. Sur ces panneaux vous trouverez les explications liées aux lieux visités et le cheminement à suivre pour se rendre au panneau suivant.

Pour ma part j'ai découvert ce circuit sur les fonds cartographiques de l'IGN et je ne suis pas sur que les indications des panneaux suffisent... Départ pour moi du parking de l'église de Ste Geneviève devant laquelle se trouve un monument commémorant cela tombe bien l'appel du 18 juin par le Général De Gaulle. Je décide de suivre circuit dans le sens "horaire" sur la carte car à cet instant les panneaux pour moi ne sont pas connus.

Je remonte la route de Corbeil et je trouve le panneau numéro 5 à un endroit que j'ai déjà visité à l'occasion d'une séance de géocaching, la grotte de Ste Geneviève. Ensuite vient le tour du parc de la Châtaigneraie puis le Donjon, superbe bâtisse mise en valeur par des abords biens entretenus. Selon la carto il me faut traverser quelques barres d'immeuble où trône au milieu une surprenante sculpture que j'ai décidé d'appeler l'arbre à prénoms. Le petit parc suivant semble souffrir suite aux dernières semaines de pluies ! Le parc "Pierre" dans lequel on trouve quelques animaux me permettra de photographier de près une biche, un comble pour celui qui parcoure la forêt d'Orléans en long et en large.

Arrive le temps de la traversée du bois des trous et des joncs marins ! Personnellement la partie un peu glauque de cette randonnée. Beaucoup de mal pour trouver le sentier qui rejoint l'intérieur de ces bois, il me faudra naviguer sur de 200m pour rattraper le chemin, je vous passe les détails de mes découvertes. Beaucoup de travaux forestiers en cours donne à ce lieu une impression de chaos. La sortie n'est pas plus honorable. Le circuit rejoint une statue des années 1950, l'éléphant. Le passage devant le cimetière orthodoxe se fait soleil couchant. Celui-ci est fermé à l'heure où je passe mais je vous recommande la visite, pour l'avoir faite il y a quelques semaines. Je retrouve la route de Corbeil pour terminer cette boucle.

Au final une randonnée de 7,7km pour une durée de 1h40 avec une quarantaine de mètres de dénivelés.

La chapelle orthodoxe

dimanche 17 juin 2012

Randonnée, le pont des Besniers à Sury-aux-Bois - 22km

Randonnée dominicale où l'objectif est de faire un peu de kilomètres car pour cette première quinzaine mon activité professionnelle ne m'aura pas permis de marcher au moins mes deux séances hebdomadaires.

22km, voici une distance qui devrait me permettre de me rassasier au moins pour cette journée ! Après mon devoir civique, je file donc direction Sury aux Bois ce qui m'impose tout de même une bonne élongation kilométrique avec mon véhicule. Pas le temps de traîner, j'ai pré-renseigné le parcours sur mon application et lorsque j'arrive dans le village la petite place devant l'église fera l'affaire pour le point de départ. Je vérifie mon sac et lorsque je glisse celui-ci sur mes épaules, un ptit vieux me déclare "cela sent la marche tout ça !". j'ai a peine le temps de lui dire qu'effectivement je m’apprête à faire 22km qu'il me rétorque "houla, j'aime pas ça moi, les seules marches que j'ai fait c'était durant la guerre d'Algérie alors... Bon courage !". Après l'échanges des politesses me voici sur les chemins du PR et du GR3b, décidément j'ai l'impression de faire mon GR par petits tronçons...

Je repère assez facilement le chemin qui file plein Sud, il faut dire que le balisage du GR est bien présent. Mais quelle surprise en voyant que le chemin n'est pas entretenu et qu'une fine bande laisse présagé du passage récent d'un vélo ! Naturellement je n'ai pas emporté mes guêtres, et pire j'ai même laissé mon bas de pantalon dans la voiture, car au vues de la météo j'ai décidé d'adopté le mode "short". Bon hé bien le kilomètre et demi d'herbes hautes aura raison de mes chaussettes et les chaussures sont bien humides. 

De nombreuses pièces d'eau sont indiquées sur la carte, mais impossible d'y avoir accès et même de les apercevoir. Un troupeau de vache est planté au milieu d'un champ quand tout d'un coups je réalise que j'ai ma belle chemisette verte, la réaction ne se fait pas attendre, elles finissent toutes par se dire que je suis appétissant. Voila que cette vingtaine de vache commence à courir pour venir me voir. Ayant déjà eut cette expérience dans une situation moins confortable, je me dit que cette fois les piquets qui tiennent le barbelé semblent bien plus appropriés pour faire leur office! Heureusement à 2 mètres elles stoppent net leur course!

Je passe le gué Boyer quasiment sans l'apercevoir, et je file le long des champs blonds où les caresses cumulées du vent et de l'ombre des nuages offre un moment de dépaysement et de communion avec la nature assez irréaliste. J'arrive au lieu dit "la brosse aux oies" lorsque lors de l'échange des "bonjours" habituels, la ptite dame me surprend en me demandant si je veux boire un verre d'eau ! Je refuse poliment tout en engageant la conversation quelques minutes sur les banalités de randonneur "D'où venez vous, où allez vous ?". Rien d'extraordinaire certes, mais c'est tellement gratifiant de sentir que pour une fois vous croisez quelqu'un que vous ne reverrez peut-être plus mais qui s’intéresse le temps d'une discution à ce que vous faite !

Regonflé par cette belle rencontre j'arrive à un peu plus de la moitié du parcours. Il me faut maintenant remonter le canal d'Orléans jusqu'au point de départ sur plus de dix kilomètres. Il fait chaud maintenant et le soleil me signale sa présence sur ma nuque, je sens que cela va être long. Pas une âme qui vive le long de ce canal je vais finir par me faire doubler par un couple en vélo peut après avoir passé la N60 et le pont des Besniers. Les méandres du canal se succèdent et rendent le retour très monotone ! Seule la présence d'un nid de cygne avec cinq gros oeufs viendra rompre cette monotonie.

Une randonnée un peu longuette avec ce retour par le canal de 22km en 4h30 avant une centaine de mètres de dénivelés mais pour le coups l'objectif kilométrage est atteint...

Les blés d'or...


dimanche 10 juin 2012

Randonnée, l'étang de Nonfourche à Vitry aux Loges - 12km

Pour cette randonnée dominicale je ne sais pas encore où je vais me rendre. Comme parfois juste avant de prendre le volant je consulte les fiches qui sont en ma possession sur les PR régionaux et mon choix se porte sur celui de Nonfourche annoncé avec une distance de 12km.

Arrivé dans Vitry, je trouve assez facilement le parking proche du point de départ, l'écluse du canal d'Orléans. Un binôme de pêcheurs est déjà présent tandis que je démarre la rando sous un ciel mitigé. Je traverse l'écluse et je longe le canal en prenant soins de ne pas louper le chemin qui doit prendre plein Est. Le marquage se fait briller par son absence sur certaines parties, mais le fond de carte de mon application iPhiGéNie me permet de tenir la feuille de route. Après un centre équestre vient le moment de reprendre le chemin vers le Nord pour arriver à l'étang de Nonfourche.

Pas de visibilité excessive sur la "berge" de cet étang plutôt paisible. Le temps de prendre quelques photos et il faut maintenant rejoindre Combreux. Je retrouve le canal qu'il faut longer à nouveau jusqu'à l'écluse de Combreux excentrée à l'Ouest du village. L'endroit est très bien entretenu et il est aménagé pour accueillir quelques familles pour un pique nique. Un rapide coups d'oeil sur la carte et je réalise que quelques centaines de mètres avant de sortir de Combreux il y avait un château ! Inutile de vous dire la tête que je fais sur le moment (ni celle en voyant les photos sur internet au retour).

Je continue mon itinéraire pour rattraper un lieu que où je suis déjà passé, l'étang de la Vallée, point de départ d'une de mes premières randonnées début 2011. Cet étang dispose d'une base de loisir avec de nombreuses possibilité de pique nique le tout à coté d'un immense camping. Une petite halte pour reprendre des forces devant le départ du sentier sensoriel des Carnutes qui serpente dans cette forêt tout en restant accessible aux fauteuils roulants. Long de 600m il permet la découverte du milieu forestier.

Quelques kilomètres avant de rejoindre Vitry où à l'entrée je remarque une des tours restante du château de Vaux. Me voici de retour au parking le temps de me remettre un peu en condition tout en assistant au départ des deux pêcheurs qui semblent résolument contents de leurs prises.

Une randonnée sympathique même si la météo n'était pas des plus chaude pour ce début juin sans grand dénivelé au final avec 11,3km en 2h30.

Étang de Nonfourche

vendredi 20 avril 2012

dimanche 8 avril 2012

Randonnée, GR3 et GR655 entre Amboise et Tours - 33,6km

Une nouvelle randonnée test.

Depuis quelques jours une idée me trottait dans la tête, utiliser le concept que j'ai vu lors du salon de la randonnée 2011 à savoir : "train + randonnée". Les dossiers présentés lors de cette conférence détaillaient des circuits comprenant un trajet en train puis un circuit de randonnée et le retour en train. Je me suis dit qu'il était possible de faire la même chose depuis Orléans.


La préparation :
À la différence des fiches toutes prêtes sur Paris, ici il a fallut tout monter et caler soit même. Heureusement internet est tout de même d'une aide précieuse. Dans un premier temps il a fallut établir la zone de rando en fonction de possibilités ferroviaires locales et des circuits disponibles sur les cartes IGN. Concernant le trajet il devait comporter un balisage (afin de soulager le potentiel batterie du smartphone) et dépasser les 30 km pour  permettre de me tester au delà de ma distance maximum actuelle (cf le post : "Vous avez dits deux jours"). Naturellement la contrainte de cette distance et du fait de la spécificité ferroviaire du déplacement impose une nouvelle contrainte, celle du délais de rando, il ne s'agit pas de louper le dernier train...

Le choix final :
C'est sur le GR3 que se porte toute mon attention. Initialement Amboise-Blois le tronçon la trace GPS fabriquée sur un de mes sites de préparation est trop longue, plus de 55km. Après quelques calculs et vérifications se sera Tours-Amboise ou Amboise-Tours soit d’après les estimations prés de 37km. La collecte des trains entre Orléans et ces deux destinations fera opter pour un Amboise-Tours les retours étant un peu plus nombreux de Tours vers Orléans (au cas où). Je me vois mal en effet appeler mon épouse et lui dire "il faut venir me chercher à Tours...". La date n'est pas arrêtée mais ce vendredi 05 avril le dossier semble bien ficelé.

Branle-bas, c'est le jour "J" :
Samedi 06 (rappelez vous la veille le dossier est "bien ficelé mais pas arrêté) vers 06h00 je me réveille et je sent qu'il sera impossible de me rendormir. Je descend sans faire de bruit et je file dans le salon où après être sorti de mon semi-brouillard je me penche sur "le dossier". Oui je sais ce n'est pas très normal tout cela... Mais bon ça ou autre chose...
Je regarde les horaires des trains car de tout façon hors un samedi ou un dimanche, il y a peu de place pour un autre jour. Mes prochains congés à la fin du mois me sembles bien loin, donc finalement je me dit pourquoi pas aujourd'hui, la météo semble favorable ? Je fais une simulation et au lieu de prendre "Les Aubrais", tente avec "Orléans" et là je gagne 1h30 de délais : Arrivée à Amboise à 08h30 au lieu de 10h00. Cette perspective me met en joie mais aussi en stress, car cette heure trente il faut bien la prendre ailleurs... La réponse est là devant mes yeux : départ à 07h40 ! "Branle-bas" il ne faut plus traîner car la gare d'Orléans est plus loin que celle des Aubrais. Je récupère les sacs dans le coffre de ma voiture et prépare le plus grand. Un mini point rapide, la baguette est préparée d'une traite puis coupée en trois, une poignée de pâtes de fruits jetée dans un sachet, un paquet de madeleines et l'eau s'entrechoquent dans le sac. Le rechange recouvre le tout, j'ai juste le temps de laisser un mot sur la table "Je randonne toute la journée, à ce soir..." et finalement j'arrive à la gare avec moins de 15 minutes d'avance.

La randonnée :
08h30 j'arrive donc à la gare d'Amboise, le temps d'opérer grâce à une prise électrique disponible dans le hall la recharge mon smartphone je décide que la trace GPS sera faite entre le château d'Amboise et la cathédrale de Tours. Ces deux points étant respectivement à 500m de la gare. Avant de rejoindre le château je prend mon petit déjeuner dans une boulangerie histoire de ne pas partir à vide.
09h00 je suis devant le château et je repère au pied de celui-ci une plaque désignant le GR3 et le chemin vers Compostelle le GR655. Ce sont ces deux GR que je dois m'efforcer de suivre. Je me met en chemin alors qu'il me faut lutter pour remonter un flot de touriste venu prendre d'assaut le château. La randonnée débute par le bord de Loire et le soleil est déjà au rendez-vous. Avant de sortir d'Amboise où la circulation est déjà bruyante il faut remonter sur les hauteurs puis redescendre sur Lussault-sur-Loire. 
10h30 le marquage est efficace et les 6 premiers kilomètres sont parcourus à un rythme soutenu, car je le sais je me fatigue sur le long terme alors si je ne veut pas arriver à la vitesse d'un escargot et louper les trains...
11h50 j'arrive à La Miltière, le temps de la pause déjeuner dans un abris de bus au soleil. Cette halte au 13° kilomètre est assez surréaliste, j'ai pris l'abris de bus en otage, les groles sont recouvertes de mes chaussettes et tandis que je me restaure mes pieds prennent l'air sous un soleil éclatant. Je décide de poursuivre en mode short et je voila entrain de "demonter" mon pantalon... Rassasié je reprends ma route me retrouve après quelques minutes sur les balcons de Montlouis-sur-Loire où la vue depuis le sentier de "Bellevue" est magnifique.
13h00 je traverse la Loire sur un pont ferroviaire et alors que je filme les alentours, un train de transport de marchandises file sur la voie qui est à quelques mètres de moi. Entre tremblements et vacarme c'est assez impressionnant.
13h30 le cap des 20 kilomètres est passé alors que le GR traverse le campement de gens du voyage installés sous un pont. Heureusement les nombreux chiens qui par leurs aboiements me signifient que je suis indésirable sont tous attachés.
14h00 je n'ai pas honte je bois un célèbre soda alors que je suis à Vouvray, je ne vous raconte pas la tête du tenancier !
15h30 30° kilomètre, peu après Vouvray un peu de dénivelé pour atteindre Rochecorbon l'un des derniers détour le long de se parcours, maintenant le GR va filer le long de la Loire pour finir sa course après le pont qui passe sur la Loire et l'île Aucard.
16h45 me voici devant mon objectif, 33 c'est le nombre de kilomètres indiqué par mon application devant la cathédrale de Tours depuis le château d'Amboise. Avec le déplacement depuis où vers les deux gares il faut ajouter 1 kilomètre.
16h50 impossible de résister à la tentation de faire au moins une géocache, le prochain train me laissant un peu de marge car il ne part qu'à 17h22... Sur le chemin de la gare je découvre donc une petite "nano" pour accrocher Tours au tableau de chasse, et devient par là même la cache la plus à l'ouest trouvée depuis mes débuts de géocacheur.
17h22 le train prend la direction de Paris, et à 18h30 me voici à la gare des Aubrais. Pour éviter d'attendre ma correspondance et gagner du temps finalement je prends le tram et à 19h15 me voici de retour à la maison.
Le temps de prendre une douche et l'arrivée de ma femme bouleverse les évènements de la soirée : nous sommes de sortie : barbecue chez des amis...

Une journée de folie me direz vous, oui certainement mais c'est pour cela que j'aime ma vie, toujours en mouvement, mais lentement au rythme pédestre...
En tout cas une superbe randonnée printanière. 


Matériel et santé :

Coté matériel pas de soucis particuliers, les dernières améliorations de l'OS semblent avoir améliorer la capacité du smartphone. Il me faut attendre 40% d'autonomie au 19° kilomètre pour activer la batterie de secours, qui après être remontée à 85% finira à plus de 60% devant la gare de Tours.
Coté santé après le 18° kilomètre les pieds se font lourd et les descentes sont pénibles, quelque chose ne va pas dans la chaussure droite. Mon genou gauche lui me montre des signes de faiblesse passé les 30 kilomètres. Finalement le genou douloureux sera calmé à l'aide d'une pommade anti-inflammatoire et je découvre avec le plus grand étonnement une petite ampoule sous le gros orteil dans la pliure !