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Présentation du projet :

Alors "Grolles aux pieds, sac sur le dos et en avant compagnons..."

lundi 30 juillet 2018

GR10 Étape 30 Fos - Cabane de l'étang d'Araing

Trop peu de réseau, la mise à jour FB sera faite ultérieurement.

D'ailleurs cette semaine à la vue des lieux de passage il est possible que de grosses périodes de silence soient de mise...

Nuit calme les animaux du cirque non loin seront vites couchés eux... Ce matin décollage 08h00, en route pour une sacré montée. Je devrais viser la Cabane de Bentaillou mais la dernière ascension sera déprogrammée. Donc départ de Fos à environ 530m et il faut attendre le col d'Auréan à 2176m... Ce n'est pas compliqué quasiment aucune descente ! Premier temps ratrapper le GR, et monter à Melles avec un petit passage pour voir la cascade du Sériail . Second temps suivre la belle route goudronnée qui serpente sur plusieurs kilomètres à flanc de montage en pente douce vers le haut jusqu'à Labach à 1000m. Le soleil tape déjà fort alors la forêt est appréciée. Troisième temps ben c'est l'heure du sentier maintenant, et il monte plus raide mais j'ai le bon rythme. J'arrive à la cascade d'Auède 1400m à 11h40. Devant le passage j'hésite... Je monte de trois mètres et je vois un beau trou d'eau trop tentant. Zou changement de tenue et vive le rafraîchissement en monde baignade. L'eau est moins froide que la douche d'hier. Je croque un morceau en maillot bain maillot sur le rocher plat à côté quand arrive Gaby. Une jeune GR'Diste que je vois depuis un moment dans certaines étapes. Salutations, elle se déchausse et tandis qu'elle trempe les pieds je lui indique le trou d'eau, lui vantant les bienfaits de celui-ci. Elle monte, hésite mais pas trop zou elle file habillée (bon la tenue est moins lourde que la mienne) dans le trou. Le soleil est bien présent donc tout sèche rapidement. On papote un peu et j'apprends avec surprise qu'elle est partie de 26 juin d'Hendaye !!! Bon le soleil à fait son effet tous mes vêtements sont secs alors remise en ordre de route et go je file. Il faut encore grimper. Gaby me doublera 30 minutes plus tard. La montée se poursuit et un faux col se présente avant la cabane d'Uls. Faux parce tu crois être au bout de la montée et bien non. Tu tournes à gauche et là tu sens l’arnaque arriver plein gaz. Des randonneurs que je croise me préviennent, deux patous (chien des montagnes) veillent au grain, attention. Finalement ils seront avec le berger à la cabane d'Uls qui est en contre bas. Moi je tente de continuer mais cette fois tous les freins sont actifs, je n'avance plus, je cale. Je fais une pause mais rien ça ne veut plus rien savoir... ouverture du sac et zou on gave la machine histoire de mettre du carburant. Ça y est c'est reparti tout doucement à travers cette terrible montée en paliers à démoraliser un clown. J'arrive au col il est 17h15... Maintenant un peu de descente vers le refuge du CAF. J'y retrouve Gaby en grande discussion avec un autre GR'Diste John, je fais la pause et décide de ne pas aller à la cabane de Bentaillou car face à moi je vois le GR monter plein pot... Je décide de faire 700m pour rejoindre la cabane de l'étang d'Araing. Il y a déjà une randonneuse à l'étage, je demande l'autorisation de partager la cabane, "pas de soucis...".

Météo ciel bleu mais couvert ce soir.
Départ Fos 08h00
Arrivée à la cabane de l'étang d'Araing à 19h00
Données GPS :
Distance 18,4km (535,2km)
Dénivelés +1875m -495m

Cabane de l'étang d'Araing
Altitude: 1900m

http://maps.google.com/maps?q=loc:42.83373693504728,0.8795271295503949





dimanche 29 juillet 2018

GR10 Étape 29 Cabane de Peyrehitte- Fos

La nuit, elle a démarré très tôt, souvenez vous hier moins de 50m de visibilité, la petite butte devant la cabane était le max de mon déplacement. Donc après le repas, la cabane n'ayant pas de fenêtre je file me coucher. A 22h00 la coupure pipi, hé oui comme tout le monde il est des instants même durant des plus grandes aventures où il faut bien passer par là. Je sors du sac de couchage et enfile mes bottes de sept lieux (si seulement)... j'ouvre la porte et là je suis bouché bée ! Quelle vue... La butte devant la cabane plonge littéralement vers la vallée. Devant légèrement en dessous une mer de nuage c'est installée et tout autour je distingue le contour des pics. Un panorama incroyable alors qu'il y a quelques heures je ne savais pas ce qu'il y avait autour. Photo oblige même si le capteur a du mal. A 6h30 l'heure du départ je reprends quelques photos avec le soleil qui commence à se lever... Bon au programme reprendre la montée vers les bornes frontalières numérotées. Je me fais un peu surprendre par ces montées évaluées plus faibles, enfin surtout par le fait que je suis sur un jeu de bosses. Juste avant de passer la borne 399, près du col des Taons de Bacanère je vais enfin avoir la surprise d'apercevoir un groupe de bouquetins sur la crête vers la borne 400. Je vais arriver à la borne 401 au pic de Bacanère (2200m) à 8h30. Maintenant c'est la descente... Je passe le col d'Esclot d'Aou pour rejoindre l'étang de St Béat où il reste peu d'eau. Il est posé au fond d'une demi cuvette entourée de falaises assez impressionnantes. La descente se poursuit à travers les troupeaux de brebis vers les cabanes des Courraux vers 1580m. Pas d'arrêt je veux faire ma pause à la cabane d'Artigue à 1350m. J'y arrive à 11h00, et j'y entre pour ma pause repas et une bonne sieste car j'ai pas fini de descendre. A 13h00 c'est reparti à travers une forêt bien dense qui va fournir de l'ombre car il fait chaud aujourd'hui même avec le petit vent. Je vais quitter quelques instants le GR pour un virage plus doux, et je vais avoir la surprise de découvrir une petite cascade. Comment vous dire ! J'ai une furieuse envie, c'est de passer dessous. Je regarde, j'analyse, et je me décide : go.... changement de tenue et je file sous cette douche naturelle. Quel bonheur de se rafraîchir... Bon il faut tout de même reprendre le chemin de la descente ! Deux possibilités pour rejoindre Fos, je voulais suivre le ruisseau pour descendre plus doucement mais le balisage est maintenant sur la soit disant "variante". Bon je reste sur les marques... Je passe quelques rochers au milieu du lit du ruisseau avant d'apercevoir un crâne posé sur le rocher du signal du GR ! Avertissement ?? Il faut dire que le lit du ruisseau est bien plus large que le ruisseau actuellement. Le sentier est rongé par l'eau et se retrouve dans le lit "sec". Bref il faut tout de même se méfier. Avant d'attaquer la dernière partie descendante il faut encore jouer avec le sentier qui ondule entre grandes montées et petites descentes. Donc au final je reprends de l'altitude. A 14h00 j'arrive en haut des crêtes de Sacaube. Finalement la descente va se faire par le biai de zig-zags plus ou moins longs et plus souvent doux que forts. A 15h00 j'arrive dans ce que je crois être le plateau qui va me permettre de récupérer avant d'arriver à l'entrée de Fos. Non il faut descendre encore et surtout à nouveau par un jeu de montées et descentes. Finalement il faut arriver au bord du canal pour enfin apprécier le plat. Je vais m'arrêter à Fos au lieu de poursuivre à Melles (2km) il sera 16h00.

Météo : ciel bleu
Départ cabane de Peyrehitte 06h30
Arrivée à Fos à 16h00
Données GPS :
Distance 16,9km (516,8km)
Dénivelés +653m -2016m

Fos
Altitude: 630m

http://maps.google.com/maps?q=loc:42.87231867763177,0.7363187693773735

samedi 28 juillet 2018

GR10 Étape 28 Bagnères de Luchon - Cabane de Peyrehitte

Nuit calme malgré deux réveils successifs à 4h00 et 6h00 mais pour une fois je me rendors de suite. À huit heure c'est le départ. Aujourd'hui de la montée et très peu de descente, ça me va très bien. Le ciel est bouché au dessus de 1300m. Un mini crachin de quelques secondes lance les hostilités. J'avale la descente de deux kilomètres vers Bagnères et remonte au centre ville pour récupérer le GR10. Au passage je récupère aussi un jésuite qui m'appelait dans une vitrine (heu je parle pâtisserie...). Le GR se faufile près de l'aérodrome et me voici à traverser Juzet de Luchon. Maintenant le but est de monter en étape à la cabane de Peyrehitte à 1940m or je suis à environ 600m. Premier palier Sode à 900m. Quelques vieilles maisons et deux trois virages plus loin en route pour le second palier : Artigue à 1220m. Je continue donc la progression à travers une forêt de chênes qui depuis la sortie de Juzet laisse rarement la vue sur la vallée, j'arrive toutefois à faire quelques photos. Jusqu'aux ruines de Houssets c'est redevenu plat voir même quelques petites descentes. Mais une fois passées la montée est bien prononcée avec de grands zig-zags. Fin de la forêt de chênes et j'arrive dans Artigue il est 13h00. Je trouve un bel abris avec table et banc alors je m'installe pour grignoter. C'est pas tout ça mais après cette bonne pause il faut en venir dernier palier pour passer de 1220 à 1940m. La montée se fait au départ à travers d'une forêt de sapins. Je croise un couple qui termine sa semaine de randonnée, on discute un peu. Les prairies prennent maintenant le dessus. Mais dés l'arrivée à la cabane de Saunère (ouverte et bien équipée) à 1675m je suis dans le nuage sommital. Un peu avant c'était d'ailleurs étrange comme si j'évoluais entre deux nuages, un en dessous et l'autre au dessus. La pause à cette cabane me donnera une fois de plus l'occasion de discuter avec 3 couples de retraités qui terminent leur rando journalière et redescendent sur Artigue. Je traverse un troupeau de vaches, et je me retrouve à marcher avec parfois moins de 30m de visibilité. Je scrute chaque symbole du GR sur les pierres. Hé oui ici plus d'arbres. Je reconnais le tintement des cloches des brebis non loin. En plus ici le GR passe dans un mini canyon. Il est composé de rochers à droite et à gauche, le tout sur 2 à 3m de haut et encore. Mais c'est un peu bizarre surtout  que la visibilité est quasiment nulle. Ici le panorama devrait être génial (dixit les photos des caches sur le chemin) mais moi je vois simplement les brebis qui me fixent en se demandant ce que je fais ici par ce temps... il est 16h40 quand j'arrive à la cabane. Elle est mitoyenne à celle du berger. Un confort très rustique mais qui évite de sortir la tente. Bon le crachin reprends, je pense que je vais me coucher tôt.

Météo ciel gris 
Départ du gîte avant Bagnères à 08h00
Arrivée à la cabane de Peyrehitte à 16h40
Données GPS :
Distance 17,3km (499,9km)
Dénivelés +1492m -291m

Cabane de Peyrehitte 
Altitude: 1997m

http://maps.google.com/maps?q=loc:42.8304988327942,0.6552818605401248



vendredi 27 juillet 2018

GR10 Journée blanche à Bagnères de Luchon

Voilà comment un projet quasiment sorti sur un coup de tête il y 15 mois maintenant est devenu une pure réalité. Comment, d'assis sur ma chaise devant mon ordinateur je me retrouve aujourd'hui à mi parcours de ce chemin de grande randonnée numéro dix ? Quel coup de folie peut déclencher ce besoin de goûter à l'aventure d'une vie d'itinérance durant plusieurs semaines ? Sans nul doute la conjonction de plusieurs facteurs. En tout cas voilà quatorze mois de questions, de préparation balayés dés les premiers pas le premier jours à Hendaye. Un peu comme si le compteur qui égrenait les jours reprend sa course dans l'autre sens. Etape après étape il y a l'acclimatation du corps. La charge à porter, la distance, le dénivelé, chaque jour se remettre à l'ouvrage. Chaque instant chercher la marque jusqu'à ce que cela devienne un réflexe, comme un complément à la respiration. La marque de la confiance comme j'aime à appeler ce symbole blanc et rouge. Celui qui va guider mes pas à travers ces Pyrénées que je ne connais pas, que je ne connaissais pas. Marcher des jours durant dans un univers qui change au fil des semaines mélangeant le minéral et le végétal selon un dosage subtil. Faire la connaissance du pastoralisme et ces troupeaux quasiment libres comme moi. Moi je joue à saute vallée de jours en jours. Et au fil des rencontres j'aiguise mon œil pour capter, pour capturer la diversité des paysages qui me sont offerts. Imprimer sur ma rétine ces tableaux afin qu'ils gravent dans ma mémoire le film de cette aventure. Pas facile de tout conserver en tête, même le smartphone en prend plein la carte SD. Le temps file, comme les kilomètres. La météo se joue du randonneur, même s'il faut l'avouer j'ai pour l'instant eu un beau déroulé. Les pluies tout comme les kilomètres lavent l'esprit du marcheur. L'effort force à se retrouver confronté à ces capacités qui sont bien au delà de ce que l'on peut s'imaginer. On puise par moment des ressources insoupçonnées pour prolonger son chemin et puis parfois il faut presque se raisonner pour ralentir, freiner se désir d'avancer. Prendre le plaisir passe aussi par des moments fugaces, des rencontres éphémères avec des randonneurs d'un jour ou plus, les habitants du coin qui le temps d'un moment s'étonnent de l'énorme sac qui semble bien chargé comme ils disent, ce qui naturellement se décline en explications sur ce projet un peu fou. Je ne suis pas le seul loin de là, mais je mesure la chance d'avoir le temps de pouvoir tenter la traversée complète, généralement ceux que je rencontre sont plus souvent sur un tronçon particulier qu'ils ajoutent à celui ou ceux des années précédentes. Je mesure la chance de pouvoir pour le moment tout du moins continuer physiquement cette aventure. Je prends pleinement conscience de l'engouement de ceux que j'ai entraîné dans cette aventure, famille, amis, copains, collègues et inconnus qui parfois au détours d'un petit message, d'une réaction laissent une empreinte sur le fil de vie de ce projet.

Soyez certains que pour l'instant à mi-parcours je vis pleinement les yeux et le cœur grands ouverts cette aventure ! Prenez vos grolles, sortez oxygénez vous, c'est la meilleure des thérapies...

Quelques chiffres pour cette troisième séquence de 8 jours :
Réel (total)
126,3km (482,9km)
Dénivelés :
+8737m (+30237m)
-8633m (-29112m)
Et 3 géocaches délogées (34GC)

Merci à tous et toutes pour votre suivi au travers de mes supports (blog / page Facebook)

jeudi 26 juillet 2018

GR10 Étape 27 Lac d'Oô - Bagnères de Luchon

Aujourd'hui c'est pour de nombreux GRDistes l'arrivée au milieu de l'aventure car Bagnères de Luchon est souvent citée comme au centre du GR. Mais c'est aussi pour moi jour pour jour où cela fait un mois que je suis sur ce chemin. 26 juin - 26 juillet

Nuitée surtout agitée en début de soirée car des minis trolls comme dit madame jouent dans le dortoir 2 juste à côté et le plus jeune ne sait pas chuchoter... Surtout que j'ai eu droit aux 20 questions avec aller retour à chaque fois. Depuis quand tu es là ? Jusqu'à quand tu es là ? Et patati et patata... Et moi en plus je réponds.... bref dans le dortoir 1 nous sommes 5 à occuper les lits à ma gauche deux gars plus anciens que moi et à ma droite deux filles plus jeunes que moi... Ha oui et dans la chambre du fond il y a les trois mami-randos, je les retrouve après deux jours de marche sans nouvelles. Je peux vous dire qu'elles ont le moral, bravo à elles... Six heures et mes voisins se lèvent, pas mieux de mon côté. J'emballe le sac de couchage, habillage et à trente je suis en salle à attendre l'ouverture du refuge pour sortir. Oui je sais c'est un peu étrange mais bon. 07h00 le coup d'envoi, faut monter maintenant monsieur. De 1500m il faut presque rejoindre le col d'Espingo à 1933m puis atteindre la Hourquette des Hounts Secs à 2267m. C'est incroyable mais j'y suis à 09h50. En plus toute la montée c'est faite q l'ombre avec le soleil qui léchait la montagne en face. A 09h30 il réchauffe le refuge maintenant bien bas... Puis c'est un jeu de trois descentes et remontées pour atteindre le col de la Coume de Bourg à 2293m. Même si les descentes me freinent j'y serais à 11h30. Une fois de plus les montées sont efficaces. Ici va se jouer un moment plus étrange pour moi. J'avais lors d'un post en mars pour le J-100 utilisé une photo internet. Je me suis dit au fil du temps que j'espérais trouver cette pierre, ce lieu sans en savoir plus. Un truc fou sur plus de 900km trouver cette pierre avec cette marque. Hé bien oui aujourd'hui à mi chemin entre l'Atlantique et la Méditerranée sur ce col en me retournant (car dans mon sens elle n'était pas visible) je suis nez à nez avec cette image surréaliste pour moi. C'est bien cette pierre marquée du GR10 ! Quel beau symbole. Il faut rattraper Luchon en passant par Superbagnères mais le GR à fait l'objet d'une modification. Les avalanches hivernales ayant (en plus de certains incidents) rendu les sentier trop risqué. Mince je devais rester à 2200m puis descendre doucement a 1850m et me voilà plongeant (satané descente) à moins de 1700m pour remonter ensuite rapidement sur la fin pour atteindre Superbagnères. Je vais en profiter pour une pause il est 14h30. Une bonne pause car maintenant il faut descendre de plus de 1000m pour rejoindre Luchon et le le gîte. Quel enfer ! Autant je prends maintenant du plaisir à monter tel l'Izard (bon Moins bien que lui tout de même) autant je ne prends aucun plaisir à descendre. C'est un peu comme Dr Jekyll et Mr Hyde, sauf que moi je fais le comparatif avec des animaux. Je monte en version Izard et je descend en version Hippopotame... C'est démentiel le temps que va me prendre cette descente démoniaque. Bref arrive enfin Bagnères de Luchon et ces décorations aux couleurs du TDF.  Quelques achats et et zou encore une trotte avant d'arriver chez mes hôtes pour ma journée blanche demain.

Météo ciel bleu avec une couverture nuageuse en fin d'après-midi.
Départ du lac d'Oô 07h00
Arrivée au sud de Luchon 18h15
Données GPS :
Distance 21,6km (482,6km)
Dénivelés +1397m -2054m

Bagnères-de-Luchon
Altitude: 750m

http://maps.google.com/maps?q=loc:42.76812492583352,0.6067901827976888







mercredi 25 juillet 2018

GR10 Étape 26 Cabane d'Ourtiga - Lac d'Oô

Réseau instable, la publication FB sera décalée.

Nuit tranquille, seul dans cette cabane d'Ourtiga. Le sac est sur le dos et à 7h30 c'est le départ. Un peu de descente pour reprendre le GR, traverser un gros torrent de montagne puis commencer la montée. Il me faut avaler 600m de positif pour rejoindre Esquierry à 2131m. Sauf qu'à 1650m c'est l'erreur topo. La balise qui indique le virage est trompeuse et je suis le petit sentier qui tourne légèrement mais ce n'était pas le but de la manœuvre. Il monte à gauche d'un gros torrent. La pente devient plus raide le sentier semble même disparaître. Cela devient tellement pentu que je commence à me poser des questions ! Plus de balises, et l'impression que le couple qui descendait hier soir était dans la partie à droite du torrent. Moi je suis à gauche, c'est limite casse gueule... Je sors mon appli et ben oui mon gars tu montes pas du bon côté il fallait opérer un virage complet ! Alors tu redescends de 100m et tu me fais le plaisir de reprendre du positif en face... Me voilà tout doucement à rebrousser chemin. Lorsque j'arrive au fameux virage qui permet de traverser la marque du sentier est si peu visible qu'il faut scruter pour trouver le meilleur passage pour rejoindre le GR pourtant bien visible en face. Après quelques hésitations je me lance dans une descente sournoise, traverse le fleuve par bond successifs en marchant sur le dos des crocodiles, bon ok je patauge dans l'eau... Bref c'est reparti de plus belle. Deux trois pauses et à 10h30 de suis en troisième position au col après 600m de positif. Je ne suis pas mécontent. Maintenant alors que je m'attendais à un peu de plat et bien ce sera une longue descente de près de 1000m pour rejoindre les granges d'Astau. Les marmottes me sifflent, la pente serpente entre de gros rochers au milieu de prairies. Pas de ruisseaux ici, c'est sec... Seul celui qui descend en face de la Cabane d'Esquierry sera doux à mes oreilles. La descente va se faire plus raide maintenant pour plonger dans la forêt. Heureusement le sentier est large et parfois me permet de faire un peu de marche arrière pour soulager les genoux. Les derniers 100m de dénivelés sont rigolos, le sentier traverse une immense prairie fleurie, on se croirait dans la petite maison dans la prairie... Avant d'arriver aux granges d'Astau je remarque une voiture immatriculée dans le Loiret. Je me permets de poser la question, et le couple de retraités me dit en fait être dans le 49 et n'a pas fait modifié les plaques. On discute, et ils m'invitent pour un apéritif ! J'accepte volontiers une grande cruche d'eau fraiche à leur grand étonnement. On discute du coin et de leur "maison d'été" ici depuis que le déneigement n'est plus assuré... On parle GR et puis il est temps de prendre congé. Direction la grange pour une collation. Chapeau pour les sandwichs ! Un régal. Je reprends l'ascension quand je distingue une silhouette qui ne m'est pas inconnue ! A tout hasard je sors le prénom à "forte voix" et elle se retourne. C'était bien Murielle qui est arrivée avec sa fille il y a quelques minutes. On papote un peu, fin du voyage ici pour elles au lieu de Bagnères de Luchon sinon le retour au domicile est compromis. Elles restent sur 20 jours de belle aventure. On se salue avant que je reprenne ma montée. Le lac d'Oô est à 1500m, il me reste donc 400m à monter. Initialement je devais terminer cette étape à 2200m, mais je sens bien que 700m aujourd'hui ce ne sera pas possible. Le temps tourne et j'ai juste le temps de me mettre à l'abris que la pluie tombe ce qui fait fuir les consommateurs... Demain dernière étape de la séquence, nous sommes nombreux à filer sur Bagnères...

Météo ciel bleu le matin puis couvert par moment avec quelques orages en fin d'après-midi
Départ de la cabane d'Ourtiga 07h30
Arrivée au refuge du lac de l'Oô 16h30
Données GPS :
Distance 11,2km (461km)
Dénivelés +1020m -1127m

Lac d'Oo
Altitude: 1500m

http://maps.google.com/maps?q=loc:42.744394330277444,0.49076300528179295


mardi 24 juillet 2018

GR10 Étape 25 Bourisp - Cabane d'Ourtiga

Bon anniversaire à mon épouse !

Nuit calme au camping. Je décolle à 8h00 en route pour de la grimpette je suis à 850m d'altitude. Aujourd'hui il me faudrait rejoindre la cabane d'Ourtiga à 1600m d'altitude. Pour cela il faut rejoindre Azet à 1000m, première mise en chauffe mais cela continue jusqu'à 1580m par le chemin Louron agréable du reste. Sur le final je vais prendre la route (D225) qui doit être empruntée demain par le Tour De France. Je passe donc le col d'Azet (1585m) à travers les camping-cars déjà en place. Du col je distingue celui passé hier à midi, pouha quelle vue et distance. Là je tombe sur un utilitaire transformé en boulangerie ambulante (enfin y a surtout un peu de tout) qui monte au col ravitailler les "spectateurs". Du coup j'en profite pour une potion magique et un entremet aux petites de chocolat. Après quelques discussions je file me poser un peu et déguster tout cela... J'ai basculé et je vois déjà ce qui m'attend... Je retrouve le GR et entame donc la descente vers Loudenvielle. Je croise un couple de petits vieux trop mignon (72 et 74 ans) qui joue au coach avec leur fils... On pouffe tous de rire. On discute, les interrogatoires classiques de randonneurs. On se souhaite bonne chance et chacun reprends sa route enfin son chemin. Et quelques minutes plus tard l'orage gronde dans la vallée voisine, mais les gouttes elles arrivent jusqu'ici. Et jusqu'à la sortie de Loudenvielle (je suis donc redescendu à 1000m) où je vais faire une pause en monde fantôme que je prends la pluie. Qu'est ce que c'est que ça "le mode fantôme" ? Ben à l'entrée du village deux bars se disputent les clients qui fuient l'eau. Je me dirige vers un petit bar tabac plus à l'intérieur. Une fois arrivé les réponses à mes salutations se perdent dans les montagnes proches, ils sont pourtant une bonne dizaine. Je commande, demande si une prise est disponible, et là un doigt me montre la cheminée suivi d'un "à droite...". Je me faufile met en charge et repart dehors sous le grand parasol qui m'abrite de la pluie. Après une bonne vingtaine de minutes je rapporte mon verre et la bouteille, dis merci et ouai bon je vais pas attendre une réponse... Je récupère mon smartphone et zou je file comme s'ils ne m'avaient jamais vus... Bref me voilà dispo pour 300m de montée sans un seul arrêt pour grignoter un morceau à Germ. Pourtant la montée est corsée. J'arrive en face de la mairie et trempe tout de go dans la fontaine le chapeau et le maillot devant certainement deux secrétaires en pause les yeux écarquillés quand elles me voient remettre le maillot essoré mais très frais. Voilà un mini lavage pas cher. Le soleil est de retour alors hop casse croûte. Je reprends mon ascension jusqu'à la cabane d'Ourtiga. Il y aura tout de mêmes quelques jeux de descentes et montées à hauteurs variables ce qui le laisse le temps de me faire vingt six films... La cabane est elle ouverte, occupée, par qui, sinon que faire... Bref au final la cabane est ouverte propre, table et bancs et le sol du grenier est nickel. J'attends un peu avant d'investir les lieux. Trois personnes passeront dans le sens descendant vers Loudenvielle mais en face de l'autre coté du ruisseau sur le versant donc il semble que je sois bien seul à 1600m ce soir...

Météo ciel bleu parsemé de petits nuages et pluie entre 13h et 15h.
Départ Bourisp 08h00
Arrivée à la cabane d'Ourtiga à 17h30
Distance 18,9km (449,8km)
Dénivelés +1617m -806m

Cabane d'Ourtiga
Altitude: 1676.m




lundi 23 juillet 2018

GR10 Étape 24 Lac de l'Oule - Bourisp

Nuit calme mais le refuge étant refait à neuf, il faut admettre qu'il ne fera pas froid. Nous seront 4 dans le dortoir qui compte 8 places. Ce matin à 7h45 je suis prêt à engloutir le petit déjeuner car la journée sera longue en descente : les topos annoncent +700 -1700. Je file en disant au revoir ou à plus tard aux randos ! Premier temps de la manœuvre rejoindre le GR au milieu du tour du lac altitude 1820m. Puis continuer le contournement et grimper au col de Portet (2214m). La montée sera dans un premier temps à travers une forêt de sapins. Ensuite ce sera de grandes prairies d'ailleurs quasiment jusqu'à la fin. Les prairies sont habitées par les marmottes, je vais en voir une bonne douzaine aujourd'hui. Le col sera atteint à 11h40 et j'y retrouve Andréas qui m'avait doublé il y a peu. On fait la pause et une chèvre en profite pour récupérer le sel des randonneurs et des cyclistes... Tous les mollets sont nettoyés ! Seconde phase direction Vielle-Aure. On entame la très longue descente. Andréas va rapidement me semer, mais il veut arriver rapidement à Bagnères de Luchon. La descente est douce voir lente à travers les prairies qui servent de pistes de ski l'hiver. Je vais tout De même avoir une belle montée d'adrénaline avec l'arrivée dans mon dos d'un troupeau d'une vingtaine de vaches qui courraient. Elles vont stopper à 10m et me fixer d'un air de dire "Tu fais quoi là ?". Elles vont me contourner pour continuer leur course folle sur 800m. A mon arrivée je constate la présence d'une grosse marre marron. Leur point de rafraîchissement peut être. La descente sur Vielle-Aure va se terminer en plongeon. Pas moi mais le GR... Je passe de 1365m à 850m sur moins de 2km. Enfin le plat, un complément au supermarché du coin pourtant une grande enseigne : mais plus une seule pomme en rayon... Maintenant il me faut trouver une place car le passage imminent du Tour de France a complètement saturé les campings. Finalement une petite place sera dispo.

Météo grand ciel bleu avec un peu de vent au dessus de 1000m
Départ du refuge à 08h30
Arrivée à Bourisp à 17h30 (1km après Vielle-Aure)
Données GPS :
Distance : 19,8km (431,2km)
Dénivelés +621m -1634m

Bourisp, France
Altitude: 853 m






dimanche 22 juillet 2018

GR10 Étape 23 Cabane d'Aygues-Cluses - Lac de l'Oule

Une nuit très reposante bien qu'il y ai du monde sur site. J'ai fait le tour de l'horloge (18h30 - 06h30). La cabane peut contenir jusqu'à 5 personnes en bas et autant en haut pour peu que l'on soit en confiance. Mais nous seront trois. De nombreuses tentes vont pousser, alors que le bivouac est interdit, mais il est vrai que pour rejoindre le spot autorisé il faut passer le col et se rendre au barrage du lac d'Aubert. Le groupe rando/ânes c'est aussi installé et le ciel est complètement fermé.
Ce matin au réveil il faut être rapide pour avoir de belles prises de vues. Beaucoup sont encore dans les tentes et au final à 7h40 je quitte le site. Je laisse donc la cabane à 2150m pour remonter au col de Madaméte à 2509m. La montée est encore agréable car les brumes laissent passer de beaux paysages, de nombreux ruisseaux et cela sans compter les petits lacs qui se laissent découvrir. Sans oublier la joie d'apercevoir au dessus des brumes le maître des lieux : le pic du Midi qui trône au loin. Arrivé au col enfin un peu de réseau mais il faut redescendre maintenant surtout vers des lacs bien plus imposants. Parfois la pente sera rude. Le passage du lac Gours de Rabas sera fait par un passage d'énormes rochers. La descente continue vers le lac d'Aumar pour ensuite rejoindre le col d'Estoudou à 2260m. Cela va se faire par un jeu de montées et descentes à dénivelés "variables". La dernière action sera de rejoindre le lac de l'Oule à 1819m. Et là je peux vous dire que la ligne droite sur la carte n'en est pas une... On doit être loin de la grosse cinquantaine de zig-zag à forte pente négative. Il faut parfois se retourner avec un sac lourd pour éviter de faire le fameux rouler-bouler... La pente devient plus douce et hop me voici au bord du lac. Je rejoins le refuge et me voici posé pour la nuit après cette belle journée aux nombreux orgasmes oculaires.

Lac de l'Oule
Altitude: 1867m

http://maps.google.com/maps?q=loc:42.82432571847352,0.20744449551786504







GR10 Étape 22 Cabane de Toue - Cabane d'Aygues-Cluses


Bon anniversaire à ma sœur de cœur.

Nuit au sommeil agité, je vais traîner un peu pour la mise en route. Beaucoup de brouillard on ne voit pas grand chose. Il faut s'y jeter ma fois. Aujourd'hui petite étape pour approcher les 400km. Je rentre vais arriver bientôt dans la réserve naturelle de Néouvielle. Je redescend en première partie jusqu'à Tournaboup à 1400m, une section que je connais bien pour l'avoir emprunté avant hier. Bon les vaches ont fait quelques dégâts mais ce sera plus l'humidité qu'il faudra combattre. Direction le pont de la Gaubie pour ensuite remonter vers le col de Madaméte. La montée est enclenchée. Changement de décors ici je traverse des petites prairies bordées de sapins avec de nombreux ruisseaux qui serpentent au milieu d'une herbe verte. Heureusement que c'est une réserve car il y a des spots de bivouacs très alléchants. Finalement je vais arriver tranquillement à la cabane d'Aygues-Cluses qui me servira de refuge. Je suis seul au départ mais nous seront nombreux tout autours sur le site. On verra avec la météo demain.


Météo nuages sommitaux Départ cabane de Toue 09h00Arrivée cabane d'Aygues-cluses 16h00Données GPS :Distance 12km (399,2km)Dénivelés +813m -583mCabane d'Aygues-ClusesAltitude: 2150mhttp://maps.google.com/maps?q=loc:42.8752950408676,0.1521682552632792






vendredi 20 juillet 2018

GR10 Étape 21 Cabane de Toue - Pic de Midi de Bigorre - Cabane de Toue

Nuit avec un bel orage et ce matin je ciel est complètement bouché. Je ne sais pas ce que cela va donner. 08h35 départ, depuis le parking juste à côté. Un groupe de randonneurs est sur le départ. Je les laisse partir et histoire de ne subir leurs histoires. Je vais passer cette étape avec Michéle une presque quarantenaire qui avait envie de monter au Pic, cela tombe bien. Le groupe est un peu devant et nous voilà partis en direction du Maître des lieux. Le temps est en changement constant mais se sont plutôt des nuages blancs qui ne sont pas agressifs et s'amusent à ouvrir et fermer le paysage. La première étape sera le lac d'Oncey à 2250m. Pour le moment on rattrape le groupe qui passe en tenue moins chaude. Le sentier partagé entre un PR et le GR10C monte tranquillement. A 09h00 le sommet de l'antenne sur le pic se laisse voir. Le groupe nous rattrape, on le laisse volontiers passer. Vers 09h30 le maître se laisse enfin voir en entier. Que c'est impressionnant. Vers 10h00 on passe devant le lac mais il sera bien plus visible quelques dizaines de mètres plus haut. Deux pêcheurs sont déjà en pleine action. Quelques minutes plus tard on passe le col de Sencours où avec Michèle nous sommes étonnés de trouver des lamas... Le sentier devient presque une route 4x4. La montée continue, on fera une petite pause et on passera devant l'hôtellerie des laquets (actuellement à l'abandon, mais sujet à une rénovation en chalet haut de gamme pour les clients "nuit" du pic...) la montée se prolonge jusqu'à 11h20 où l'on arrive à la partie "gratuite", une table d'orientation, une terrasse d'observation et un robinet d'eau potable. Nous voici donc à 2877m d'altitude. Bon on va oublier les photos mythiques des sommets autours, seule une petite partie passe en haute visibilité le reste sera fermé. Pas grave cela vaut le coup d'œil sur quelques mers de nuages. Avec Michèle contrairement au groupe qui décide de s'installer sur cette terrasse, on déclenche l'appel afin de bénéficier de l'accès au infrastructures du site. On vient nous ouvrir et nous diriger vers la caisse pour acquitter l'octroi (notre impôt du randonneur de 18€) Il permet toutes les activités sur le site y compris de redescendre en télécabine... Bon vu notre point de départ... On fera un petit tour dans le site, et un arrêt boisson. Après une heure de visite on reprend le chemin en sens inverse. Même l'ouvreur nous annonce l'arrivée d'orages. On file et la descente se fera d'un pas serein et assez rapide. Le plus surprenant restera de croiser un italien avec son vélo dans les derniers 200m, une vision assez décalée dans ce sentier très "cailloux". Pas de pluie, quelques passages de gros nuages blancs mais on sera quitte pour une belle descente jusqu'au lac où on va prendre le temps de croquer un morceau et pour ma part poser les pieds dans l'eau. Un peu de monde autour du lac. On termine la descente avec quelques gouttes de pluie mais rien de trop humide, on prend le temps de se protéger et quelques minutes plus tard la pleutouille c'est arrêtée. On arrive au parking content de cette belle randonnée et du temps au final.

Voilà clic-clac c'était une belle journée sur cet objectif qui me tenait à coeur !

Météo de ciel bleu à blanc avec petite pluie en milieu d'après midi.
Données GPS :
Distance 15,3km (387,2km)
Dénivelés +-1050m

Cabane de la Toue
Altitude: 1900m







GR10 montée au Pic du Midi de Bigorre

Pic du Midi de Bigorre, 65200 Sers, France

jeudi 19 juillet 2018

GR10 Étape 20 Luz Saint Sauveur - Cabane de la Toue

Nuit un peu agitée mais en tout cas à 7h30 c'est le top départ. L'étape n'est pas très longue et le but est de se rapprocher du maître des lieux : le pic du Midi de Bigorre. Départ à une altitude de 672m et en route pour le balcon à 1900m. Passée la sortie d'Esterre direction Viella par une petite montée, le chemin dispose même d'un éclairage de 30 minutes suite à des boîtiers disposés en entrée et sortie de tronçon. Je bascule de l'autre côté du gave pour pointer à Sers un village au dénivelé piéton étonnant. De Sers je vois une grosse croix sur les hauteurs et je me dis qu'elle ne va pas être loin de mon chemin. Effectivement il s'agit de la croix posée à côté de l'oratoire Saint Justin. Le GR se superpose avec un chemin de la découverte du dessin où sont disposés de nombreux ensembles explicatifs. Maintenant direction Barèges. Là aussi je suis gâté par le type de sentier, agréable pente douce.... Cela permet aux nouvelles chaussures de se sentir bien ! A Barèges pause pâtisserie juste à côté du centre de remise en forme... Je reprends mon sentier pour passer au dessus de Super-Barèges. Je croise un campement de scouts et une horde de touristes sur le parking de Tournaboup. Le sentier remonte toujours mais doucement et je vais traverser de nombreux torrents ce qui rend aussi cette partie très agréable. Le pic se cache et c'est en arrivant juste avant la cabane de la Toue que je voie la pointe. Mais il restera caché. Je discute un peu plus haut sur le parking avec un couple qui descend du lac bleu, il a fait le pic hier et c'est tout est propre. Tout cela reste de bonne augure pour l'étape de demain si la météo est favorable.

Météo grand ciel bleu
Départ Luz St Sauveur 07h30
Arrivée à la cabane de la Toue 14h30
Données GPS :
Distance 15,3km
Dénivelés +1436m -211m

Cabane de la Toue
Altitude: 1900m

mercredi 18 juillet 2018

GR10 Journée blanche bis à Luz Saint Sauveur

Seconde partie de cette longue "journée blanche". Si il a fait beau hier, depuis le milieu d'après-midi c'est à nouveau la valse des orages. L'objectif ce jour était naturellement de finir de se soigner histoire de se peaufiner et faire les quelques emplettes pour repartir sur de bonnes bases. Le côté alimentaire ne pose pas de soucis, c'est rapidement réglé, mais je pense qu'il est préférable de profiter des infrastructures présentes pour changer de pneumatiques. Petite virée au centre ville donc pour chercher la nouvelle paire de grolles. C'est toujours délicat mais par chance peut être, je tombe sur la marque que j'ai au pied actuellement. Je me dis qu'avec presque 600 km au compteur (car elles avaient démarré leur vie juste avant mon périple sur le GR5 en Alsace) elles ont pas été mauvaises et j'y étais bien à l'aise. Banco et je vais selon des conseils avisés  m'offrir en supplément une paire de semelles en silicone. Passage au tiroir caisse. Voilà tout est complet si ce n'est la validation du passeport du GR10 pour l'étape de Luz. Donc direction l'office du tourisme de Luz Ardiden situé au centre ville de Luz St Sauveur. Voilà il ne reste plus qu'à fermer le sac pour demain matin...

mardi 17 juillet 2018

GR10 Journée blanche à Luz St Sauveur

Troisième journée blanche pour ces 3 semaines de randonnée. En effet je suis sur le GR10 depuis 21 jours. Le moins que je puisse dire c'est que l'accumulation aussi use le gars mais pas que. Même si mon corps est maintenant rompu au fait de marcher une grosse partie de la journée, c'est surtout le dénivelé positif qui surtout en fonction de la pente est problématique. Je n'arrive pas élever mon rythme et du coup beaucoup de temps pour arriver aux cols ce qui il faut l'avouer participe à faire baisser le plaisir. Quelques petits bobos qu'il faut aussi soigner, le plus drôle dans tout cela c'est que les pieds vont bien. Enfin j'ai dit les pieds pas les chaussures qui dans un environnement plus minéral montrent des marques d'usures bien plus rapides. Il semble que la seconde journée sera consacrée à trouver la nouvelle paire ! Sinon la lessive est faite même sèche, la tente sèche et devra être reconditionnée demain. Un petit tour dans Luz St Sauveur et un passage au chateau Marie. Enfin quelques appros pour reprendre la route normalement après demain matin. 

Les chiffres de cette troisième séquence de 5 jours :
Séquence (total)
Distance :
92,8km (356,6km)
Dénivelés :
+5735m (+21500m)
-5993m (-20480m)
Et 4 géocaches délogées (31GC).

lundi 16 juillet 2018

GR10 Étape 19 Cauterets - Luz Saint Sauveur

La nuit fut calme avec le début des orages et averses en fin de nuit. La pluie d'ailleurs ne me quittera plus jusqu'au milieu d'après midi. Heureusement le bloc de sanitaire sera salutaire. Revenons en à l'étape du jour, pour ceux qui n'ont pas fait attention je file donc plein Est vers Luz. J'ai décidé de prendre la partie Nord du GR10, entre ma fatigue à la montée, quelques bobos et les étapes prévues j'ai pris cette option qui me permettra j'espère une bonne remise en forme après les soins. La pluie n'engage pas à se lever facilement du coup le départ est à 09h00. Il faut avaler le col Riou à 1950m. La pente cette fois m'est favorable, ce sera fait en 4h mais bien souvent à l'aveugle. J'entame la descente et j'ai même du mal à me rendre compte que je traverse la station de Luz Ardiden. La descente sera aussi selon un dénivelé assez plaisant. Il reste que la distance et les vêtements trempés ne vont pas arranger mes échauffements. En tout cas la journée n'aura pas été trop négative.

Météo qui a vu le soleil...
Départ de Cauterets 09h00
Arrivée à Luz St Sauveur 19h00
Données GPS :
Distance 22,6km (356,6km)
Dénivelés +1252m -1416m

Luz-Saint-Sauveur
Altitude: 773m



dimanche 15 juillet 2018

GR10 Étape 18 Estaing - Cauterets

La nuit a été très humide suite à de gros orages mais la tente a fait son office. Au petit matin retour du ciel bleu. Je plie et à 07h20 me voici en route. Un peu de faux plat pour commencer, je dis faux car cela monte tranquillement pour passer de 1000 à 1150 au niveau du lac. Ensuite ce sera de la montée pure et dure jusqu'à 13h30 pour effacer des tablettes le col d'Ilhéou à 2256m. Autant vous dire que la montée fut coupée par de nombreux arrêts. Tous ceux qui montent me doublent ce n'est pas compliqué. Une fois sur le haut je découvre du monde comme si une brocante avait lieu ! D'où sortent ils tous en tenue de randonneur du dimanche avec petit sac... Y a un parking pas loin ou quoi ? Non l'explication me sera délivrée plus bas plus tard. En attendant faut embrayer la descente vers le lac Ilhéou et son refuge. Vers 15h30 je suis en reprise de vitamines. Crêpe aux myrtilles pour goûter. Vers 16h00 après quelques rigolades et discussions avec les gérants du refuge car c'est vrai y a personne. D'ailleurs même pas un lit de réservé "satané foot...". Et c'est là aussi que j'apprends que tout le monde utilise les œufs" pour atteindre la crête et soit aller vers le col, soit descendre au refuge puis retour par ce téléphérique... Voilà donc pourquoi ce peuple. Moi il me reste au moins 3h de descente pour rejoindre Cauterets. Heureusement deux cascades rendent moins monotones cette interminable descente. Je vais devoir d'ailleurs éteindre le feu de mes pieds par un trempage en règle dans le torrent. J'en pouvais plus d'arriver ici et de trouver un lopin de terre pour poser ma toile. Aujourd'hui 7h30 de marche pure sans compter plus 3h00 de pause cela force mon esprit à réfléchir. Je suis plutôt incertain sur la portion du cirque de Gavarni. Je sais que visuellement c'est top, mais c'est aussi un point haut avec la Hourquette d'Ossoue qui pointe à plus de 2700m. Je dois rediscuter de tout cela avec le gardien des clés ici demain matin en fonction de ma récupération. Résultat demain soir...

Météo : beau ciel bleu moucheté de blanc parfois.
Départ d'Estaing 07h20
Arrivée Cauterets à 18h30
Données GPS :
Distance 22,8km (334km)
Dénivelés +1379m -1467m

Cauterets
Altitude: 967m








samedi 14 juillet 2018

GR10 Étape 17 Gourette - Estaing

Bonne fête nationale à tous et bon anniversaire à mon poto, mon frangin de coeur !

Nuit sereine au sec alors que beaucoup d'eau est tombée jusqu'en milieu de nuit. Le sac est quasiment fermé et zou au petit déjeuner pour reprendre des forces pour la journée. 07h45 c'est le départ. Le but est aujourd'hui de rejoindre Estaing. Départ à 1440m et go en direction du col de Tortes à 1800m. Avec Thierry on se passe le relais en montant jusqu'au col, tout d'abord dans une partie boisée. On a pris soin de suivre les indications de notre hôte pour rejoindre rapidement le GR mais en fait il s'agit de l'ancien tracé qui est toujours en place. Le nouveau offrirait donc un passage dans Gourette. La végétation va se claisermer laissant croire à une arrivée sur le haut. Mais non il ne faut pas stopper l'effort car la montée est encore raide en il nous faudra voir pointer neuf heure et quart pour effacer ce col de la liste. Maintenant c'est une descente puis une remontée pour aller chercher le col de Saucéde à 1571m. Pour celui le GR propose de couper la D918 à 1400m de descendre à 1100 puis de remonter à 1400... Comment dire à la pause, l'étude de la carto me laisse dubitatif. Tout le monde s’arrête à Arrens-Marsous alors l'idée de varianter prend le pas ce qui va contribuer grandement à conserver du peps pour rejoindre Estaing. Mon acolyte file et moi je variante. Je ne vais rien gagner en distance mais je vais gagner de nombreuses minutes tout en restant sur un terrain qui monte tranquillement et surtout sans cailloux et chemins gras. Le groupe parti avant nous est devant et arrivé au col vers 11h00. J'y serais à 11h20 avec une belle réserve de peps qui va me permettre de les rattraper puis d'arriver à Arrens vers 13h00 avant qu'ils me rejoignent sur la terrasse pour du bar mais bon pour le coup je Thierry doit être loin derrière ! Le GR n'entre pas dans Arrens mais l'idée d'un bar ouvert pour valider le passeport et boire quelque chose de frais est plus fort. On trinque à l'occasion de ma seconde boisson et tandis qu'ils se préparent pour déjeuner je file saluant certainement une dernière fois ces marcheurs dont Alain. Hop Arrens à 880m direction le col de Bordères à 1160m. Celui ci sera effacé vers 15h00. Pause repas et descente à Estaing à 1040m. Je pose ma tente pour la nuit.

Partant du principe que l'aventure si elle se déroule jusqu'à son terme annonce 930 kilomètres alors ce soir me voici à un tiers du parcours avec 311,2km dans les jambes ! Ça valait bien une glace au goûter...

Météo beaucoup de ciel bleu avec quelques nuages.
Départ de Gourette 07h45
Arrivée à Estaing 16h00
Données GPS :
Distance 19km (311,2km)
Dénivelés +986m -1370m

Estaing
Altitude: 1041m




vendredi 13 juillet 2018

GR10 Étape 16 Col de la Hourquette d'Arre - Gourette

La nuit, excellente. Pour ceux qui ont suivi l'étape d'hier je me suis donc sagement posé dans la cabane des marmottes refaite pour la petite histoire il y a trois ans. Avec mon colloc du moment Thierry à 20h00 extinction des feux (enfin de nos frontales) fermeture de la porte et zou en position du cafard flitoxé. On a même pas vu la nuit passer. Quelques bonnes bourrasques de vent mais une nuit au calme à 2440m. Bon le sac de couchage prévu -5° a fait ces preuves, impeccable. Sept heure moins le quart je me réveille et file dehors. Ben non je rentre en vitesse, non pas à cause du froid mais il faut que j'immortalise le lever de soleil. Oui il faisait jour mais celui çi sort tout juste de derrière les pics à l'Est. Le tout sur un ciel complètement dégagé bref le bonheur. Une sage décision hier (vous verrez pourquoi plus tard) qui aura entraîné encore l'ascenseur émotionnel un peu plus haut. 
Bon les sacs sont bouclés et on entame la looooooongue descente il est 07h30. Petits névés, pierres et pente forte cassent la cadence. A 09h00 le soleil commence à bien taper et le chapeau doit rapidement se mettre en ordre de route. Cela fait un petit moment que l'on surplombe le lac d'Anglas, encore une belle vue sur les eaux vertes. On fera une petite pause près des anciennes mines de fer dont il subsiste des ruines et quelques morceaux de ferrailles. Trois jeunes filles remontent le GR vers Gabas, on leur souhaite bien du courage et on les prévient sur ce qu'elles vont découvrir de l'autre côté du col. Ce presque plat induit le randonneur en erreur car sitôt le lac passé, encore faut il traverser le ruisseau, que le chemin replonge... Impossible d'avoir un rythme continu il faut sans cesse lutter contre les toutes les variations de terrain. Les bâtons heureusement permettent de conserver tant bien que mal un équilibre sans cesse remis en cause. Sauf quand celui ci se coince entre deux pierres et que d'un coup d'un seul il se redresse en venant juste frotter le téton. Que dis je frotter, plutôt quasi arracher le téton ! Bon sang quel douleur atroce... J'ai cru abandonner mais j'ai gardé en moi le cri pour ne pas déranger les marmottes. Tandis que la descente continue on commence à rencontrer quelques randonneurs "à la journée", certains tirent leur gamin par la main alors que le lac n'est pas encore à côté, en espérant qu'ils n'aillent pas plus loin... En attendant ça descend toujours, oui je sais c'est long, mais si tu crois que pour moi cela ne l'a pas été alors que tu es dans ton canapé... Cela devient plus forestier et vers 10h30 je commence à voir quelques bâtisses. Gourette se dévoile mais il faudra encore patienter avant d'y parvenir. Il sera 11h00 lorsque j'arrive devant l'office du tourisme. Je me pose un peu et profite du robinet pour changer toute l'eau de mes bouteilles. Hop sac sur le dos, smartphone en main à la quête d'un point de ravitaillement sucré. Et là je retrouve Alain et un couple vu sur l'étape précédente et toujours Thierry. On discute et je suis étonné qu'ils ne soient pas plus loin que moi et Thierry. En fait après le col franchi vers 15h (quelle forme) ils ont poursuivi mais avec le temps qui se dégradait ils se sont égarés et retrouvé entre le lac d'Yzious et du Lavedan. Donc ce matin remontée vers le col et descente vers Gourette. On boit tous un coup et on gère donc la nuitée. Je dis on car honnêtement 3h30 de descente (et non 4h30 comme je l'ai annoncé a certains, comme quoi j'étais très fatigué) me font hésiter a poursuivre plus loin aujourd'hui. Avant de repartir du bar restaurant je me sens étrange, comme plus libre... Mais où sont mes bâtons ? Près de l'OT bien sûr lors du recomplétement d'eau souvenez vous : repartant en profitant du réseau les doigts sur mon smartphone... Zou je file et ouf je retrouve mes bâtons, il faut dire que la station est désertique. Elle est dédiée au ski et sans compter la route principale effondrée, peu de monde en ce début de juillet. Tout le monde aura sa place sous tente ou au gîte. Perso je vise le gîte (cela tombe bien au moment où je fais ce petit post, la pluie c'est installée).

Pour rappel, je devais dépasser normalement Gabas pour m'arrêter à la corniche des Alhas, puis le lendemain repartir pour arriver à Gourette. Après quelques discussions j'avais été averti que l'étape officielle Gabas - Gourette était très difficile et bien cela n'est pas démenti. Je tire mon chapeau a celles et ceux qui arrivent à tout enclencher dans la foulée, bon la présence des névés à certainement contribuer à complexifier l'étape de mon côté. D'ailleurs en discutant avec l'employée de l'office du tourisme elle m'a bien confirmé que cette étape était l'une sinon la plus dure du GR10. Aussi je me suis encore aujourd'hui aperçu que mes bonnes étoiles se sont aussi occupées de moi en me faisant prendre les bonnes décisions. Quitte à prendre un soit disant retard dans le planning, naturellement pour mon plus grand plaisir. Dans tous les cas je garde à l'esprit de rester humble face à la montagne.

Demain en route pour boucler le normalement premier tiers de cette expédition !

Météo grand soleil toute la matinée, couvert l'après midi et pluie pour finir.
Départ de la cabane des marmottes 07h30
Arrivée à Gourette 11h00
Distance 11,1km (292,2km)
Dénivelés +285 -1367m
Gîte de Gourette
Altitude 1440m